Élections de mi-mandat aux États-Unis : la popularité de Donald Trump en berne, républicains résignés et démocrates mobilisés
À deux mois des élections de mi-mandat, les partisans républicains s'attendent à des défaites face à la baisse de popularité de Donald Trump, tandis que les démocrates se mobilisent sur le terrain économique et l'immigration.
Quick Look
- À deux mois des élections de mi-mandat aux États-Unis, la popularité de Donald Trump chute à un niveau bas.
- À Atlanta en Géorgie, les républicains se montrent fatalistes face aux tensions économiques et géopolitiques, tandis que les démocrates relancent leur militantisme sur le terrain.
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Why It Matters
À deux mois des élections de mi-mandat prévues le 3 novembre, la popularité du président Donald Trump est en baisse.
À deux mois désormais des élections de mi-mandat, qui auront lieu mardi 3 novembre, les fameux "Midterms" en anglais, la popularité de Donald Trump s'érode. Il n'y a désormais plus qu'un Américain sur trois pour soutenir l'actuel président des États-Unis, ce qui, outre-Atlantique, représente un niveau particulièrement bas. Le Parti démocrate espère dès lors en profiter et faire basculer la majorité au Congrès.
Au deuxième étage d'un bar d'Atlanta, en Géorgie, un État situé dans le sud des États-Unis, la lumière est tamisée. Une petite odeur de tonneau et de friture se dégage. Habituellement, on vient plutôt ici regarder des matchs de baseball.
C'est désormais là que les Jeunes républicains du coin se donnent régulièrement rendez-vous. Ces derniers ne se font pas beaucoup d'illusions sur l'issue du vote. "Ça ne sent pas très bon. A priori, les démocrates vont gagner à la Chambre des représentants. Pour le Sénat, c'est plus serré. La guerre en Iran, ce n'était pas l'idée du siècle, Zac, dans son petit costume gris, met directement les pieds dans le plat. Selon lui, les républicains vont payer politiquement l'enlisement en Iran et la hausse des prix, notamment du carburant. Ça plombe le président Trump dans les sondages et il s'entête, alors que la situation est mauvaise. Visiblement, on ne va pas gagner"
"Les démocrates ont un boulevard", estime pour sa part Ben, qui se joint à la conversation : "Leur angle d'attaque sur le pouvoir d'achat est bon. C'est ce que les gens veulent entendre."
"Les questions économiques, c'est la priorité des gens quand ils votent."
Zac, membre des Jeunes Républicains d'Atlanta
à franceinfo
Le bras de fer engagé sur les droits de douane avec le Canada risque encore de faire s'envoler les prix. Seth Daniels, le vice-président des Jeunes républicains d'Atlanta, s'avoue désemparé : "L'Iran, c'est l'ennemi des États-Unis. C'est ainsi depuis 50 ans, et sur ce front, j'aimerais qu'il y ait des progrès. En revanche, je ne suis pas du tout le président Trump sur le Canada. Je ne comprends pas ce qu'il fait."
"Ça ne va pas être bon pour les midterms, c'est sûr, cela ne nous aide pas."
Ben, membre des Jeunes Républicains d'Atlanta
à franceinfo
Attablés devant leurs bières et leurs ailes de poulet, ces républicains pourtant convaincus se préparent à avaler une potion amère. Et, sans se cacher, ils pensent déjà à l'étape d'après, celle de l'après-Trump. "Je ne lui voue pas une loyauté à la vie, à la mort. Il y a des sujets où tu te demandes quelles sont ses priorités et si c'est vraiment l'intérêt supérieur des Américains", confie Zac. "Je crois qu'on n'arrive pas loin de la fin l'ère Trump. Cela remettra les compteurs à zéro et on pourra passer à autre chose", lance à son tour Ben.
Du côté des démocrates, en revanche, le moral se porte beaucoup mieux. "C'est notre moment", lance Anne-Marie, convaincue que les excès de Donald Trump servent son camp : "La dynamique est de notre côté, c'est sûr. La guerre en Iran, le Groenland, le Canada, le Golfe et le lac d'Amérique. C'est fou !"
Il est 9 heures du matin, un samedi, et Anne-Marie retrouve d'autres sympathisants démocrates, cette fois dans le parc d'une église entourée de forêt, située dans la banlieue d'Atlanta. Il fait encore particulièrement chaud et humide en ce moment, mais la retraitée est venue se former au porte-à-porte. Casquette Kamala Harris sur la tête, souvenir de la dernière présidentielle, Emily dispense ses conseils : "Essayez de trouver quelque chose qui compte pour eux. S'ils s'inquiètent des data centers, du coût de la vie, du prix de l'essence ou encore des pratiques de la police de l'immigration à l'égard de leur communauté."
"C'est la bonne stratégie", approuve Brooks, âgé d'une cinquantaine d'années et avocat de métier : "J'ai des convictions personnelles, mais en Géorgie, quand je frappe aux portes, je les mets en sourdine, car il y a des chances que la personne à qui je parle soit plus concernée par sa facture d'électricité, ou le prix de sa mutuelle."
Les démocrates doivent aussi faire campagne sur les dérives de l'ICE, la police de l'immigration, selon Steven qui en parle avec beaucoup d'émotion. "Je suis le fils de survivants de l'Holocauste, qui comprend les valeurs que mes parents sont venus chercher ici, explique-t-il. Ils doivent se retourner dans leur tombe. Trop d'honnêtes gens, qui travaillent, qui n'ont peut-être pas la nationalité, mais qui apportent beaucoup au pays, sont arrêtés, juste pour remplir des quotas."
"Ça me réconforte de voir autant de volontaires, qui ne seraient peut-être pas venus il y a six mois. Ils se réveillent."
Steven, fils de survivants de l'holocauste
à franceinfo
Le 3 novembre prochain, le résultat s'annonce serré. Et quel qu'il soit, les militants démocrates se préparent déjà, eux aussi, à lancer toutes leurs forces dans la bataille d'après : l'élection présidentielle de 2028.
What to Watch
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Élections de mi-mandat le 3 novembre
Very likely · Within months
Open Questions
- Quel sera le résultat exact des élections de mi-mandat pour le Congrès ?
- Quelles seront les répercussions des choix géopolitiques sur le vote des Américains ?






