Natasha St-Pier et Grégory Turpin chanteront pour la venue du pape Léon XIV au Stade de France
À l'occasion de la visite du pape Léon XIV en France, les artistes interpréteront la chanson "Pour que le monde ait la vie" le 25 septembre au Stade de France et le 27 septembre à Lourdes.
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Le 25 septembre au Stade de France, Natasha St-Pier et Grégory Turpin interpréteront "Pour que le monde ait la vie" pour la venue du pape Léon XIV, avant de se produire à Lourdes le 27 septembre.
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Why It Matters
Le pape Léon XIV est attendu en France pour une visite incluant des rassemblements majeurs au Stade de France et à Lourdes.
Le 25 septembre, au Stade de France, Natasha St-Pier et Grégory Turpin interpréteront Pour que le monde ait la vie, une chanson composée pour la venue du pape Léon XIV en France. Portée par deux voix familières du grand public comme de la musique chrétienne contemporaine, cette création se veut un appel à l’espérance, à la fraternité et à la paix. Son titre reprend une aspiration évangélique universelle : faire advenir une vie plus pleine, plus juste et plus solidaire. En ouverture de la grande veillée des jeunes, devant quelque 80 000 participants attendus, le duo devrait donner une dimension musicale et populaire à ce rassemblement de prière.
Le jour de la présence de Léon XIV au Stade de France, vendredi 25 septembre, la musique ne sera pas une banale animation. Dès 18 h 30, avant l’arrivée du pape vers 21 heures, des artistes de styles différents accueilleront quelque 80 000 jeunes. Le choix de Natasha St-Pier, Grégory Turpin, Monroe, Anisha Jo, Les Frangines, Les Guetteurs et Tagra dessine une stratégie d’ouverture, une volonté œcuménique : de la musique chrétienne assumée, de la pop grand public, des voix lyrique et un peu de cultures urbaines.
Natasha St-Pier et Grégory Turpin seront aussi présents à Lourdes le dimanche 27 septembre. Ils chanteront de nouveau ensemble lors de la messe célébrée par le pape qui doit débuter à onze heures. Quelques heures avant le grand rendez-vous du Stade de France, Natasha St-Pier a dit au Figaro pourquoi son duo avec Grégory Turpin éclaire son cheminement vers Dieu.
Le Figaro : Comment est née la chanson Pour que le monde ait la vie que vous allez interpréter avec Grégory Turpin au Stade de France ?
Natasha St-Pier. - L’idée n’est pas de moi, j’aurais bien aimé, mais elle est de Grégory Turpin qui a eu envie, quand il a su que le pape venait en France, d’écrire une chanson. Pour son inspiration il est allé fouiller dans les textes de l’apôtre Jean, des textes sur l’amour de la vie insufflé par le Saint-Esprit. Puis il m’a proposé de la chanter en duo avec lui. J’ai accepté avec joie. Et petit à petit, les choses ont pris de l’ampleur. On a appris qu’on allait chanter au Stade de France pour la venue du pape, qu’on allait également chanter à Lourdes.
Pouvez-vous nous parler de votre foi chrétienne, de ce qu’elle vous apporte, de ce qu’elle représente pour vous…
Décrire sa foi en Dieu, c’est complexe. Je pense que la foi évolue avec le temps, avec les années qui passent, avec notre compréhension de la vie, notre compréhension de nous-mêmes. On est en perpétuelle remise en question. J’espère, en tout cas. Et c’est la même chose pour la foi. Moi, j’ai souvent dit que la foi, ce n’est pas un long fleuve tranquille, que la foi est faite de doutes. Thérèse de Lisieux l’exprime très bien quand elle parle de ses nuits de la foi. Et quelque part, je me dis : « Avoir réellement la foi, c’est ça, c’est être capable de douter, de se remettre en question, de remettre nos croyances en question », parce qu’une foi aveugle, pour moi, n’est pas une foi habitée. Une foi aveugle, c’est croire en quelque chose dont on n’a pas la preuve, juste parce qu’on nous dit d’y croire. C’est finalement ne pas se poser de questions, ne pas interroger soi-même sa propre foi, ses propres croyances et ne pas les faire grandir par le fait même. J’estime, je pense que vous n’avez pas la même foi aujourd’hui que celle que vous aviez tout petit quand vous faisiez votre catéchisme. Moi, j’ai grandi au Canada, qui est un pays où le catholicisme est la religion d’État. Donc évidemment, mes cours de catéchisme se faisaient à l’école. Et ce qu’on m’apprenait à 6 ans, je le digérais de la même façon qu’on digère ces cours d’histoire-géo, sans réelle implication personnelle. Et c’est avec le temps qu’on apprend à questionner la foi, questionner les apprentissages qu’on nous a faits à l’école et donner à tout ça une réelle valeur.
Avez-vous eu une révélation à un moment donné de votre vie ?
Non, je n’ai pas eu de révélation. J’aurais aimé vous dire que, comme Jeanne d’Arc, j’ai entendu des voix, ou comme Bernadette de Lourdes, j’ai eu une vision. Mais non. Pour moi, c’est un cheminement beaucoup plus discret, beaucoup plus anodin. C’est venu avec la maturité, étrangement…
Chanter dans le cadre d’une visite pontificale, ça va donner peut-être un rayonnement fou à votre interprétation..
Oui, on peut l’espérer. Et s’il y a des gens qui après décident d’aller s’intéresser à ce que je fais, ce sera bien. Dans quelques jours je sors un album, Ma petite voie, inspiré des valeurs de Thérèse de Lisieux. J’espère aussi que ça donnera un rayonnement à cette figure sainte parce que pour moi, Thérèse est incroyablement moderne, contemporaine et peut accompagner très facilement la foi d’un jeune d’aujourd’hui.
La foi de Thérèse de Lisieux semble vous inspirer sans relâche…
Oui, j’ai fait deux chansons, paroles et musique, sur cet album. Depuis que je travaille autour de Thérèse de Lisieux, j’ose écrire et composer moi-même. Mais là, je ne suis pas seule. Je suis extrêmement bien entourée. Il faut savoir que c’est le troisième album que je fais autour de Thérèse de Lisieux. Le premier, ça a été une mise en musique de ses poèmes. Sans jamais altérer une de ses paroles. Le deuxième, c’est un album qui s’inspirait de la foi thérésienne, avec beaucoup de chants à la Vierge. J’ai voulu mettre en musique aussi les femmes qui ont inspiré l’Église catholique. Et celui-ci, ce sont les valeurs de Thérèse mises en chanson. Par exemple, Thérèse va nous parler beaucoup de la force de l’enfance, de la pureté de l’enfance et de la manière dont l’enfant voit les choses. J’ai confié ce thème-là à Icare, qui nous a fait une très jolie chanson sur la beauté de l’enfance et de la vision de l’enfant, de cette capacité à s’émerveiller et à voir les choses pour ce qu’elles sont, et aussi à vivre au jour le jour.
What to Watch
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Interprétation de Pour que le monde ait la vie au Stade de France
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Sortie de l'album Ma petite voie de Natasha St-Pier
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Open Questions
- Quels autres artistes participeront aux concerts de la veillée ?
- Quel est le programme exact de la visite pontificale en France ?







