Un centenaire allemand accusé de complicité de meurtres dans un camp nazi
Quick Look
- Un homme de 105 ans, ancien gardien du camp nazi de Senne en Allemagne, est accusé de complicité de meurtres multiples durant la Seconde Guerre mondiale.
- L'enquête, ouverte par le tribunal de Dortmund, souligne que les crimes nazis ne sont pas soumis à prescription en Allemagne.
- Un autre centenaire, lié au camp de Hemer, fait également l'objet d'une enquête.
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Why It Matters
Le camp de Senne (Stalag 326 VI K) a détenu entre 180 000 et 200 000 prisonniers soviétiques de 1941 à 1945, soumis au travail forcé, à la faim et aux maladies. En Allemagne, les crimes de meurtre et de complicité de meurtre ne sont pas soumis à prescription.
Un centenaire rattrapé pour des faits commis il y a plus de 80 ans. Une enquête a été ouverte en Allemagne contre un homme de 105 ans, soupçonné d’avoir été gardien dans le camp nazi de la Senne durant la Seconde Guerre mondiale. L’affaire a été dévoilée par le tabloïd allemand Bild, qui précise qu’un autre ancien fonctionnaire du régime avait lui aussi fait l’objet d’une enquête. Il est toutefois mort avant qu’un procès ne puisse être ouvert.
Accusé de «complicité de meurtres»
L’information a été confirmée par le tribunal de Dortmund auprès de l’AFP : «le suspect, aujourd’hui âgé de 105 ans, serait un ancien gardien du camp de prisonniers de guerre Stalag 326 VI K». Le centenaire, ancien soldat de la Wehrmacht (l’armée du IIIe Reich), est accusé de «complicité de meurtres multiples dans le cadre de ses fonctions de gardien au camp de Senne». Situé près de Paderborn (Rhénanie-du-Nord-Westphalie), il a accueilli, de 1941 à 1945, entre 180.000 et 200.000 détenus d’origine soviétique contraints au travail forcé dans des conditions déplorables, soumis à la faim et aux maladies.
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En Allemagne, le meurtre et la complicité de meurtre n’étant pas soumis à la prescription, le centenaire pourrait être jugé pour ses actes s’il est apte à comparaître. Selon Bild, le dernier procès pour crimes nazis a vu la condamnation d’une femme de 97 ans, ancienne secrétaire du camp de la mort de Stutthof, à une peine de deux ans de mise à l’épreuve. La nonagénaire avait été impliquée dans plus de 10.500 affaires de meurtre. Depuis près d’un an, la justice mène l’enquête sur un autre centenaire qui aurait servi, lui aussi comme gardien, dans le camp de prisonniers de guerre de Hemer.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Le tribunal de Dortmund évaluera l'aptitude du suspect à comparaître.
Likely · Within weeks
L'enquête sur le prétendu gardien du camp de Hemer se poursuivra.
Possible · Within months
Open Questions
- Le suspect de 105 ans est-il apte à comparaître devant un tribunal ?
- Quelles preuves spécifiques existent contre le centenaire accusé ?
- L'enquête sur le prétendu gardien du camp de Hemer aboutira-t-elle à des charges ?






