Taxe sur les superprofits : la France se dit prête à travailler avec ses partenaires européens
La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon assure que la France ne bloque pas l'initiative et qualifie de "mensonge" les propos de Raphaël Glucksmann.
Quick Look
- La France est prête à étudier une taxe européenne sur les superprofits pétroliers, selon la porte-parole Maud Bregeon.
- Elle qualifie de mensonge les accusations de Raphaël Glucksmann affirmant que Paris protège TotalEnergies.
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Why It Matters
La mise en place d'une taxe sur les superprofits des groupes pétroliers est réclamée par la gauche et plusieurs pays européens.
La France est "prête à travailler avec ses partenaires" sur l'instauration d'une taxe au niveau européen sur les superprofits des groupes pétroliers, indique mercredi 23 septembre sur franceinfo la porte-parole du gouvernement et ministre chargée de l'Énergie, Maud Bregeon. Cette taxation est notamment réclamée par la gauche et plusieurs pays européens, notamment l'Allemagne, pour lutter contre la hausse des prix des carburants.
"La France ne bloque en aucun cas cette initiative", assure la porte-parole du gouvernement qui s'était déjà exprimée sur le sujet au mois d'avril. Elle précise que le gouvernement français a été le premier à dire que "si une taxation devait se faire, ce serait à l'échelle européenne" et que "s'il y avait des superprofits avérés et une manière d'y répondre à l'échelle européenne, évidemment nous serions prêts à y travailler", poursuit la ministre.
Raphaël Glucksmann ment, selon Maud Bregeon
Invité de franceinfo lundi, le candidat à l'élection présidentielle Raphaël Glucksmann, qui réclame une taxe sur les superprofits, a assuré que le gouvernement n'y est pas favorable car, selon l'eurodéputé, il "ne veut pas heurter TotalEnergies" et son PDG. "Ce qu'a dit Raphaël Glucksmann sur votre plateau est un mensonge [...] C'est très grave et pas au niveau d'un candidat à la présidentielle", réagit Maud Bregeon.
En mai dernier, le PDG du groupe TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a menacé de lever son plafonnement sur les prix des carburants si une taxe sur les profits pétroliers exceptionnels était instaurée. Est-ce la raison pour laquelle le gouvernement refuse de soutenir la mise en place de cette taxe ? "On ne rentre pas dans un jeu de chantage ni avec M. Pouyanné ni avec personne d'autre", répond Maud Bregeon.
La porte-parole du gouvernement rappelle que l'année dernière, la France "a mis en place 7,5 milliards de surtaxe d'impôts sur les sociétés". "Ça nous a été très durement reproché par les entreprises touchées avec des patrons qui n'ont pas manqué de défiler sur les plateaux télés et pour autant on l'a mis en place parce qu'on a estimé que c'était un partage de l'effort qui au regard de la situation budgétaire était juste." Maud Bregeon estime néanmoins que "ce plafond est une bonne chose [...] qui bénéficie au pouvoir d'achat des Français, donc on essaie d'avancer et de travailler de manière intelligente", conclut la ministre.
Open Questions
- Quelle sera la position des autres pays européens sur cette taxe ?
- TotalEnergies va-t-il réellement lever son plafonnement des prix ?





