Réunis à Dijon, Gabriel Attal et Édouard Philippe appellent chacun au rassemblement, sans proposer de solution concrète
Les deux figures du bloc central se sont exprimées lors du 126e congrès du Parti radical à Dijon.
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Gabriel Attal et Édouard Philippe ont plaidé pour le rassemblement du bloc central lors du congrès du Parti radical à Dijon, sans toutefois annoncer de stratégie commune ou de mécanisme d'union concret pour la future élection présidentielle.
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Why It Matters
Le bloc central cherche à définir une stratégie pour la prochaine élection présidentielle. Un comité de liaison a été créé en mars dernier pour réunir les différentes composantes du bloc.
Les deux concurrents du bloc central à la présidentielle, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont une nouvelle fois appelé au «rassemblement», mais sans avancées concrètes, montant successivement à la tribune dimanche à Dijon, au 126e congrès du Parti radical.
«Je défends l'idée du rassemblement le plus large possible (...) C'est possible de le faire des sociaux-démocrates à la droite républicaine», a déclaré Gabriel Attal devant près de 200 sympathisants et membres du Parti radical, qui présentait son «manifeste» pour l'élection présidentielle. «Évidemment qu'on doit se parler, qu'on doit travailler ensemble. C'est pour ça que j'ai proposé un comité de liaison il y a quelques mois», a dit le secrétaire général de Renaissance en référence à ce cadre de discussions, créé en mars dernier et qui réunit des représentants des différents partis du bloc central, mais pas au niveau des candidats.
S'exprimant à sa suite, Édouard Philippe a reconnu que «ce rassemblement, nous en aurons besoin dans les mois qui viennent». Mais ce rassemblement ne doit pas être fait «d'une addition comptable et mécanique d'appareils partisans», a déclaré le maire du Havre, énumérant ce qui réunit ces familles sur le fond : défense de la construction européenne, d'une économie de marché régulée, de l'autorité de l'État, attachement à la laïcité et au caractère universaliste de la République.
Il a répété son refus d'une primaire du bloc central, un processus qui conduit chacun «à accentuer ce sur quoi il est très différent des autres». «L'enthousiasme aidant - on l'a vu chez les camarades socialistes -, le ton monte. Le ton montant, les attaques se font de plus en plus ad hominem. Et à la fin du process (...) les failles béantes qui se sont créées pendant l'exercice rendent au mieux le rassemblement hypocrite, au pire impossible», a-t-il décrit, alors que sera connu dimanche soir le résultat du premier tour de la primaire sociale-démocrate.
Les deux hommes ne s'étaient pas revus depuis la messe du pape à Paris il y a deux semaines, à laquelle ils avaient assisté sans échanger un mot, séparés par la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse (LR).
«Évidemment, j'ai parlé» à Édouard Philippe, a dit à la presse Gabriel Attal, à sa sortie du congrès radical. «Nous étions assis l'un à côté de l'autre», a-t-il ajouté sans plus de précisions. Les deux hommes ont été filmés en train d’échanger une brève et peu chaleureuse poignée de main
Édouard Philippe reste pour l’heure le mieux placé dans le camp central selon les sondages.
Open Questions
- Comment le bloc central compte-t-il désigner son candidat ?
- Y aura-t-il une alliance formelle entre Attal et Philippe ?






