Panorama politique français : présidentielle 2027 et débats de rentrée
Parrainages, sondages, stratégies électorales et débats sociétaux marquent le début de la campagne présidentielle.
Quick Look
- À l'approche de la présidentielle 2027, les candidats multiplient les annonces.
- David Lisnard revendique ses parrainages, tandis que les débats sur l'immigration, le voile islamique et la dette publique dominent l'actualité politique française.
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Why It Matters
La France se prépare pour l'élection présidentielle de 2027. Les candidats cherchent à obtenir les 500 parrainages nécessaires et à définir leurs programmes.
Le candidat libéral à la présidentielle, David Lisnard, a assuré mercredi avoir déjà recueilli les 500 promesses de parrainages nécessaires pour se présenter et se dit confiant pour qu’elles soient confirmées en février après la publication du décret de convocation des élections.
«De ce point de vue-là, on est tranquille», a affirmé à l’AFP le maire de Cannes, en marge d’un déplacement à la Foire de Châlons-en-Champagne, précisant avoir reçu 500 formulaires de promesses de parrainages pour lui permettre d’être sur la ligne de départ au premier tour en avril.
Le Point, Le Figaro Magazine, Le Journal du dimanche, RTL, CNews… Ces derniers jours, le visage de Sarah Knafo apparaît dans tous les médias. Avec son livre, Le Casse du siècle (Fayard), l’ancienne candidate Reconquête à la mairie de Paris est l’une des têtes d’affiche de la rentrée littéraire et politique. L’ouvrage, de près de 300 pages, est construit sous forme d’enquête.
Elle y accuse, arguments et documents à l’appui, l’État de « voler l’argent des Français ». Un livre tiré à 100 000 exemplaires, à quelques mois de l’élection présidentielle et sur deux des sujets qui pourraient devenir parmi les principaux thèmes de la campagne : le pouvoir d’achat des Français et les taxes, nombreuses, que prélève l’État. Pendant ce temps, celui qui est son compagnon depuis plusieurs années, le patron de Reconquête, Éric Zemmour, reste discret. À tel point que certains doutent de sa capacité à retrouver l’élan suscité pendant la campagne présidentielle de 2022.
Ce mercredi 2 septembre, au micro de Radio Classique, l’économiste Philippe Dessertine est revenu sur l’idée d’annulation de la dette publique portée par Jean-Luc Mélenchon. Selon lui, une telle mesure n’annulerait pas les dépenses que la dette a servies à financer, ce qui engendrerait «des déséquilibres».
L’économiste poursuit en affirmant que «s’il suffisait d’annuler de la dette détenue par une banque centrale, ça ferait longtemps que les pays de la monnaie autonome n’auraient plus de problème de finances publiques». Globalement, cette annulation reviendrait à déplacer le coût, en provoquant une dévaluation de la monnaie, une hausse de l’inflation, les taux d’intérêt qui augmentent et une baisse du pouvoir d’achat.
Pour éviter cet «enchaînement terrible», une alternative serait que les autres pays de la zone Euro prennent la perte en acceptant qu’une partie de leur dépense serve à compenser la «non-dette française». Cette alternative aurait comme conséquence, d’envenimer les relations entre la France et les autres nations de la zone Euro.
La candidate et patronne des Écologistes était l’invitée de Franceinfo. Face aux socialistes et aux Insoumis partis chacun de leur côté pour la présidentielle, la candidature de Marine Tondelier se retrouve prise en étau. «Nous échangeons avec les autres, nous rencontrons tout le monde. Nous ne lâcherons rien ni sur l’écologie, ni sur l’union», assure-t-elle ce matin. Et de tacler : «Je vois bien qu’ils ont beaucoup de certitudes, personne ne gagnera seul. D’autres, font mine de ne pas le savoir».
«On a listé une dizaine de sujets dont nous voulons discuter, on a commencé à le faire avec certains partenaires», fait encore savoir la responsable politique. «S’il y a un chemin de victoire possible pour notre camp, les Écologistes en seront. Vous dire laquelle, à quelle heure, personne ne le sait et ceux qui font semblant de le savoir vous mentent», clarifie-t-elle.
Invité de France Inter, l’ancien chef d’État a détaillé sa stratégie pour 2027, et les raisons pour lesquelles il ne souhaite pas se joindre à la primaire des socialistes en octobre. «Je ne suis pas candidat aujourd’hui. Pourquoi irais-je dans une primaire où il n’y a que des candidats. Mon calendrier n’est pas celui-là, je ne suis pas dans la même situation. J’ai été président, je n’ai pas à être candidat à une procédure interne», développe-t-il.
«Mon calendrier c’est le mois de décembre», martèle le septuagénaire.«Ce candidat aura à démontrer qu’il peut être le plus rassembleur possible», argue-t-il, avant d’admettre que s’il a la «dynamique nécessaire», «pourquoi interférais-je ?».
L’ancien chef d’État, redevenu député socialiste, s’apprête à publier Unir. Nouveau monde, nouvelle gauche (Robert Laffont). François Hollande est «soupçonné» de préparer une candidature, qu’il pourrait officialiser en décembre prochain. «Je ne suis pas dans cette temporalité. Je ne me place pas dans une candidature. J’apprécierai le moment venu ce que j’ai à faire», évacue-t-il sur France Inter. Le média Politico révèle ce matin qu’il aurait signé un bail pour un QG de campagne, ce qu’il conteste : «Ce n’est pas un QG de campagne, ce n’est pas moi qui le signe».
