Le réseau CCI France dresse un bilan alarmant des violences et appelle à une interdiction des manifestations jusqu'aux fêtes de fin d'année.
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Le secteur du commerce en France subit des crises successives depuis 2018, incluant les gilets jaunes, la pandémie de Covid-19 et les émeutes de 2023.
Plus de 2 500 commerces ont été dégradés lors des violences en marge des récentes manifestations en France, dont 1 161 visés par des pillages, des saccages ou des incendies, a indiqué mardi 27 octobre le réseau des chambres de commerce CCI France. «2 488 commerces ont été touchés le 17 octobre et 50 commerces touchés le 24 octobre», selon un bilan de CCI France, qui précise que «1 161 commerces ont été fortement dégradés (pillage, saccage ou incendie)». Ces dégradations interviennent alors que le secteur essuie des crises successives depuis 2018, a rappelé lors d’une conférence de presse en ligne le président de CCI France Alain Di Crescenzo, citant les manifestations des gilets jaunes, la crise sanitaire du Covid-19, la guerre en Ukraine, les émeutes qui ont suivi la mort de Nahel Merzouk en 2023 ou encore le pouvoir d’achat en berne.
Les conséquences sont une baisse du chiffre d'affaires de 80 % les samedis de manifestation pour les commerces de centre-ville, notamment dû au fait que les consommateurs évitent ces zones en raison des manifestations, selon le réseau CCI France, qui précise que novembre et décembre représentent 40 % du chiffre d'affaires annuel des commerces de proximité. «Il faut absolument relancer le commerce», a affirmé Alain Di Crescenzo. Il demande une interdiction des manifestations jusqu'aux fêtes de fin d'année.
Une mobilisation de la communauté entrepreneuriale
La ville de Marseille et sa métropole ont été encore plus touchées par les violences que Paris et l'Île-de-France : 527 commerces ont été touchés dont 331 sinistrés et 128 pillés intégralement, a énuméré Jean-Luc Chauvin, président de la CCI Aix Marseille Provence. Un fonds d'urgence de soutien a recueilli 12 millions d'euros grâce aux contributions de la métropole marseillaise, du département, de la région et de grandes entreprises. «Il y a une vraie mobilisation de la communauté entrepreneuriale, qui se sent très solidaire et attachée à ce qui s'est passé pour les commerçants», a salué Jean-Luc Chauvin, évoquant par exemple la mise à disposition gratuite de fourgons utilitaires pour des commerces sinistrés.
Sur la zone Lyon/Saint-Étienne/Roanne, troisième zone la plus touchée après Marseille et Paris, 307 commerces ont été dégradés et la CCI a tenté de limiter les dégâts en engageant une quarantaine d'agents de sécurité privés. «Ce n'est pas notre mission la sécurité, c'est une première sous la gouverne du préfet qui était en demande. On a mis en place un dispositif en un temps record» qui n'a pas vocation à être renouvelé, a expliqué le président de la CCI Philippe Valentin. Il estime que le 17 octobre, une vingtaine de commerces ont pu être «sauvés».
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Demande d'interdiction des manifestations jusqu'aux fêtes de fin d'année.
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