
Le général André Petillot souligne l'ampleur des cyberattaques et la vulnérabilité des infrastructures publiques françaises.
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La France subit une augmentation significative des violations de données, se classant parmi les pays les plus touchés au niveau européen.
Près de 80% des Français ont des données en vente sur le darknet en raison des piratages, a déclaré ce jeudi 8 octobre un haut responsable de la gendarmerie lors d'une conférence.
«À peu près 80% des Français ont leurs données en vente sur le darknet à des niveaux plus ou moins importants», a déclaré le général André Petillot, major général de la gendarmerie, à l'occasion des Rencontres stratégiques de la Méditerranée organisées à Toulon par la fondation FMES. «Il y a des gens pour lesquels il y a tout, l'adresse, téléphone, adresse mail, données de santé, etc.», a-t-il ajouté, évoquant les nombreux usages malveillants que leur revente peut générer : «des faux dossiers de prêts, des escroqueries de toute nature».
La France est un des pays les plus ciblés par les cyberattaques, selon les professionnels du secteur. Une étude de l'entreprise de cybersécurité Surfshark publiée en juillet place la France en tête des pays européens les plus touchés par des violations de données, avec 43,4 millions de comptes compromis au premier semestre 2026 - en hausse de plus de 62% par rapport à la deuxième moitié de 2025. «La France arrive en deuxième position des pays qui subissent le plus de fuites d'informations, derrière les États-Unis,» expliquait en août Karim Hamia, expert en cybersécurité chez Check Point Software Technologies.
Plusieurs cas retentissants de vols de données entre les mains d'organismes publics ont secoué la France ces derniers mois, comme le piratage massif du fisc français cet été. Le piratage de données d'autres institutions a aussi eu des conséquences importantes, comme celui visant la Fédération française de tir, qui aurait permis à des criminels de localiser puis cambrioler des logements de tireurs pour leur dérober leurs armes. «Nous sommes dans un monde en accélération permanente, on ne prend pas complètement conscience de la vitesse des choses, et un certain nombre d'infrastructures publiques ne sont pas à la hauteur de ce niveau de protection» exigé, a estimé le directeur général d'Orange Cyberdéfense, Hugues Foulon, lors d'une conférence aux côtés du général Petillot.

French researchers analyze the real risks of artificial intelligence in the face of popular apocalyptic scenarios, while Hubert Étienne, former head of ethics at Meta, criticizes the technological arms race and the dangers of uncontrollable superintelligence.

A study by the American NGO Common Sense Media reveals that the ChatGPT interface for adolescents presents unacceptable risks, including easily circumvented guardrails, a failure in referral to crisis lines in the event of mental health problems and an insufficiently responsive parental alert system, despite OpenAI's claims of its protective measures.

Faced with warnings about the existential risks of artificial intelligence, French researchers are trying to distinguish real dangers from apocalyptic stories, while a former Anthropic researcher says developers do not know how to prevent models from setting their own goals.

Artificial intelligence start-up Manus has raised more than $500 million in a funding round led by Boyu Capital and IDG Capital, a few weeks after the cancellation of its acquisition by Meta.

Arthur Mensch, CEO of Mistral, announces on France Inter that his company will catch up with the American AI giants thanks to its new Mistral Large 4 model and pleads for European sovereignty.

Three researchers fired by OpenAI urged the company to avoid developing AI with reasoning that is opaque to humans, in a letter revealed by the Wall Street Journal, highlighting growing tensions over the safety of artificial intelligence.