
Une panne majeure de la région londonienne de Google Cloud a provoqué des interruptions de service chez Revolut et plusieurs autres acteurs britanniques ce mardi matin.
Une panne de la région londonienne de Google Cloud paralyse 31 produits ce 20 octobre, entraînant le blocage des cartes et des paiements de la néobanque Revolut ainsi que de multiples services au Royaume-Uni.
AI-generated summary
La région londonienne de Google Cloud a connu une panne technique majeure affectant de nombreux services et applications bancaires.
Un mardi matin sans carte bleue. La région londonienne de Google Cloud accumule les erreurs depuis 8h08 ce 20 octobre. Revolut, la néobanque préférée des traders crypto du dimanche, affiche donc un écran rouge sur les paiements par carte, les retraits et l’application. Le scénario rejoue d’ailleurs à l’identique un an jour pour jour après la panne AWS qui avait couché Coinbase.
Panne Google Cloud : 31 produits à terre dans la région de Londres
Tout commence à 6h08 UTC sur la page de statut de Google Cloud. Le message est sobre : « plusieurs services rencontrent des problèmes dans la région europe-west2 ». Google parle aussi d’« erreurs élevées et de pannes réseau intermittentes ». Puis la liste des produits touchés s’allonge au fil de la matinée. Elle compte désormais 31 entrées, dont Compute Engine, Kubernetes Engine, Cloud Storage, Cloud SQL et BigQuery. Autrement dit, les machines virtuelles, les bases de données et le stockage sont touchés. C’est à peu près tout ce qui fait tourner une application bancaire.
À 11h24, heure de Paris, Google n’avance toujours aucune cause. Le seul conseil donné aux clients est de déplacer les charges de travail vers une autre zone « si possible ». Un prochain point est ensuite promis pour 13h. En attendant, les ingénieurs « continuent d’enquêter ». Vous connaissez la chanson.
Le dégât collatéral se lit sur Downdetector. Lloyds, HSBC, Royal Mail, Rightmove, DPD et même GOV.UK ont ainsi vu leurs signalements grimper entre 8h et 11h. La région londonienne n’en est pourtant pas à son premier accroc. En août 2024, cette même panne Google Cloud à Londres avait pour origine la perte simultanée des deux alimentations électriques d’un point de présence. Résultat, deux heures de latence sur les équilibreurs de charge de toute la région.
Revolut KO, cartes bloquées et vos cryptos derrière la vitrine
Revolut a d’abord confirmé sur X une « interruption de service affectant plusieurs services ». Elle a ensuite ajouté que « l’argent et les données de tous nos clients sont en sécurité ». Sa page de statut affichait en milieu de matinée la plupart des services indisponibles ou dégradés, paiements par carte et retraits aux distributeurs en tête. Downdetector a aussi compté plus de 1 500 signalements peu après 9h, heure de Paris.
Et vos bitcoins achetés dans l’app ? Ils dorment dans les coffres de Revolut, pas dans un wallet que vous contrôlez. Quand l’application tombe, le bouton « vendre » tombe donc avec elle. Le bouton « retirer » aussi. Une source proche du dossier a par ailleurs indiqué à Reuters que la panne de Revolut découle bien de l’incident Google Cloud. La néobanque ne l’a pas confirmé publiquement. Les actifs eux-mêmes ne sont pas menacés, car la vitrine est juste fermée. Mais pour un trader qui voulait sortir avant l’ouverture américaine, ça revient au même.
Lloyds a de son côté assuré que son application restait accessible malgré les pics de signalements. En Allemagne, ING a également signalé des problèmes de connexion à sa banque en ligne, sans lien établi avec Google.
Bitcoin n’a pas de région europe-west2
Pendant que Londres redémarre ses serveurs, le réseau Bitcoin a continué à produire un bloc toutes les dix minutes environ. Plus de 20 000 nœuds répartis dans le monde valident ces blocs. Sa dernière interruption remonte d’ailleurs à mars 2013, un fork accidentel réglé en six heures. Il n’y a donc aucun fournisseur à appeler ni aucun ticket d’incident à attendre.
Bitcoin est né d’une crise bancaire, et ça se voit
Le réseau a précisément été conçu pour ce genre de matinée. Le 3 janvier 2009, Satoshi Nakamoto grave dans le tout premier bloc le titre du Times du jour : « Chancellor on brink of second bailout for banks ». Comprenez le chancelier britannique au bord d’un second plan de sauvetage des banques. Bitcoin naît ainsi quatre mois après la faillite de Lehman Brothers. Son whitepaper promet noir sur blanc des paiements en ligne « sans passer par une institution financière ». Dix-sept ans plus tard, une néobanque de plus de 50 millions de clients ne valide plus un paiement de boulangerie parce qu’un data center londonien a toussé. Pour les bitcoiners, la matinée a donc un goût de revanche. Le titre de 2009 ressort d’ailleurs sur X comme à chaque crise bancaire.
Le contraste a une explication simple. Trois acteurs, Amazon, Microsoft et Google, hébergent près des deux tiers du cloud mondial. Les banques comme les fintechs y ont par conséquent déplacé leurs cœurs applicatifs. Une zone tousse à Londres, et des millions de cartes se bloquent dans les caisses de supermarché. Un réseau décentralisé répartit au contraire ce risque sur chaque participant.
Soyons honnêtes, la crypto n’est pas à l’abri pour autant. Les exchanges et les wallets grand public tournent eux aussi sur AWS ou derrière Cloudflare. Coinbase, Kraken ou Robinhood l’ont déjà vérifié à leurs dépens. La différence, c’est qu’un détenteur de ses propres clés peut toujours passer par une autre porte.

The US DHS banned DeepSeek from the civil administration, citing national security risks related to the location of servers in China and the collection of data, also impacting third-party software using these models.

A series of cyberattacks and data leaks claimed on October 17 in France affects more than 9 million people according to the FrenchBreaches platform, affecting various actors ranging from Nomad Education to ANSSI.

Jensen Huang, boss of Nvidia, calls for cooperation with Chinese AI companies in order to secure this technology. He favors scientific dialogue over strict regulations and announces an investment of $250 million in the United Kingdom.

In Denmark, the use of a weak password allowed an attacker to hijack a company's access to the CPR register, exposing the personal data of 8.8 million people via 14 million fraudulent requests.

The French maritime sector's cyber incident response center (M-CERT) has alerted ports and shipowners of imminent DDoS attacks from the pro-Russian collective NoName057(16), which recruits volunteers paid in crypto via Telegram.

The FBI arrested Abdulrahman Alfozan, an OpenAI engineer, on October 9 suspected of hiding an encrypted audio recorder in a management meeting room in San Francisco. The company says its own AI models helped trace it back to him.