Breaking
INTLMiddle East Tensions Mount as Commercial Ship Attacked Near Strait of Hormuz and Houthis Advance in YemenTRSome Roads Will Be Closed to Traffic in Istanbul Due to the Bicycle TourTRShip carrying 241 passengers disappeared in IndonesiaAR1,400 people fled from Yemen to Djibouti, and extensive military and diplomatic movements took place following regional developments.RUExplosions occurred in Khmelnitsky and OdessaARFood security in the Middle East and North Africa: from managing scarcity to creating opportunityRURosatom Chief Accuses Kiev of Provoking Nuclear Incident at Zaporozhye NPPKRJoo Jin-woo of the People Power Party raises suspicions about preferential treatment for the spouses of candidate Kim Seung-won's cooperative association.TRWarning against the speed of the industry from artificial intelligence researcher Jacob CoxonCNLegislator Gao Jin Sumei was involved in the corruption case. Zhang Junjie, the "big accountant", jumped bail and absconded. Tainan police identified accomplices againINTLMiddle East Tensions Mount as Commercial Ship Attacked Near Strait of Hormuz and Houthis Advance in YemenTRSome Roads Will Be Closed to Traffic in Istanbul Due to the Bicycle TourTRShip carrying 241 passengers disappeared in IndonesiaAR1,400 people fled from Yemen to Djibouti, and extensive military and diplomatic movements took place following regional developments.RUExplosions occurred in Khmelnitsky and OdessaARFood security in the Middle East and North Africa: from managing scarcity to creating opportunityRURosatom Chief Accuses Kiev of Provoking Nuclear Incident at Zaporozhye NPPKRJoo Jin-woo of the People Power Party raises suspicions about preferential treatment for the spouses of candidate Kim Seung-won's cooperative association.TRWarning against the speed of the industry from artificial intelligence researcher Jacob CoxonCNLegislator Gao Jin Sumei was involved in the corruption case. Zhang Junjie, the "big accountant", jumped bail and absconded. Tainan police identified accomplices again
BackTensions au Moyen-Orient : réouverture de postes-frontières irakiens et escalade pétrolière
Tensions au Moyen-Orient : réouverture de postes-frontières irakiens et escalade pétrolière
BREAKING
Le Figaro Actualités30 minutes agoWorld4 min readFranceView translation

Tensions au Moyen-Orient : réouverture de postes-frontières irakiens et escalade pétrolière

L'Irak rouvre des frontières avec l'Iran après une attaque d'oléoduc, sur fond d'embrasement régional en mer Rouge et dans le détroit d'Ormuz.

Quick Look

  • L'Irak rouvre progressivement des postes-frontières avec l'Iran après une attaque de drone contre un oléoduc saoudien.
  • Cette crise exacerbe les tensions régionales, faisant grimper les cours du pétrole et perturbant le transport maritime.

AI-generated summary

Why It Matters

Le conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran s'est intensifié fin février, affectant les routes énergétiques mondiales.

Font size

Les autorités irakiennes ont annoncé dimanche la réouverture graduelle de trois postes-frontières avec l’Iran, fermés la veille après une attaque contre un oléoduc saoudien lancée depuis le territoire irakien. «Après passage en revue de leur fonctionnement», ils rouvriront au trafic des passagers et marchandises selon un calendrier s’étalant de dimanche à jeudi, a indiqué le service de communication du gouvernement chargé des questions sécuritaires.

Bagdad avait limogé samedi le commandant militaire de la province de Missan, dans le sud du pays, après avoir établi que les drones avaient été tirés depuis cette zone, et fermé les points de passage pour réorganiser les opérations. Les activités de renseignement ont aussi été renforcées pour déterminer «les failles», selon les autorités.

Les points de passage concernés sont ceux de Shalamcheh (province de Bassora) et d’al-Shib (province de Missan), tous deux situés dans le sud de l’Irak, ainsi que celui d’al-Mandali, dans la province centrale de Diyala.

Depuis le déclenchement du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran fin février, le pétrole est devenu le thermomètre de cette guerre qui se joue à distance à coups de missiles et de drones. Après six mois de crise aiguë au Moyen-Orient, le marché pétrolier vivait sur un équilibre précaire : le pipeline saoudien Est-Ouest et la baisse de la demande chinoise compensaient tant bien que mal le blocage du détroit d’Ormuz.

