Stockage de gaz en France : situation rassurante pour l'hiver malgré la hausse des prix
La présidente de la CRE, Emmanuelle Wargon, confirme un taux de remplissage de 71,3% tout en alertant sur l'impact des marchés internationaux.
Quick Look
- La France affiche un taux de remplissage de ses stocks de gaz de 71,3%, jugé rassurant pour l'hiver par la présidente de la CRE, Emmanuelle Wargon.
- Toutefois, les prix du gaz devraient augmenter en raison des tensions sur les marchés mondiaux.
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Why It Matters
La France importe 95% de sa consommation de gaz. Le pays utilise des stockages, des importations par gazoduc et du gaz naturel liquéfié.
Pas de pénurie en vue. Le stockage de gaz en France est à un niveau "relativement rassurant" en vue de l'hiver, mais les prix devraient être orientés à la hausse, a affirmé, mercredi 2 septembre, la présidente de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), Emmanuelle Wargon. "Sur la partie approvisionnement cet hiver, est-ce qu'on va avoir du gaz ? On est évidemment toujours vigilant, on suit ça de très près, mais les derniers chiffres sont relativement rassurants", a déclaré Emmanuelle Wargon sur RMC.
"On est à 71,3% de remplissage de nos stockages", a-t-elle poursuivi, en précisant que l'objectif était d'atteindre 85% à l'entrée dans l'hiver. "Tous les stockages ont été souscrits par des entreprises qui se sont engagées à les remplir et donc on est assez confiant", a-t-elle assuré. D'autant que la France, qui importe 95% de sa consommation de gaz, ne dépend pas uniquement des stockages mais également des importations par gazoduc, notamment de Norvège, et de gaz liquéfié via ses quatre terminaux méthaniers, a-t-elle rappelé.
Un prix de l'électricité stable
En revanche, la hausse des prix sur les marchés mondiaux va continuer à se faire sentir, a-t-elle prévenu. "On est complètement dépendant des marchés internationaux. Et c'est vrai qu'avec tout ce qui se passe, la guerre en Iran, forcément, ça fait monter les prix du gaz", a souligné Emmanuelle Wargon. "Donc évidemment, on est plutôt dans une tendance dans laquelle on constate des prix du gaz qui sont plus élevés que dans la période précédente", a-t-elle ajouté, en rappelant que le prix de référence du gaz pour septembre avait augmenté de 5,6%.
Cette hausse de 5,6% par rapport au 1er août concerne les quelque 6 millions de ménages ayant souscrit une offre de fournisseur indexée sur ce prix moyen, qui varie tous les mois, soit environ 60% des abonnés résidentiels au gaz. Les autres ménages qui ont souscrit une offre à prix fixe ne seront de fait pas concernés par cette hausse. L'augmentation des prix du gaz devrait en revanche n'avoir qu'un impact marginal sur ceux de l'électricité compte tenu de la "bonne disponibilité" des moyens de production électrique nucléaire, hydraulique et renouvelable de la France, a estimé Emmanuelle Wargon.
Open Questions
- Quel sera l'impact réel sur la facture finale des ménages ?






