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Reprise des affrontements entre l'Iran et les États-Unis : Donald Trump menace de « frapper fort »
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Le Figaro Actualités41 minutes agoWorld3 min readFrance

Reprise des affrontements entre l'Iran et les États-Unis : Donald Trump menace de « frapper fort »

Les affrontements ont repris dans le détroit d'Ormuz après un mois d'accalmie, provoquant une hausse des cours du pétrole au-delà de 90 dollars.

Quick Look

  • Reprise des affrontements armés entre l'Iran et les États-Unis dans le détroit d'Ormuz.
  • Donald Trump menace de frapper fort, provoquant une hausse du pétrole au-dessus de 90 dollars le baril.

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Why It Matters

Le conflit a été déclenché par une attaque israélo-américaine contre l'Iran le 28 février.

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Après un mois d'accalmie et l'accent mis par Washington sur la «guerre économique», les affrontements ont repris entre l'Iran et les États-Unis, Donald Trump menaçant lundi 31 août de «frapper fort» le camp adverse. Pour la première fois depuis fin juillet, les forces américaines ont annoncé des bombardements contre «deux lanceurs iraniens (de roquettes) sur l'île de Larak», située dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Émirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

«Nous allons les frapper fort»

Alors que le conflit est entré dans son septième mois et que les négociations sont au point mort, ce regain des hostilités a semé l'inquiétude sur les marchés: les cours du pétrole sont repartis en hausse, le baril de Brent, référence internationale, dépassant le seuil symbolique des 90 dollars. «Il y aura une réponse» et «nous allons les frapper fort», a averti le président américain, selon des propos retranscrits par la chaîne Fox News.

Un peu plus tôt, son homologue iranien avait estimé que la poursuite de la guerre n'était «ni dans l'intérêt (de Téhéran) ni dans celui de la région», disant continuer à «œuvrer pour parvenir à un accord». En déplacement au Kirghizstan pour participer à un sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), il a rencontré le premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif dont le pays joue le rôle de médiateur. Sont également attendus à ce rendez-vous les présidents chinois Xi Jinping et russe Vladimir Poutine.

Selon le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), l'attaque contre Larak a été lancée après que les Gardiens de la révolution, la puissante force armée de l'Iran, ont été «observés en train de se préparer à lancer des roquettes chargées de mines marines» à Ormuz. Les médias iraniens ont fait état de trois morts et sept blessés dans ces frappes.

Des tirs sporadiques vers le détroit d’Ormuz

Visée par les représailles iraniennes, la Jordanie a affirmé avoir abattu huit missiles ayant pénétré son espace aérien. Les Émirats ont eux détecté un drone au-dessus de ses eaux territoriales, dénonçant «une escalade dangereuse». Mais les forces armées iraniennes ont mis en garde leurs voisins régionaux contre une «riposte bien plus forte» si toute nouvelle «agression» de Washington était lancée depuis leur territoire.

Les Gardiens ont par ailleurs affirmé avoir abattu deux drones américains au-dessus du détroit d'Ormuz. Un tanker a également été touché par trois «projectiles inconnus» alors qu'il franchissait le détroit dans le sens de la sortie, a affirmé lundi dans la soirée l'agence maritime britannique, UKMTO.

Ces dernières semaines avaient été marquées par une accalmie dans la région, même si des tirs sporadiques ont été recensés, surtout dans le secteur du détroit d'Ormuz. Ce passage maritime par lequel transitait auparavant un cinquième des hydrocarbures mondiaux est au cœur du conflit, Téhéran verrouillant son passage quasi en continu depuis le début de la guerre, déclenchée par une attaque israélo-américaine contre l'Iran le 28 février.

«Tout rentrera alors dans l’ordre»

En réponse, les États-Unis imposent un blocus des ports iraniens et se disent prêts «à protéger la libre circulation des échanges commerciaux», le Centcom affirmant avoir «achevé le déminage des voies de navigation internationales». Mais lundi, la marine des Gardiens de la Révolution a affirmé qu'un «superpétrolier voyou» avait heurté deux mines navales lors d'une tentative «illégale» de franchir le détroit, ce que le Centcom a nié, dénonçant de la «désinformation».

Les négociations pour mettre fin au conflit sont dans l'impasse, alors qu'un protocole d'accord conclu mi-juin a volé en éclats le mois d'après. Pour le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, «la solution est claire et simple: les Etats-Unis doivent respecter leurs engagements et s'en tenir» à ce qui a été signé. «Tout rentrera alors dans l'ordre».

Face à ce conflit impopulaire et à l'approche des élections de mi-mandat, l'administration Trump mise sur la «guerre économique» contre l'Iran, déjà sous le coup de sanctions internationales. «On va continuer à faire pression» sur Téhéran, a insisté lundi le ministre des Finances, Scott Bessent, à l'occasion d'une série de réunions aux Etats-Unis avec ses homologues des pays du G20.

What to Watch

AI outlook — possibilities, not facts

  • Poursuite de la pression économique américaine sur l'Iran

    Very likely · Within weeks

Open Questions

  • Quelles seront les prochaines actions militaires américaines ?
  • L'Iran va-t-il maintenir le blocage du détroit d'Ormuz ?

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This article was originally published by Le Figaro Actualités.

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