Paris : 140 personnes «mises à l’abri» après l’évacuation d’un campement sous la ligne 2 du métro
Environ 140 personnes ont été mises à l'abri lors d'une opération conjointe entre la Ville de Paris et les préfectures.
Quick Look
- La Ville de Paris et les préfectures ont évacué un campement de migrants sous la ligne 2 du métro dans le Xe arrondissement.
- Environ 140 personnes ont été mises à l'abri, tandis que des critiques dénoncent une opération temporaire et insuffisante.
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Why It Matters
Le campement sous la ligne 2 du métro dans le Xe arrondissement se reforme régulièrement. La ville de Paris mène des opérations de mise à l'abri en collaboration avec les préfectures.
La Ville de Paris a annoncé avoir «mis à l'abri» environ 140 personnes à la rue, en majorité des migrants, évacuées jeudi d'un campement sous la ligne 2 du métro dans le nord-est, lors d'une opération conjointe avec les préfectures de police et d'Île-de-France. Au total près de 250 personnes installées dans ce campement du Xe arrondissement, ainsi que sur le quai de Jemmapes à proximité, se sont vues proposer une solution d'hébergement par la mairie et la préfecture de Région, a précisé la Ville. Il s'agit pour la plupart d'hommes seuls en «parcours d'asile» (demandeurs d'asile ou reconnus réfugiés), originaires notamment d'Érythrée, de Somalie et d'Afghanistan.
Quelque 139 personnes ont accepté les places d'hébergement proposées par la Ville et l'État. La préfecture d'Île-de-France, chargée de l'hébergement d'urgence, a proposé des places dans des «Sas» d'accueil temporaire en régions et des centres en Île-de-France. Sur les places proposées par la mairie, une soixantaine ont été prises en charge, dont cinq femmes. «Seule la mairie a proposé des places pérennes. Sur les »Sas« de la préfecture, il n'y a aucune garantie après trois semaines», a réagi auprès de l'AFP Yann Manzi, cofondateur de l'association d'aide aux migrants Utopia 56.
Une lutte contre le sans-abrisme
«C'est un simulacre de mise à l'abri de la part de l'État», a-t-il estimé, dénonçant une opération de «nettoyage social» de ce campement qui se reforme régulièrement sous la station de métro Jaurès. «Les quartiers qui jouxtent la ligne 2 sont depuis trop longtemps sacrifiés entre Barbès et Colonel Fabien. Cette opération, nous la devons aux personnes qui dorment dans la rue et nous la devons aussi aux riverains», a déclaré le maire socialiste Emmanuel Grégoire. La lutte contre le sans-abrisme «est l'une de mes priorités absolues depuis le début de mon mandat», a ajouté l'édile qui s'est engagé à ce que «zéro enfant» ne dorme à la rue dès cet hiver.
Par ailleurs, la mairie a indiqué à l'AFP avoir hébergé environ 270 personnes, essentiellement des familles avec enfants, qui occupaient depuis mardi le parvis de l'Hôtel de Ville où le Conseil de Paris est réuni cette semaine. Elles y avaient passé une nuit, dormant sous des bâches, et manifesté durant la journée. Quelque 50 mineurs non accompagnés restent en revanche sans solution. La mairie «continue à rechercher de nouvelles places» pour ces jeunes, selon Fatoumata Koné, adjointe en charge en solidarités.
Open Questions
- Quel sera le devenir des 50 mineurs non accompagnés sans solution ?
- Quelle est la pérennité réelle des solutions d'hébergement proposées ?





