
L'écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien rejette les accusations selon lesquelles son roman 'C'était ça ou mourir' aurait été écrit avec l'aide d'une intelligence artificielle, défendant son style littéraire comme hérité de la tradition haïtienne et caribéenne, tandis que son éditeur Grasset renouvelle sa confiance absolue en lui.
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Thélyson Orélien, écrivain canado-haïtien, publie son roman 'C'était ça ou mourir' chez Grasset, suscitant des accusations d'utilisation d'intelligence artificielle dans son écriture, ce qu'il réfute en invoquant son héritage littéraire haïtien et caribéen.
On peut discuter de mon style, mais faire de ces procédés" d'écriture "des preuves d'intelligence artificielle n'a rien à voir avec la critique littéraire", dénonce l'écrivain Canado-Haïtien Thélyson Orélien dans un communiqué transmis mardi 22 septembre à France Inter par les éditions Grasset. L'auteur est la cible d'attaques l'accusant d'avoir eu recours à l'intelligence artificielle pour l'écriture de son roman C'était ça ou mourir.
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"Je me demande si l'on ne soupçonnerait pas aussi [Aimé] Césaire ou Jacques Stephen Alexis, dont je tente modestement d'apprendre la liberté de langue", interroge Thélyson Orélien. "J'ai commencé à écrire C'était ça ou mourir à l'automne 2017 et j'en ai achevé le premier jet en 2019", explique-t-il. "Je viens d'une tradition littéraire haïtienne et caribéenne où la poésie, les images, les répétitions et le rythme portent une parole vivante. C'est dans cet héritage que ma voix s'est construite", se justifie l'auteur.
Grasset renouvelle sa "confiance absolue"
"Merci aux lecteurs qui accueillent ce livre et lui donnent une place dans leur vie. Leur confiance m'aide à traverser cela. Dans un monde où certains voudraient toujours vérifier d'où l'on vient avant d'écouter ce que l'on dit, cet accueil me touche profondément", poursuit-il.
De leur côté, les éditions Grasset "s'élèvent fermement contre tout propos malveillant affirmant de façon péremptoire que le livre aurait été nourri ou écrit par une IA, qui blessent affreusement l'écrivain au parcours exceptionnel".
Les équipes de Grasset disent se ternir "aux côtés de cet homme venu à Paris défendre son travail de création, original, puissant. Elles lui renouvellent leur confiance absolue, leur admiration pour son travail poétique mené depuis vingt ans, leur proximité amicale et unique, contre toute machine ou tentative de mesurer, normer, ou faire taire les écritures à jamais libres".
Un collectif derrière la polémique
"Nous sommes inquiets de voir la bouillie IA envahir nos écrans et maintenant nos livres", a expliqué mardi à France Culture le collectif derrière le compte X accusant Thélyson Orélien d'avoir eu recours à l'IA pour écrire son roman. Dans des messages privés sur X échangés avec France Culture, ce collectif de cinq personnes affirme être sans lien avec le monde de l'édition ou avec une quelconque entreprise privée.
Le collectif a soumis plusieurs extraits du livre à un logiciel de détection d'IA, Pangram qui est considéré comme l'un des détecteurs d'IA les plus fiables du marché. Le collectif, qui souhaite rester anonyme, indique à France Culture s'être intéressé à cet ouvrage parce que "l'usage de l'IA y paraissait particulièrement flagrant" et parce qu'il "est en lice pour gagner des prix".
Ces individus expliquent "redouter l'avènement d'un monde où les productions textuelles IA évinceraient entièrement le contenu humain, décourageraient l'écriture humaine et l'effort intellectuel, et signeraient peut-être la fin de la lecture".
AI outlook — possibilities, not facts
Grasset continuera de soutenir Thélyson Orélien dans ses futurs projets littéraires.
Likely · Within months
Le débat sur l'utilisation de l'IA dans l'écriture littéraire continuera de gagner en visibilité dans les médias francophones.
Very likely · Within weeks

Editions Grasset reacted Tuesday to the accusations launched on The publisher denounces 'malicious' remarks and defends the originality of the work of the author, winner of the Fnac Prize.

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