Le coureur slovène vise le Grand Chelem en carrière sur le Tour d'Espagne, avec une stratégie de course agressive dès les premières étapes.
AI-generated summary
Tadej Pogacar cherche à remporter le Tour d'Espagne pour compléter son palmarès des trois grands Tours. Il a récemment remporté le Tour de France.
Le 31 juillet dernier, Tadej Pogacar s’essayait au monocycle sur scène en marge du Pogi Challenge, chez lui à Komenda. Une bonne idée pour relancer le suspense dans le cyclisme serait de lui faire courir les grands tours dessus. En attendant que l’UCI nous lise, on continuera de le regarder, impuissants, écraser toutes les courses qui n’impliquent pas de battre Mathieu Van der Poel et Wout Van Aert sur les pavés du nord de la France, Remco Evenepoel en contre-la-montre ou Jonathan Milan dans un sprint massif. A commencer par la Vuelta, dont le départ sera donné à Monaco, l’autre « chez lui » du Slovène.
Un détail pas tout à fait étranger à l’envie de Pogacar de s’engager dans une nouvelle épopée de trois semaines, bien que l’optique de compléter le Grand Chelem en carrière se suffise en soi. « Le Tour d’Espagne est un objectif qui manque dans ma carrière, confirmait jeudi le quintuple vainqueur de la Grande Boucle. Je vais donner le meilleur pour réussir à gagner. Remporter les trois grands Tours est un grand rêve depuis quelques années. »
Pogacar a eu « assez de temps pour récupérer » de son Tour de France
Quand Tadej rêve, ce n’est jamais pour longtemps et, sauf cataclysme, il faudra s’attendre à le voir parader en rouge le 13 septembre, du côté de Grenade. « Oui mais Pogacar est fatigué », direz-vous. Bah non. L’intéressé s’est montré rassurant à cet égard. « Il y a eu assez peu de temps depuis le Tour, mais je pense que c’était suffisamment de temps pour récupérer. »
Et si le Tour doit peser dans ses pattes, il pèsera aussi dans celles des Skjelmose, Carapaz, Kuss, Johannessen, etc. Ajoutez que son plus grand rival sur cette épreuve, Felix Gall, a fait le tour d’Italie et Primoz Roglic un tour à l’hôpital après avoir été renversé par une voiture, fin juillet, et vous obtenez un plateau de favoris aussi cramoisi que les paysages européens sous réchauffement climatique.
« Dans son intérêt que d’éclater la course le plus vite possible »
Puisque prédire les victoires du leader d’UAE - avec qui il est en pourparlers pour une prolongation jusqu’en 2032 - n’a plus rien d’émoustillant, prenons le pari de l’audace : Pogacar aura tué la Vuelta avant même que le peloton n’entre sur le territoire espagnol lors de la 5e étape.
« C’est dans son intérêt que d’éclater la course le plus vite possible et d’entrer ensuite dans une gestion, veut croire Steve Chainel, consultant pour Eurosport. Même si c’est courir contre nature, l’objectif de sa saison est d’aller chercher un troisième titre de champion du monde et qu’on le veut ou non, il a déjà un Tour dans les jambes. La Vuelta sera pliée assez rapidement pour que Pogacar puisse l’utiliser, et ça me fait mal de le dire, comme course d’entraînement. »
Car comme nous le rappelle l’ancien champion de France Anthony Roux, « la Vuelta est effectivement une bonne préparation pour les championnats du Monde ». Ajoutons les championnats d’Europe en Slovénie dans le pack, au passage. « Sur le Tour il a parfois pu faire des efforts un peu inutiles, c’est aussi sa façon de courir. S’il est 5 % moins fort mais que la concurrence n’est pas au rendez-vous, il pourra se permettre de gérer. »
Où prendra-t-il du temps lors des quatre premières étapes ?
Reste à savoir où et quand le double champion du monde s’envolera. Les gourmands miseront sur du temps gagné chaque jour jusqu’à l’arrivée à Andorre la Vieille, les plus prudents n’y verront que deux réelles occasions de faire le break d’entrée de Tour d’Espagne.
Prologue (9,5 km) : Un chrono tout plat à Monaco qui ne devrait pas permettre à Pogacar de creuser d’énormes écarts sur ses rivaux, à l’exception… du plus fort d’entre eux sur le papier. Felix Gall est fâché avec l’exercice du contre-la-montre et pourrait prendre cher d’entrée. « La règle, c’est une minute aux 10 kilomètres sur un moins bon rouleur », rappelle Anthony Roux. Petit bonus, le leader d’UAE connaît les routes monégasques par cœur.
Etape 2 (214 km, 3.310 de D +) : Pas de grosse difficulté mais zéro portion plate, un casse-pattes par excellence et une toute petite bosse pour finir. Idéal pour gratter une dizaine de secondes et des bonifications dans le cas où UAE choisirait de contrôler la course.
Etape 3 (167 km, 2.660 km de D +) : 90 kilomètres de plat, le reste d’ascension. Les pourcentages seront faibles, sauf exception, et Tadej Pogacar pourrait bien profiter des quelques rampes de lancement pour partir seul vers Font Romeu. Il y a bien la place pour gratter une demi-minute au minimum.
Etape 4 (105 km, 2.890 km de D +) : Une étape explosive et difficile avec quatre ascensions, dont trois en première catégorie, où UAE pourrait imprimer un rythme de fou dès le départ réel. Si Pogacar doit plier le jeu avant l’arrivée en Espagne, c’est ici. Deux options : soit il attaque dans le coll d’Ordino (1re cat., 9,8 km à 7,1 %) situé à une trentaine de kilomètres de l’arrivée, soit il prend le risque d’attendre la dernière bosse à La Comella, une montée courte mais irrégulière de 4 km avec des passages à plus de 10 % où les écarts peuvent vite se creuser. « Quand Pogacar s’aligne sur un grand tour, il nous gratifie toujours d’une ou deux étapes-spectacle, et je pense que cette étape d’Andorre s’y prête bien pour le voir écraser la Vuelta », anticipe Steve Chainel.
Estimation de l’avance de Tadej Pogacar sur son dauphin après quatre étapes : entre 2min30 et 5 min.
AI outlook — possibilities, not facts
Pogacar cherchera à prendre une avance significative dès les quatre premières étapes.
Likely · Within days