Le député Rassemblement national (RN) et vice-président de l’Assemblée nationale, Sébastien Chenu appelle à «revoir l’espace Schengen». Avant de tacler les propositions de ses adversaires sur l’immigration : «C’est le prolongement de la politique migratoire d’Emmanuel Macron. Il n’y a rien à attendre d’Édouard Philipe, de Gabriel Attal». Le nationaliste accuse aussi les deux ex-premiers ministres de voir «l’immigration comme un projet» et d’avoir comme «modèle des pays communautaristes».
L’élu, proche de Marine Le Pen, plaide pour «un moratoire sur l’immigration» et, ce, «le plus longtemps possible». Avant de cibler à nouveau le candidat Horizons : «Il nous dit qu’il ne veut rien faire finalement. C’est la continuité de la catastrophe». Le député est aussi revenu sur la proposition du parti, à savoir sanctionner le port du voile par une amende : «Le voile est un étendard utilisé par les islamistes. Si on ne fait rien, demain, nous serons un pays communautarisé».
Invité de France Inter, ce mercredi, le candidat Horizons, Édouard Philippe, a donné un peu plus de détails sur son projet de réforme de retraites. «Nous allons devoir travailler plus longtemps», a défendu le Havrais. «Nous ne sommes pas tous égaux face au travail, nous n’avons pas tous la même capacité de s’organiser», a reconnu l’ex-premier ministre. Si Édouard Philippe ne donne pas une indication d’âge légal de départ à la retraite, il souhaite un «système équilibré» avec une «capitalisation obligatoire». Avant de dévoiler son projet, le candidat veut «engager» une discussion avec les partenaires sociaux.
Interrogé sur la proposition du Rassemblement national (RN) de sanctionner par une amende le port du voile, il rétorque : «Je peux ne pas être à l’aise avec le port du voile, mais ça ne veut pas dire pas que je veux l’interdire». Et cingle une mesure «inconstitutionnelle, scandaleuse, dangereuse et illégitime».
Harris Interactive pour RTL, Ifop pour Le Figaro, Elabe pour La Tribune Dimanche : trois sondages ont frappé les trois coups d’ouverture de la campagne pour l’élection présidentielle de 2027. Ces enquêtes ont pesé sur le débat politique. La possibilité d’une finale opposant Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon a alimenté à gauche l’hypothèse d’une alternative à Raphaël Glucksmann, aujourd’hui distancé par l’Insoumis ; et renforcé la pression à droite et au centre en faveur d’une candidature commune, Bruno Retailleau et Gabriel Attal étant à ce jour distancés par Édouard Philippe.
Mais les sondages de septembre peuvent-ils dicter l’affiche d’un scrutin qui se déroulera en avril, soit dans huit mois ? La comparaison historique invite à la prudence. Après les deux campagnes express imposées par la démission du général de Gaulle en 1969 et la mort de Georges Pompidou en 1974, huit présidentielles successives ont eu lieu à l’échéance prévue, permettant d’observer les sondages effectués à la même distance chronologique. Les surprises et les renversements de tendance n’ont pas manqué. Pour cette étude, nous avons suivi les sondages de la Sofres pour les scrutins de 1981 à 2002 et de l’Ifop pour ceux de 2007 à 2022.
Rien ne se passe jamais comme prévu, mais, pour le Rassemblement national (RN), c’est presque devenu une habitude. La rentrée 2026 en est une nouvelle preuve alors que se profile la campagne présidentielle la plus importante pour Marine Le Pen, celle de 2027, que ses proches, et elle-même, pensent pouvoir enfin remporter. Pourtant, moins de deux mois après que la justice lui a permis d’être candidate, la chef de file du camp nationaliste n’a pas le début de campagne dont elle rêvait.
Est-ce que tout le monde est sur la même ligne au sein du parti à la flamme ? Ces derniers jours, cafouillages et cacophonies ont à nouveau mis au jour des divergences de « sensibilités », des « nuances » parmi les cadres du RN. Quitte à raviver les interrogations sur la solidité du duo nationaliste : Marine Le Pen et Jordan Bardella. Tout a commencé dimanche, lors du passage de Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme et bras droit de Marine Le Pen à l’Assemblée nationale, au « Grand Oral BFMTV-Le Figaro ».
Le « M. Économie » du parti nationaliste assure alors que le RN a l’intention de « combattre l’idéologie islamiste », de « sanctionner le port du voile aussi en solidarité avec toutes les femmes à travers le monde qui sont forcées à le porter et qui meurent pour avoir cette liberté ». Traduction : « S’il y a des femmes qui portent le voile alors qu’il est interdit, elles auront une amende. » Avec un argument choc : cette proposition « est soutenue par 60 % à 70 % de Françaises et de Français », fait-il valoir.
Le RN «n’attaque pas un symbole religieux» mais celui d’une «idéologie», avec sa proposition, critiquée de toute part, d’interdire le port du voile islamique en public, a assuré mardi le député Jean-Philippe Tanguy qui a défendu l’organisation d’un référendum en dépit des doutes sur sa constitutionnalité.
«Nous n’avons jamais stigmatisé les femmes qui portent le voile» mais «il peut arriver qu’on doive malheureusement parfois abandonner un certain nombre de symboles parce qu’ils ont été accaparés par une idéologie», a justifié sur franceinfo M. Tanguy, qui avait évoqué dimanche le projet de son parti de soumettre à des amendes les femmes portant le voile dans la sphère publique.
La candidate à la présidentielle, Marine Le Pen, a confirmé lundi soir qu’elle proposerait «aux Français par référendum une grande loi de lutte contre les idéologies islamistes avec de nombreuses mesures puissantes, y compris la pénalisation du voile islamiste dans l’espace public».
What to Watch
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François Hollande pourrait officialiser une candidature en décembre.
Possible · Within months
Open Questions
- François Hollande officialisera-t-il sa candidature en décembre ?
- Quelle sera l'issue des débats sur l'interdiction du voile ?







