
Clémence Guetté a justifié le refus de son parti de cosigner la proposition de loi qui arrive le 1er octobre à l'Assemblée.
La députée LFI Clémence Guetté juge "trompeur" et incomplet le projet de loi contre les violences sexuelles examiné le 1er octobre, regrettant l'absence de prévention et de moyens financiers suffisants.
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Une proposition de loi intégrale contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants doit être examinée à l'Assemblée le 1er octobre.
La proposition de loi intégrale contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants, qui doit arriver le 1er octobre à l'Assemblée en séance, a «un nom trompeur car il y a des manques», a estimé Clémence Guetté (LFI) pour justifier que son parti n'a pas co-signé le texte.
«Il y a des manques qui sont absolument fondamentaux, je pense aux questions de prévention de ces violences sexistes et sexuelles. On ne peut pas prétendre combattre des violences qui sont systémiques dans notre pays en ne voyant qu'un petit bout de la lorgnette», a argumenté la députée du Val-de-Marne sur Franceinfo.
Ce texte est soutenu par 240 députés issus de huit groupes politiques hors LFI, RN et UDR, ainsi que par une coalition de 150 associations féministes et de protection de l'enfance. L'objectif est de couvrir toute la chaîne des violences : de la prévention au repérage des victimes jusqu'au jugement des auteurs.
«On discute avec la coalition des 150 associations et nos positions sont mieux comprises que ce que vous semblez dire», a assuré Clémence Guetté. «Il faut des moyens. Les associations demandent 3 milliards. Dans le budget que nous allons examiner juste après la loi intégrale, il n'y a pas assez, il y a un engagement qui est symbolique», a-t-elle déploré. «Nous allons faire des amendements (...) il y a beaucoup de choses à améliorer», a-t-elle ajouté, sans dire ce que serait le vote final de LFI.
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Dépôt d'amendements par LFI sur le texte de loi
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