Derailment of a TER in Normandy: the investigation continues to determine the origin of the rail on the track
Un train reliant Rouen à Caen a déraillé après avoir heurté un rail de 300 kilos, faisant 44 blessés.
Quick Look
- A TER linking Rouen to Caen derailed in Cléon after hitting a 300 kg rail, causing 44 injuries.
- Authorities are investigating the origin of the object, without ruling out any leads, despite political speculation of foul play.
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Why It Matters
Un train TER a déraillé près de Cléon après avoir percuté un rail de 300 kg déposé sur la voie. L'accident a fait 44 blessés, dont une personne grièvement touchée.
Comment un bout de rail long de cinq mètres et pesant près de 300 kilos a-t-il bien pu arriver sur les voies du TER reliant Rouen à Caen, en Normandie ? C’est la question qui occupe depuis vendredi soir les enquêteurs de la police judiciaire de Rouen et du Bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT). Si la piste d’un acte de malveillance est dans tous les esprits, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a demandé ce dimanche à « rester extrêmement prudent ».
Le déraillement s’est produit vers 19h45 entre les gares de Tourville et d’Elbeuf-Saint-Aubin, au niveau de la commune de Cléon, à proximité d’une usine Renault. Le train avec 186 personnes à son bord a heurté à pleine vitesse le rail. Quarante-quatre passagers ont été blessés, dont une grièvement. Cette jeune femme de 18 ans, dont le pronostic vital était engagé, est toutefois hors de danger ce dimanche. Un bilan qui, aux yeux des autorités, aurait pu être bien plus lourd compte tenu de la violence du choc : le train a immédiatement déraillé, la cabine du conducteur s’est retournée.
« Il faut rester extrêmement prudent »
« Quand vous avez un rail qui se retrouve sur une voie ferrée et que le conducteur dit qu’il a vu un rail en arrivant et qu’il a déclenché un freinage d’urgence, on peut effectivement penser que quelqu’un l’y a mis », a admis le ministre de l’Intérieur sur France 2. Cependant, les causes de la présence de cet objet restent pour l’instant « inconnues ». « Il faut rester extrêmement prudent […] mais pour l’instant, il n’y a aucune piste qui est écartée. Finalement, il n’y en a aucune qui est privilégiée », a-t-il insisté.
Dès samedi, plusieurs responsables politiques ont toutefois évoqué un acte volontaire. Le président centriste de la région, Hervé Morin, a estimé qu’un « acte criminel » était « l’hypothèse la plus probable ». Le maire d’extrême droite de Nice, Éric Ciotti, a quant à lui assuré que le déraillement est « le fruit d’un attentat ». Des conclusions hâtives que le procureur de la République de Rouen a démenti samedi soir. « À ce stade, aucun élément ne permet d’évoquer un acte de “malveillance” commis avec l’intention délibérée de faire dérailler le train, et donc encore moins un “attentat” », a-t-il souligné.
« Le conducteur de ce train n’a rien vu »
Ce dimanche, les auditions se poursuivent et la boîte noire du train est en cours d’analyse. Une source ferroviaire interrogée par l’AFP précisait que la voie avait été empruntée « une heure avant par un train qui allait dans le même sens » et « une demi-heure avant par un train passant dans l’autre sens ». Et d’insister : « Le conducteur de ce train n’a rien vu alors qu’ils ont pour consigne d’observer et de signaler des anomalies. Il n’y avait pas de travaux SNCF sur les lieux du déraillement. »
S’il n’y a pas de caméras de surveillance précisément sur les lieux de l’accident, les enquêteurs s’attachent à analyser celles des alentours afin notamment de déterminer s’il y a eu un passage « anormal » sur la zone. De même, l’analyse du bornage téléphonique pourrait permettre d’aiguiller les enquêteurs.
Open Questions
- Comment le rail a-t-il été déposé sur la voie ?
- Qui est responsable de la présence de cet objet ?