Ce fragile édifice vient de s’effondrer avec la fermeture de l’oléoduc, frappé par des drones tirés depuis l’Irak, et la prise du détroit de Bab al-Mandab par les rebelles houthis pro-iraniens au Yémen à l’issue d’une offensive éclair. Le Brent a dépassé les 100 dollars cette semaine et pourrait continuer de grimper dès lundi. Quelles seraient les conséquences pour la suite de la guerre et pour l’économie mondiale ? L’ingénieur et économiste de l’énergie Thierry Bros, enseignant à Sciences Po Paris, nous éclaire sur les scénarios à venir.

L'ENTRETIEN DE THIERRY BROS

Un navire commercial iranien a été ciblé dimanche dans le détroit d’Ormuz par une frappe qui a fait un mort, ont rapporté les autorités sur fond d’affrontements entre l’Iran et les États-Unis autour de cette voie stratégique.

«Un navire marchand a été touché vers 05H00 (01H30 GMT) ce matin au large de l’île de Hengam et de l’île de Qeshm. Une personne a été tuée et trois autres blessées», a déclaré le gouverneur de la ville de Qeshm, Amir Teymouri, cité par la télévision d’Etat et l’agence Tasnim, sans préciser l’origine de cette frappe. Plusieurs explosions avaient été rapportées dans la nuit autour de Qeshm, qui est la plus grande île du détroit d’Ormuz.

Les rebelles houthis du Yémen ont affirmé dimanche avoir attaqué avec des drones et des missiles une base militaire dans le sud de l’Arabie saoudite, pays qui soutient les forces gouvernementales yéménites.

Cette attaque a ciblé «des dépôts d’armes ainsi que des centres de commandement et de contrôle d’où est dirigée l’agression contre notre nation et notre peuple, sur la base militaire de Sharurah», près de la frontière avec le Yémen, a déclaré sur X le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree. La date de cette opération n’a pas été précisée.

Quelque 1.400 personnes ont fui le Yémen, en proie à des combats depuis septembre entre forces gouvernementales et les Houthis, vers Djibouti, a annoncé samedi le ministre djiboutien de l’Économie.

Les Houthis, qui contrôlaient jusque-là une grande partie du nord du pays, dont la capitale Sanaa, et Hodeida (ouest), ont progressé sur la côte en quelques jours, s’emparant jeudi de la ville portuaire de Mokha.

Ils ont ensuite pris le contrôle de la côte et des îles en mer Rouge, consolidant le lendemain leur emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, par lequel passe le trafic maritime à destination et en provenance du canal de Suez. «1.400 réfugiés sont arrivés à Djibouti depuis le Yémen ces dernières 24 heures», a écrit sur X Ilyas Moussa Dawaleh.

Des pirates somaliens ont brièvement arraisonné jeudi un navire au large des côtes du Yémen, ont affirmé samedi la Force navale de l’Union européenne (Eunavfor) et les autorités de sécurité de la région du Puntland, une nouvelle attaque d’un bateau dans la région.

Six hommes armés ont pris d’assaut jeudi le MT Glamour, un navire battant pavillon de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, à environ 70 kilomètres des côtes yéménites, d’après un rapport publié par l’Eunavfor, qui est chargée de la lutte contre la piraterie dans les eaux somaliennes.

L’armée américaine a annoncé samedi avoir refoulé cent navires depuis la reprise, mi-juillet, du blocus imposé par les États-Unis à l’Iran.

«Les forces du Centcom ont détourné 100 navires commerciaux au cours des 60 derniers jours», a assuré le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient sur X, ajoutant qu’«AUCUN navire» n’a franchi le blocus sans son autorisation.

Les États-Unis imposent un blocus des ports iraniens afin de priver Téhéran de revenus, en réponse au verrouillage par l’Iran du détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique.

Les Houthis du Yémen ont affirmé samedi avoir libéré plus de 200 de leurs combattants qui étaient détenus par les forces gouvernementales, soutenues par l’Arabie saoudite, après s’être emparés de plusieurs secteurs sur la mer Rouge ces derniers jours.

