
Le maire UDR de Nice prévoit une levée hebdomadaire des couleurs et le chant de la Marseillaise dès la Toussaint.
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La loi française impose déjà l'affichage du drapeau, de la devise et des paroles de l'hymne national dans les salles de classe.
Ce vendredi 28 août, Eric Ciotti, maire UDR de Nice (Alpes-Maritimes) a fait sa rentrée, il a annoncé les nouveautés qui marqueront l'année scolaire 2026/2027. Parmi elles, l'installation de mâts et drapeaux français dans les écoles niçoises à la Toussaint. Une annonce qui a fait réagir ses opposants.
À Nice, le nouveau maire Eric Ciotti continue de faire des vagues pour cette rentrée scolaire 2026/2027, après l'arrêt de la distribution des kits scolaires gratuits, il annonce "une démarche citoyenne et républicaine" à l'instar des écoles aux Etats-Unis.
Dans le détail, l'installation de mâts et de drapeaux français dans les cours des 150 écoles niçoises, maternelles comprises. Au-delà des couleurs du pays, c'est aussi son hymne que le maire veut mettre au cœur de l'éducation :"Je pense qu'il est important que nos élèves apprennent les valeurs de la République, la République c'est notre berceau, notre berceau, c'est aussi notre avenir. Il y a une volonté qui est d'ailleurs législative et j'en avais été à l'origine, qu'il y ait dans chaque classe le drapeau français, les paroles de la Marseillaise, et nous allons encore un peu plus loin avec fierté. Il est important que les élèves qui vont fréquenter nos écoles aiment la France et les symboles de la France".
Le maire de Nice pévoit une levée de drapeau une fois par semaine et un recueillement autour de la Marseillaise. Des mesures qui doivent encore être discutées avec le nouveau recteur de l'académie de Nice.
J'aimerais que les élèves se réunissent quelques instants pour assister à la levée des couleurs et rendre hommage au drapeau, peut-être avec les paroles de la Marseillaise.
Eric Ciotti, maire UDR de Nice.
En conférence de presse, ce 28 août.
En France, le pavoisement des écoles est encadré par la loi, sur la façade des bâtiments, le drapeau français et sa devise ainsi que le drapeau européen sont obligatoires. Dans les salles de classe, le drapeau français, le drapeau européen, la devise de la République et les paroles de l'hymne national (La Marseillaise) doivent être affichés de manière visible.
Levée de boucliers de ses opposants
Ces mesures sont loin de faire l'unanimité. Du côté de l'ancienne majorité, on accuse le maire de vouloir dissimuler "les économies réalisées sur le dos des familles les plus fragiles".
Anthony Borré, conseiller municipal d'opposition Horizons, fait référence à l'arrêt de la distribution des kits scolaires gratuits pour 22 élèves.
À ce sujet, Éric Ciotti rétorque : "la ville a déjà une démarche sociale, nous achetons pour les classes près d'1 million d'euros de fournitures", ce qui représente environ une trentaine d'euros par élève. "Pour ce qui relève de la fourniture, il y a un dispositif de l'État qui est délivré en fonction des revenus" tranche l'édile niçois.
À gauche, Juliette Chesnel-Le Roux, conseillère écologiste, fustige une "politique de communication". David Nakache, membre du collectif ViVA! publie un message sur les réseaux sociaux : "Eric Ciotti a supprimé la distribution de fournitures scolaires mais veut des levées de drapeau au son de la Marseillaise. Le message est clair : le chauvinisme remplace la lutte contre les inégalités sociales".
Lors de sa conférence de presse, Éric Ciotti a également confirmé l'avancement des travaux de climatisation des écoles niçoises, 21 ont été équipées, 30 le seront cette année et la totalité au cours de l'année 2027.
Le maire de Nice a annoncé aussi la mise en place d'un nouveau système anti-intrusion dans les écoles.
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Discussion avec le recteur de l'académie de Nice sur les mesures.
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