Chauffage cet hiver : stocks de gaz rassurants, mais flambée des factures à redouter
Interrogée sur RMC, la présidente de la CRE Emmanuelle Wargon se veut confiante sur les stocks de gaz français tout en alertant sur la hausse des prix liée aux tensions géopolitiques.
Quick Look
- La présidente de la CRE, Emmanuelle Wargon, exclut un arrêt brutal du chauffage cet hiver, estimant les stocks de gaz rassurants à 71%.
- Elle alerte toutefois sur une hausse des factures en raison des tensions au Moyen-Orient et des marchés internationaux.
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Why It Matters
Les stocks de gaz français atteignent 71% et visent 85% avant l'hiver. Le prix repère de vente du gaz a augmenté de 5,6% le 1er septembre.
Faut-il craindre un arrêt brutal du chauffage cet hiver ? Le scénario catastrophe semble exclu, rassure la présidente de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), Emmanuelle Wargon. Au micro de RMC ce mercredi matin, elle est revenue sur le niveau des stocks français, jugeant « les chiffres relativement rassurants ». Pour l’heure, le taux de remplissage atteint 71%. L’objectif est de passer le seuil des 85% au moment d’entrer dans la saison froide. « Je suis assez confiante sur le fait qu’on y arrivera », a ajouté la présidente de la CRE.
Si le risque de coupure s’éloigne, celui d’une flambée de la facture pour le consommateur, en revanche, reste bien présent. Le regain de tensions au Moyen-Orient a poussé les contrats à terme du TTF néerlandais, la référence européenne, au plus haut depuis plus de trois ans. Il atteint 74,14 euros le mégawattheure contre 30 euros environ avant le début des hostilités au Moyen-Orient. « Nous sommes complètement dépendants des marchés internationaux », a reconnu Emmanuelle Wargon. Autre facteur négatif, l’Europe se prépare à la sortie progressive du GNL russe à partir du 1er janvier 2027. Résultat, la concurrence pour accéder aux sources d’approvisionnement restantes s’exacerbe.
Prix du gaz en hausse de 5,6 %
Un premier pas a été franchi ce 1er septembre. Le prix repère de vente du gaz a augmenté de 5,6%, passant de 162,89 euros à 172,05 euros TTC par mégawattheure (MWh). Quelque 6 millions de ménages ayant souscrit une offre indexée sur ce prix moyen, qui varie chaque mois, sont concernés. Jusqu’où la note pourrait-elle flamber ? La présidente de la Commission n’a pas voulu s’avancer sur un chiffre.
Bonne nouvelle néanmoins, à l’inverse de la crise de 2022, les prix de l’électricité, eux, devraient connaître une progression plus limitée. Il y a quatre ans, la France avait simultanément dû faire face à un bond des prix du gaz, suite à l’invasion russe de l’Ukraine, mais également à d’importants problèmes de disponibilités sur ses centrales nucléaires. Résultat, Paris avait massivement importé de l’électricité au moment où celle-ci était particulièrement chère à produire chez ses voisins. « Aujourd’hui, nous avons une bonne disponibilité de nos centrales », a pointé Emmanuelle Wargon. Si elle n’exclut pas une légère hausse des prix, celle-ci sera « moindre que dans le reste de l’Europe ».
Open Questions
- Jusqu'où les factures de gaz vont-elles augmenter cet hiver ?
- Quel sera le niveau final des stocks de gaz avant l'hiver ?