Le président de la CONCACAF, Victor Montagliani, a exhorté le président de la FIFA, Gianni Infantino, à renoncer à sa visite en République dominicaine pour un tournoi junior, invoquant les risques de polémiques liées à la crise de gouvernance actuelle au sein de la FIFA.
Donald Trump lance le « Freedom 250 Grand Prix », une course d'IndyCar inédite à Washington, pour clore les célébrations du 250e anniversaire des États-Unis. L'événement, marqué par une mise en scène spectaculaire, traverse les lieux emblématiques de la capitale.
Face à la baisse des revenus des droits TV, les clubs de Ligue 1 privilégient désormais le recrutement de jeunes talents dans des championnats européens secondaires comme l'Autriche, le Danemark ou la Suisse, misant sur des coûts réduits et un fort potentiel de revente.
À 21 ans, le Français Alex Lanier a décroché une place historique en finale des Championnats du monde de badminton à New Delhi. Après avoir perdu le premier set, il a battu le Canadien Victor Lai en trois manches (16-21, 21-13, 21-14).

Le cycliste français Julian Alaphilippe, double champion du monde et vainqueur de Milan-San Remo, a annoncé sa retraite le 21 août. Cette décision a suscité de nombreux hommages de la part de coureurs internationaux, saluant son panache et son héritage.

Tadej Pogacar participera au Tour d'Espagne (22 août - 13 septembre) pour tenter de devenir le neuvième coureur de l'histoire à remporter les trois Grands Tours. Face à une concurrence jugée modeste, il vise également les championnats du monde à Montréal.