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Tarifs mal affichés, devis irréguliers… Des «manquements» constatés chez plus de 400 médecins, dentistes et cabinets de groupe
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Tarifs mal affichés, devis irréguliers… Des «manquements» constatés chez plus de 400 médecins, dentistes et cabinets de groupe

Une vaste campagne de contrôle menée entre 2025 et 2026 a révélé des manquements sur l'affichage des prix, les devis et la transparence tarifaire.

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La DGCCRF a sanctionné de nombreux soignants libéraux après avoir constaté que 39% des 1100 cabinets contrôlés ne respectaient pas les obligations d'information des patients, notamment sur les tarifs, les devis et le conventionnement.

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Why It Matters

La DGCCRF mène régulièrement des campagnes pour protéger les consommateurs face aux pratiques tarifaires opaques dans le secteur médical.

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Patients mal renseignés sur les tarifs des soins, leur remboursement, devis non conformes : parmi 1100 soignants libéraux et cabinets collectifs récemment contrôlés à la suite de signalements, 39% ne respectaient pas leurs obligations d'information du patient, indique lundi 12 octobre 2026 la DGCCRF sur son site. Entre 2025 et 2026, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a mené une vaste campagne de contrôles pour vérifier la «loyauté de l'affichage des prix et mentions obligatoires» dans les cabinets, et, chez les dentistes, la «remise du devis normalisé» ou le respect des conditions de l'offre «100% santé».

Ces soignants ont été ciblés en fonction des signalements reçus sur le site SignalConso ou adressés par les ordres professionnels ou l'Assurance maladie. Sur 525 chirurgiens-dentistes contrôlés, 189 ont fait l'objet d'injonctions visant une mise en conformité et une trentaine ont été sanctionnés (procès-verbal pénal ou amende administrative), précise la DGCCRF dans une publication révélée par Libération. Plus de la moitié (52%) des dentistes contrôlés ne respectaient pas l'obligation «d'affichage des prix» dans la salle d'attente ou «d'informations sur le conventionnement» avec l'Assurance maladie, qui détermine le niveau de remboursement.

Un quart n'avait pas délivré les devis ou documents de traçabilité obligatoires sur les couronnes et implants, ou avait fourni des documents non conformes avec notamment des inexactitudes «sur l'origine de prothèses» parfois signalées «Origine France» de manière erronée. Plus rarement, des dentistes ont «sollicité des proches afin qu'ils postent des avis favorables sur internet». Parmi 300 médecins contrôlés, une centaine «devrait recevoir une suite corrective et une dizaine d'entre eux» une sanction, indique la DGCCRF.

Les médecins doivent normalement afficher diverses informations en salle d'attente et sur le lieu de paiement (statut conventionnel, tarifs d'une liste de prestations, phrase type relative aux dépassements d'honoraires...). Plus de la moitié des médecins contrôlés sur ce point présentaient «au moins un manquement».

La DGCCRF note qu'un centre d'imagerie «laissait penser aux patients qu'ils allaient consulter des médecins conventionnés en secteur 1, alors que les trois quarts pratiquaient des dépassements d'honoraires» et s'est vue infliger une amende de 150.000 euros. Les enquêteurs ont également observé des pratiques illégales dans certaines structures d'exercice collectif (centres dentaires, radiologiques...), «consistant à facturer le simple accès» ou des frais administratifs. À l'issue des contrôles, près de 90% des manquements ont été corrigés, ajoute la DGCCRF. Au 1er octobre 2026, «le montant total des amendes administratives prononcées s'élevait à plus de 130.000 euros».

Open Questions

  • Quelles seront les conséquences à long terme sur la confiance des patients ?
  • Le nombre de signalements via SignalConso va-t-il augmenter ?

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This article was originally published by Le Figaro Économie.

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