Près de 1.500 Birmans renvoyés de Malaisie arrivent en Birmanie malgré les inquiétudes des défenseurs des droits humains
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Près de 1.500 Birmans ont été renvoyés de Malaisie vers la Birmanie dimanche, première phase d'un programme pouvant concerner 5.000 personnes, malgré les avertissements des ONG sur les risques de persécutions dans un pays en guerre civile depuis 2021, où plus de 100.000 morts ont été enregistrés selon l'ONG Acled.
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Why It Matters
Plus de 100.000 morts ont été enregistrés en Birmanie depuis le coup d'État militaire de 2021 selon l'ONG Acled. Des centaines de milliers de Rohingyas ont fui la Birmanie après une violente opération militaire lancée en 2017, qui fait l'objet d'une procédure pour génocide devant la Cour internationale de justice.
Près de 1.500 Birmans renvoyés de Malaisie sont arrivés dimanche en Birmanie, a annoncé un responsable de la Marine, première phase d'un programme qui pourrait mettre en danger ces personnes dans un pays déchiré par la guerre, selon des associations de défense des droits humains. Trois bateaux transportant les déplacés ont accosté à la base navale birmane de Thanlyin peu avant 07H30 (01H00 GMT), a précisé le responsable, sous couvert d'anonymat car il n'est pas autorisé à parler à la presse.
Ce groupe de 1.476 personnes fait partie d'un ensemble de 5.000 Birmans ayant accepté selon Kuala Lumpur un rapatriement «volontaire» depuis des centres de détention, au moment où la Malaisie voit augmenter l'hostilité à l'égard des exilés. Des centaines de familles se sont rassemblées à l'aube pour récupérer leurs proches près de la base navale, avec des voitures, bus et taxis déjà prêts à les emmener, ont constaté des journalistes de l'AFP.
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Plus de 100.000 morts
Des associations de défense des droits humains soulignent que les mauvaises conditions de détention des Birmans concernés ont pu les pousser à accepter le programme de renvoi. Elles insistent aussi sur la dangerosité d'un retour en Birmanie, ravagée par la guerre civile depuis le coup d'État militaire de 2021. Le conflit a fait à ce stade plus de 100.000 morts, selon l'ONG Acled.
Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s'est dit «inquiet» de ce retour, ajoutant qu'«en vertu du droit international, nul ne doit être renvoyé vers un pays où il risquerait de subir des persécutions, la torture, des préjudices graves ou d'autres menaces pesant sur sa vie, sa liberté et sa sécurité».
«Nous ne savons pas à quoi sa vie va pouvoir ressembler de retour en Birmanie», s'est interrogée depuis la Malaisie la sœur d'un homme devant être renvoyé. «Notre principale inquiétude c'est que son arrivée ne soit pas sécurisée», a-t-elle dit à l'AFP sous couvert d'anonymat.
Les autorités malaisiennes n'ont pas précisé combien de Rohingyas figuraient parmi les personnes renvoyées. Mais cette minorité musulmane constitue la majorité des réfugiés et demandeurs d'asile birmans en Malaisie, selon l'ONU. Des centaines de milliers de Rohingyas ont fui la Birmanie après une violente opération militaire lancée en 2017, qui fait l'objet d'une procédure pour génocide devant la Cour internationale de justice.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Le HCR continuera de surveiller la situation des retournés en Birmanie et pourrait intervenir si des violations des droits humains sont avérées.
Likely · Within months
Les associations de défense des droits humains intensifieront leurs campagnes pour arrêter les renvois vers la Birmanie tant que la guerre civile se poursuivra.
Very likely · Within weeks
Open Questions
- Combien de Rohingyas figuraient parmi les personnes renvoyées ?
- Quelles garanties de sécurité seront offertes aux retournés en Birmanie ?
- Le programme de renvoi volontaire sera-t-il poursuivi malgré les avertissements du HCR ?