«Nous avons accueilli 210 de nos prisonniers libérés des prisons de l’ennemi saoudien sur la côte occidentale», a déclaré le responsable houthi Abdelkader al-Mourtada, lors d’une conférence à Sanaa.

Selon lui, il s’agit de «prisonniers de guerre» qui ont passé entre cinq et huit ans dans les prisons des forces gouvernementales.

Les Houthis, qui contrôlaient jusque-là une grande partie du nord du pays, dont la capitale Sanaa et Hodeida (ouest), ont progressé ces derniers jours vers le sud, s’emparant de plusieurs secteurs sur la mer Rouge proches du stratégique détroit de Bab el-Mandeb.

Au moins 76.000 personnes ont été déplacées au Yémen depuis juillet, leur nombre ayant quadruplé au cours de la semaine écoulée en raison d’une recrudescence des combats, a annoncé l’ONU samedi.

«L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) met en garde contre une crise de déplacement qui s’aggrave rapidement au Yémen, et qui évolue d’heure en heure», a déclaré l’agence onusienne dans un communiqué. «Au moins 76.000 personnes ont fui leur domicile depuis juillet (...) soit quatre fois le total de la semaine dernière, à mesure que les combats s’intensifient», a-t-elle ajouté.

Le président iranien Massoud Pezeshkian et le prince héritier émirati cheikh Khaled ben Mohamed ben Zayed Al Nahyane se sont entretenus samedi à New Delhi en marge du sommet des dirigeants des Brics, a annoncé sur X l’ambassade d’Iran en Inde, en publiant une photo des deux dirigeants.

Cette rencontre intervient alors que les Émirats arabes unis ont suspendu en août leurs échanges commerciaux et financiers avec Téhéran, en conflit avec les États-Unis depuis février, après avoir été visés par des missiles iraniens. L’ambassade d’Iran avait parlé de manière erronée, pour cette rencontre, du «président» des Émirats.

Donald Trump a dit samedi que les Houthis pro-iraniens du Yémen, qui se sont emparés d’un point de passage stratégique entre la mer Rouge et le golfe d’Aden, avaient demandé aux États-Unis de ne pas intervenir.

«Nous avons eu des discussions. Les Houthis nous ont appelés» et «ils ne veulent pas que nous nous en prenions à eux», a dit le président américain, au cours d’un échange avec la presse pendant une visite en Irlande.

Des organismes chinois ont fourni à l’Iran des images satellitaires d’une base en Jordanie avant et après une attaque qui a coûté la vie à trois soldats américains en juillet, rapporte le Wall Street Journal, dans un contexte de tensions entre Washington et Pékin.

Trois soldats ont trouvé la mort le 17 juillet dans des frappes de missiles iraniens contre la base aérienne Muwaffaq Salti, en Jordanie, où sont stationnées des forces américaines. Des responsables américains anonymement cités dans l’article publié par le Wall Street Journal vendredi soir n’ont pas identifié les entités chinoises concernées et ne suggèrent pas que Pékin soit directement responsable.

La question a été abordée avec des responsables chinois, qui ont demandé des preuves du transfert de ces images satellitaires et n’ont pas reconnu que des entreprises chinoises étaient impliquées dans leur fourniture à Téhéran. Le sujet pourrait revenir sur la table lors de la réception par le président américain Donald Trump à la Maison Blanche du président chinois Xi Jinping le 24 septembre.

Donald Trump a mis en garde les autorités chinoises contre la vente d’armes à l’Iran et, en mai, Washington a sanctionné trois entreprises de satellites basées en Chine pour avoir facilité les opérations militaires iraniennes. La Chine est l’un des principaux partenaires économiques de l’Iran, achetant une grande partie de sa production pétrolière, et également un soutien diplomatique important.

What to Watch

AI outlook — possibilities, not facts

  • Le Brent pourrait continuer de grimper dès lundi.

    Likely · Within days

  • Rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping le 24 septembre.

    Very likely · Within weeks

Open Questions

  • Quelles seront les mesures exactes prises par les États-Unis en réponse aux actions houthies ?
  • Quel sera l'impact à long terme sur les livraisons de pétrole chinois ?

Related Topics

This article was originally published by Le Figaro Actualités.

Related Stories

More on this topicirak