
Le parquet de Vesoul précise les circonstances du triple homicide suivi d'un suicide survenu en Haute-Saône.
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Quatre corps ont été retrouvés le 2 septembre dans une propriété à Gy. L'enquête privilégie la piste d'un drame familial sur fond de séparation.
Trois jours après la découverte de quatre corps dans ce qui s’apparente à un drame familial, l’enquête sur l’affaire de Gy s’affine. Dans un communiqué transmis ce samedi 5 septembre, le parquet de Vesoul détaille les conclusions des autopsies pratiquées sur les quatre victimes retrouvées mercredi 2 septembre dans une propriété de cette commune de Haute-Saône. Selon ces éléments, la mort des deux enfants - âgés de 6 et 10 ans - résulte d’un «tir d’arme à feu unique reçu par chacun» d’eux à la «face postérieure du tronc.» Un tir que le médecin légiste juge compatible avec une «courte distance», détaille le procureur de la République de Vesoul, Arnaud Grécourt.
Le décès de l’homme de 42 ans, considéré comme l’auteur des faits avant de retourner l’arme contre lui, est quant à lui consécutif à un tir «unique porté en région mentonnière», probablement à bout touchant, indique le parquet, qui précise par ailleurs que cet homme n’avait «jamais été condamné pour des atteintes aux personnes». Une issue survenue après qu’il eut également donné la mort à sa belle-mère en lui portant «trois coups de couteau portés dans le thorax et l’abdomen», des coups appuyés par des traces évocatrices d’une «strangulation», révèle le parquet.
Le père s’était lui-même dénoncé aux gendarmes
Ces conclusions médico-légales viennent ainsi préciser le déroulé d’un drame dont les contours s’étaient déjà dessinés à travers les témoignages de proches et de voisins. Selon un homme croisé par l’AFP près des lieux du drame, ce jeudi 3 septembre, et qui s’est présenté comme son cousin, le père de famille, quadragénaire, aurait commis le triple homicide au moment où sa belle-mère venait chercher les enfants. «Il a filmé la scène et l’a envoyée à sa femme en lui disant : voilà ce que tu mérites», avant de faire suivre les images à ses frères, a raconté le cousin. D’après lui, sa compagne voulait le quitter depuis une infidélité qu’il lui avait faite il y a plusieurs mois, a-t-il rapporté. Ils semblaient s’être réconciliés, partant ensemble en vacances en Grèce cet été, mais mercredi, elle avait demandé à sa mère d’aller chercher les enfants en lui disant : «Je n’ai plus envie d’y retourner».
Selon une source officielle anonyme, le couple était «en instance de divorce - appartenant à la communauté des gens du voyage -, qui était en train de construire leur maison». Une hypothèse aujourd’hui «privilégiée», indique le procureur de Vesoul dans son communiqué. Âgé de 42 ans, ce père de famille travaillait dans le bâtiment, selon l’un de ses voisins. Sa belle-mère était, elle, âgée de 74 ans.
Le mercredi 2 septembre, c’est lui qui avait alerté les gendarmes de la brigade de proximité de Gy, en signalant avoir tué ses enfants, assure le parquet dans son communiqué. Un appel qui avait ainsi conduit les militaires à découvrir, à leur arrivée, les corps sans vie des deux garçons dans un véhicule utilitaire stationné près du bungalow familial, et ceux des deux adultes à l’intérieur de celui-ci. Les investigations, confiées à la brigade de recherches de Vesoul, se poursuivent notamment sur les «supports numériques saisis» et sur d’éventuels échanges antérieurs ou concomitants aux faits, tandis que des analyses complémentaires ont été ordonnées pour affiner les circonstances exactes du drame, assure le procureur de Vesoul.

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