Bilan touristique estival contrasté en France marqué par le retour des clientèles étrangères
La saison touristique estivale 2023 s'avère satisfaisante dans le nord et grâce aux touristes étrangers, malgré les difficultés des vacanciers français face à l'inflation et la canicule.
Quick Look
- La saison touristique estivale en France affiche un bilan contrasté.
- Si le nord, la montagne et les clientèles étrangères ont sauvé la saison, les touristes français ont restreint leurs séjours en raison du pouvoir d'achat et des fortes chaleurs.
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Why It Matters
Le cabinet Protourisme analyse régulièrement les tendances et les bilans de la fréquentation touristique en France lors des saisons estivales.
La saison touristique estivale affiche un bilan "contrasté", "satisfaisant, voire bon" dans le nord de la France mais plus difficile ailleurs, explique lundi 31 août sur franceinfo Didier Arino, directeur général du cabinet de conseil Protourisme. Mais "ce qui a sauvé la saison estivale", selon lui, c'est la progression des clientèles étrangères, européennes et extra-européennes. "Les clientèles américaines, asiatiques ont permis à Paris, à des destinations comme la Côte d'Azur, à Nice, à Cannes, d'avoir de beaux taux d'occupation, une belle fréquentation", détaille-t-il.
Concernant les touristes européens, il y a eu "plus d'Allemands, plus de Belges, plus de Suisses", souligne le directeur général du cabinet de conseil Protourisme. Une hausse qui a permis de compenser "en partie la baisse des nuitées des clientèles françaises". Car du côté des touristes français, un pouvoir d'achat plus faible, des épisodes de canicule et des incendies ont mis en difficulté les acteurs du tourisme dans certaines régions de France. "Avec un pouvoir d'achat contraint, avec des prix des carburants élevés, les Français ont cherché à partir moins loin pour des vacances moins coûteuses", explique M. Arino, citant notamment la Normandie.
Un "étalement" de la fréquentation touristique
La météo a fortement différencié le taux d'occupation touristique, selon les territoires. Les zones de l'intérieur de l'Hexagone, sans littoral ni lac, ont particulièrement souffert, les vacanciers recherchant la fraîcheur. "Ces destinations ont subi une baisse parfois importante de leur fréquentation touristique", confirme Didier Arino. À l'inverse, la montagne a profité de la recherche de fraîcheur. "La canicule a plutôt eu un effet booster sur les réservations de dernière minute de ceux qui n'en pouvaient plus d'être dans les villes", relève Didier Arino. "Les loueurs de vélo, de canoë, toutes les activités de pleine nature", ont aussi pâti des fortes chaleurs. La baisse de fréquentation des parcs à thème et parcs de loisirs constitue également, selon lui, un phénomène "assez inédit".
Le directeur général du cabinet de conseil Protourisme souligne enfin la montée en puissance de septembre, favorisée par des tarifs moins élevés. "On voit un étalement de la fréquentation touristique. Ça signifie qu'on est quand même de moins en moins dépendant de juillet-août". Mais pour retrouver une croissance durable, le secteur reste dépendant de la situation économique des ménages. "Tant qu'on n'aura pas une augmentation du pouvoir d'achat, ça sera compliqué de continuer à avoir une croissance dans notre secteur", prévient Didier Arino.
Open Questions
- Quel est le chiffre d'affaires exact généré par la saison estivale ?
- Quelles seront les mesures d'aide pour les acteurs du tourisme intérieur ?





