
La secrétaire générale de la CGT critique sévèrement le patronat et les candidats après le débat du Medef.
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, accuse le patronat de normaliser l'extrême droite et regrette le manque de réaction face au risque de son arrivée au pouvoir, dans un entretien au Monde.
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Déclarations de Sophie Binet au journal Le Monde suite aux universités d'été du Medef.
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, accuse «une partie du patronat» de faire «la courte échelle à l'extrême droite en la normalisant», dans un entretien au journal Le Monde, mis en ligne samedi.
«Une partie du patronat est en train de faire la courte échelle à l'extrême droite en la normalisant, alors que l'enjeu est de tout faire pour empêcher son arrivée au pouvoir», déclare la cheffe de file du syndicat.
«La question, ce n'est pas son appréciation du programme économique du RN, mais son avis sur le reste du programme. Ce que dit le RN sur notre Constitution, sur les étrangers, sur les femmes, les personnes LGBT, sur l'indépendance de la justice, sur le changement climatique...», poursuit Mme Binet deux jours après le débat de la présidentielle organisé par le Medef. Selon elle, les candidats n'ont pas pris la mesure du risque de l'arrivée au pouvoir du RN, ce qu'elle trouve «terrifiant».
«Dans la France de 1938»
«On a l'impression d'être dans la France de 1938, avec une immense torpeur. On est dans un contexte inédit, pour la première fois l'extrême droite peut prendre le pouvoir par les urnes. Et alors qu'on est dans cette situation, aux universités d'été du Medef, les candidats se sont focalisés sur Jean-Luc Mélenchon au lieu d'attaquer Marine Le Pen , qui était tranquille», juge Sophie Binet.
«Aujourd'hui, le seul critère d'appréciation du patronat, c'est son intérêt financier. Honte à ceux dont l'argent est la seule boussole ! Je rappelle que l'extrême droite n'arrive jamais au pouvoir sans le soutien du capital», fustige encore la leader de la CGT. La position de la CGT «est très claire» pour Sophie Binet: «Il n'y a pas pire ennemi pour les travailleurs que l'extrême droite».

La rentrée politique est marquée par les prises de parole de Sébastien Lecornu, qui exclut toute candidature présidentielle, de Gabriel Attal, axé sur les familles monoparentales, et de Jordan Bardella, confirmant son ticket avec Marine Le Pen pour 2027.

Le député Sébastien Delogu a été placé en garde à vue après une altercation avec des policiers à Marseille. Parallèlement, une enquête du parquet national financier vise le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, pour des soupçons de détournement de fonds publics.

Le maire de Nice, Eric Ciotti, a annoncé l'installation de mâts et de drapeaux français dans les 150 écoles de la ville pour la rentrée 2026/2027. Cette mesure, visant à promouvoir les valeurs républicaines, suscite l'opposition locale sur fond de coupes budgétaires scolaires.

Le député LFI Sébastien Delogu a été placé en garde à vue après une altercation avec des policiers en civil à Marseille. Il conteste les faits d'outrage, dénonce des violences policières et a porté plainte, tout en critiquant la gestion médiatique de la procédure.

Le député François Ruffin a vivement critiqué la primaire organisée par le PS et Place publique lors des journées d'été du PS à Blois. Il dénonce un processus «antipopulaire» et restrictif, comparant l'organisation à un videur de boîte de nuit.

La rentrée politique est marquée par les critiques de François Ruffin contre la primaire socialiste, jugée « anti-populaire ». Parallèlement, Jordan Bardella lance sa campagne pour 2027, tandis que le PSG transfère Bradley Barcola à Liverpool pour 145 millions d'euros.