La centrale nucléaire roumaine de Cernavoda arrête son second réacteur à cause de la baisse du niveau de l'eau du Danube, une première depuis la canicule de 2003.
La compagnie Nuclearelectrica a entamé l'arrêt de l'unité 2 de la centrale nucléaire de Cernavoda en Roumanie, suite à la baisse historique du niveau de l'eau du Danube causée par la sécheresse et les vagues de chaleur.
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La centrale de Cernavoda fournit habituellement un cinquième de la production d'électricité de la Roumanie. Le débit du Danube a chuté en raison des vagues de chaleur.
La compagnie nationale roumaine Nuclearelectrica a annoncé jeudi, dans un communiqué, avoir entamé les procédures d'arrêt de l'unité 2 de la centrale nucléaire de Cernavoda, en raison de «la baisse du niveau de l'eau du Danube ». Cette centrale, la seule que possède la Roumanie, avait déjà arrêté fin juillet l'un de ses deux réacteurs faute de ressources hydrauliques contribuant à son refroidissement. Alors qu'elle fournit habituellement un cinquième de la production totale d'électricité du pays, cette mise à l'arrêt complète constitue une première depuis la canicule de 2003.
Mercredi, le gouvernement roumain avait annoncé cette fermeture, le débit du Danube ayant chuté à un niveau historiquement bas suite aux vagues de chaleur et à un manque de précipitations à travers l'Europe. Des sources d'énergie alternatives, notamment la production éolienne, ainsi que les importations, doivent assurer l'approvisionnement en électricité, mais les autorités roumaines ont réitéré un appel à une «consommation responsable». Elles n'ont pas indiqué de date pour une reprise des activités.
Des opérations de dragage et d'autres travaux visant à diriger davantage d'eau du Danube vers la centrale avaient permis de retarder la fermeture complète des installations. Les opérations, dont le coût total est estimé à plus de deux millions d'euros, ont également consisté à faire exploser un rocher et à couler quatre barges remplies de pierres dans le fleuve, dans l'espoir d'en détourner le cours. La Hongrie voisine, elle, a jusqu'à présent réussi à éviter l'arrêt complet de sa seule centrale nucléaire, à Paks, elle aussi refroidie par les eaux du Danube. Mais Paks, dont la production des quatre réacteurs nucléaires couvre habituellement environ un tiers des besoins hongrois en électricité, est déjà partiellement à l'arrêt depuis fin juillet.
Déjà sévère, la sécheresse actuelle a été aggravée par le changement climatique d'origine humaine, selon un rapport publié récemment par le groupe de scientifiques du World Weather Attribution. Les problèmes de ce type vont se multiplier, avertissent les scientifiques, alors que le réchauffement climatique entraîne des périodes de sécheresse plus longues. Le mois dernier, près des deux tiers du Danube ont atteint des débits d'une faiblesse inédite en moyenne pour un mois de juillet en 34 ans de mesures, selon une analyse publiée lundi par l'observatoire européen du changement climatique Copernicus.

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a qualifié de passeport pour l'avenir la découverte de pétrole par Petrobras au large de l'Amazonie, défendant la souveraineté nationale malgré les vives critiques des ONG environnementales.
En raison de vagues de chaleur et de sécheresse en Europe, plusieurs centrales nucléaires, dont celle de Cernavoda en Roumanie, connaissent des arrêts ou réductions de production pour cause de refroidissement insuffisant.
EDF a mis à l'arrêt trois réacteurs nucléaires aux centrales de Chooz (Ardennes) et Cattenom (Moselle) en raison de la baisse des débits de la Meuse et de la Moselle, ainsi que d'un accord franco-belge. Quatre autres réacteurs adaptent leur puissance face à la canicule.

L'OPEP+ a décidé d'augmenter sa production de pétrole malgré le conflit au Moyen-Orient et les frappes ukrainiennes sur les infrastructures russes, cherchant à préserver ses parts de marché et à financer le rebond économique régional, ce qui devrait maintenir l'instabilité des cours.

Le Premier ministre hongrois Péter Magyar a annoncé l'arrêt de l'unique centrale nucléaire de Paks, fournissant 40% de l'électricité du pays, en raison de la baisse du niveau du Danube. L'une des deux dernières unités a été arrêtée dimanche, et la centrale sera complètement arrêtée pour la première fois en 44 ans.

Un accord a été signé à Freetown par la Cédéao pour le gazoduc Nigeria-Maroc, une infrastructure de plus de 6 000 km reliant 13 pays atlantiques et 3 sahéliens. Le projet, lancé il y a une décennie, entre désormais dans sa phase opérationnelle.