
De nombreuses personnalités politiques du centre à l'extrême droite ont assisté à la messe du pape Léon XIV place de la Concorde à Paris, tandis que les responsables de gauche ont préféré participer aux marches pour le climat, soulignant un clivage sur la laïcité et le rassemblement national.
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La visite du pape Léon XIV en France intervient dans un contexte de débats renouvelés sur la laïcité, après la polémique de 2023 concernant la participation du président Emmanuel Macron à une messe au stade Vélodrome de Marseille.
Y être... ou pas. De nombreuses personnalités politiques du centre jusqu'à l'extrême droite ont assisté samedi à la messe célébrée par le pape Léon XIV, dont la venue en France suscite un vif engouement populaire. Dans une des tribunes installées place de la Concorde à Paris: le premier ministre Sébastien Lecornu, les présidents du Sénat Gérard Larcher et de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse. Également présents, l'épouse du chef de l'État Brigitte Macron et l'ancien président Nicolas Sarkozy.
Les deux ex-premiers ministres macronistes, Édouard Philippe (Horizons) et Gabriel Attal (Renaissance), avaient fait le déplacement, de même que la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen et le président du parti Jordan Bardella, accompagnés de nombreux députés, ou encore le patron de LR Bruno Retailleau.
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«C'était un formidable moment de communion avec les catholiques, mais aussi avec tout le peuple français. Un message de paix, d'espérance pour cette visite du pape Léon en France», a salué en quittant les lieux Jordan Bardella auprès du journaliste indépendant Paul Larrouturou. Gabriel Attal a évoqué lui «un très bon moment», et des foules nombreuses illustrant le besoin de «concorde» et de «rassemblement» des Français.
Les responsables de gauche étaient eux absents, beaucoup ayant fait le choix de participer plutôt aux marches pour le climat. Absent aussi, le chef de l'État, qui a accueilli le pape à l'aéroport puis à l'Élysée vendredi. En 2023, il avait assisté à la messe du précédent souverain pontife au stade Vélodrome de Marseille, provoquant une polémique sur le respect de la laïcité.
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Événement «fédérateur»
Invité de la chaîne France Info samedi, le vice-président du RN Sébastien Chenu a jugé que le chef de l'État «aurait pu» se rendre à cette messe, un événement «très fédérateur», et auquel on peut assister «sans être nécessairement catholique». «La laïcité, ce n'est pas l'interdiction d'aller assister à un culte», a-t-il insisté, écartant par ailleurs toute volonté de «récupération» des élus RN.
Interrogé sur l'affirmation du pape, selon laquelle la «juste laïcité ne consiste pas à exclure la religion de l'espace public», M. Chenu a récusé qu'elle puisse s'adresser à son camp, partisan d'interdire le port du voile islamique dans la rue. «Nous, on combat l'islamisme, on ne combat pas une religion», a-t-il affirmé.
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Sur X, le premier secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure, a ironisé sur la présence des représentants du RN place de la Concorde, rappelant que le pape s'était rendu dans la matinée dans un centre d'accueil pour migrants, preuve selon lui de la possibilité de «vivre ensemble dans la dignité et la paix». «Message directement adressé à tous les candidats qui se sont pressés pour aller sur la photo avec le pape pour mieux le contredire par leurs programmes», a taclé Olivier Faure.
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Ne se cachant pas de sa pratique catholique, la cheffe des Écologistes Marine Tondelier, qui a accouché il y a huit jours, a préféré participer à la Marche pour le climat à Arras. Jean-Luc Mélenchon, candidat LFI à la présidentielle, était présent à celle de Paris, tandis que François Ruffin (Debout!) a défilé à Amiens et François Roussel (PCF) à Valenciennes.
Vendredi soir, l'Insoumis Bally Bagayoko avait en tant que maire de Saint-Denis accueilli le pape, venu conclure une veillée de prière au Stade de France. «Un moment extrêmement émouvant», a-t-il commenté sur X. Le député PCF Stéphane Peu a indiqué sur le même réseau avoir participé à cette veillée, avec son collègue Fabien Gay, à l'invitation de l'évêque de Saint-Denis.
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Le débat sur la laïcité en France sera relancé dans les semaines à venir, avec de nouvelles propositions législatives ou des prises de position publiques des partis.
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