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BackEN DIRECT - Manifestations du 17 octobre : 40 interpellations à Paris, des incidents à Lyon et Marseille, des barrages filtrants par des «gilets jaunes» en Bretagne
EN DIRECT - Manifestations du 17 octobre : 40 interpellations à Paris, des incidents à Lyon et Marseille, des barrages filtrants par des «gilets jaunes» en Bretagne
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EN DIRECT - Manifestations du 17 octobre : 40 interpellations à Paris, des incidents à Lyon et Marseille, des barrages filtrants par des «gilets jaunes» en Bretagne

Face aux appels à manifester et aux actions de blocage ce samedi, les autorités ont déployé un dispositif de sécurité d'envergure à Paris, Lyon et Rennes, procédant à des dizaines d'interpellations.

Quick Look

  • Plusieurs manifestations et actions de blocage ont lieu ce samedi 17 octobre en France.
  • À Paris, Lyon et Rennes, les forces de l'ordre interviennent face aux barricades et aux tentatives d'entrave à la circulation.

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Why It Matters

Un mouvement social et des appels à rassemblement mobilisent diverses organisations et lycéens en France ce 17 octobre.

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«Dans le cadre du dispositif de sécurité déployé sur l’agglomération parisienne, à 9h30, 40 interpellations ont déjà été réalisées, principalement pour port d’armes ou de protections prohibées», a indiqué la préfecture de police de la capitale sur X, en relayant des images des saisies.

«Aussitôt installées, aussitôt retirées». Sur son compte X, la préfecture de police de Paris a également rapporté avoir retiré des barricades sur les Champs-Élysées. «Manifester est un droit. Entraver la circulation sur la voie publique ne l’est pas», écrit la préfecture. «Nous appelons chacun à exprimer ses revendications dans le calme et dans le respect de l’ordre public.»

Tôt dans la matinée, des publications sur les réseaux sociaux relayaient des images de l’avenue bloquée, et prétendaient qu’il s’agissait de l’Élysée qui se barricadait en prévision des manifestations prévues ce samedi.

Le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, invité de franceinfo ce matin, a déclaré à l’intention des lycéens : «Vous avez le droit de manifester, allez-y (...), nous serons à vos côtés car votre combat est juste et légitime».

«L’objectif, c’est à la fois la convergence des luttes, des indignés et des générations», a poursuivi Bally Bagayoko, qui espère que cette mobilisation du 17 octobre sera «le point de départ d’une dynamique plus importante».

«La violence peut être légitime mais elle doit être évitée» : Bally Bagayoko revient sur la polémique suscitée par sa déclaration. «La violence n’est pas forcément physique (...), la première violence est institutionnelle», précise le maire LFI de Saint-Denis.

Dès 8h, une vingtaine de personnes ont installé un barrage filtrant, avec des poubelles et des grosses palettes, aux abords du centre commercial Leclerc du quartier de Cleunay, à Rennes. Julie, étudiante, dit être «là pour sauver les services publics» et en «soutien aux lycéens contre les violences policières». «Il faut plus de thunes pour les écoles et les hôpitaux et moins pour l’armée», a-t-elle ajouté à l’AFP.

Des barricades enflammées ont aussi été installées par des manifestants sur la rocade, au niveau de la porte de Villejean, entraînant une interruption de la circulation, a rapporté la préfète de Bretagne et d’Ille-et-Vilaine sur X. À l’arrivée des forces de l’ordre, les individus ont quitté les lieux. Les forces de l’ordre sécurisent le secteur.

Une intervention est également en cours sur la route de Lorient, où des pavés ont été jetés par des manifestants contre les forces de sécurité intérieure, a précisé la préfète.

À Lyon, plusieurs commerces du centre-ville ont barricadé leur vitrine avec des panneaux de bois pour éviter les dégradations après la manifestation de mardi marquée par de nombreux incidents. Elle n’avait d’ailleurs pu aller à son terme. Le cortège de 11.000 à 15.000 personnes ayant été dispersé après des dégradations sur une station-service. La première mobilisation, le 6 octobre, qui avait réuni près du double de participants s’était pourtant tenue dans le calme.

Plusieurs points de rassemblements sont prévus dans le département du Rhône ce samedi 17 octobre. Des opérations péage gratuits et des blocages de route sont annoncés. Des rendez-vous sont aussi donnés à la raffinerie de Feyzin ou à l’entrepôt pétrolier du port Édouard Herriot sans que l’on sache s’ils seront tenus. La préfecture a prévenu que «aucun blocage sur des axes structurant et des équipements majeurs, important, essentiels ne sera toléré».

Si aucun parcours de manifestation n’a été déposé, plusieurs appels à rassemblement circulent. Le plus relayé donne rendez-vous à 14 heures sur la place Bellecour. Les services de l’État annoncent «un dispositif de sécurité adapté et robuste» pour intervenir «systématiquement» en cas de violences ou de dégradations. Comme ces derniers jours des arrêtés interdisant le transport de carburant et d’engins pyrotechniques ont été pris par la préfecture.

À 9 heures, la préfecture annonce la présence d’un «groupe hostile d’une centaine de personnes» sur les quais de Rhône. Les forces de l’ordre sont présentes sur place. Elles ont déjà dispersé un groupe de 40 individus qui tentait d’entraver la circulation au niveau du pont de la Guillotière. Idem au nord de la ville où un groupe d’une quinzaine d’individus a été dispersé au niveau du rond-point de la Feyssine. Enfin, le rendez vous à la raffinerie de Feyzin a été rejoint par une dizaine de personnes, également dispersées par les forces de l’ordre.

Face aux mobilisations attendues ce samedi, Sébastien Lecornu a convoqué une cellule interministérielle de crise (CIC), au niveau des directeurs de cabinet du premier ministre, du ministre de l’Intérieur et des autres membres du gouvernement concerné.

Ces derniers jours, le gouvernement a multiplié les gestes pour tenter de désamorcer la contestation. Jeudi soir, une nouvelle rencontre avec les organisations lycéennes n’a pas permis de dissiper leur insatisfaction. Le premier ministre a annoncé une enveloppe comprise entre 500 et 700 millions d’euros pour le plan de relance agricole de 2027, alors que le spectre d’une reprise de la mobilisation des agriculteurs se profile.

L’exécutif a également prolongé les aides destinées aux secteurs les plus exposés à la hausse des prix des carburants. Autant de fronts sociaux que le gouvernement cherche à contenir, dans un contexte de fortes contraintes budgétaires.

La RATP a annoncé la fermeture de 25 stations de métro et RER dès ce samedi 8 heures, «à la demande de la préfecture de Police».

Dans le détail, les arrêts ne seront pas desservis ce samedi 17 octobre dès 8h du matin à:

Charles de Gaulle-Étoile (lignes 1, 2 et 6, RER A)

Champs-Élysées - Clemenceau (lignes 1 et 13)

Concorde (lignes 1, 8 et 12)

Opéra (lignes 3, 7 et 8)

Tuileries (ligne 1)

Pyramides (lignes 7 et 14)

Madeleine (lignes 8, 12 et 14)

Assemblée nationale (ligne 12)

Miromesnil (lignes 9 et 13)

À partir de 12 heures, «les trains circuleront sans marquer l’arrêt et les correspondances ne seront donc pas assurées» aux stations:

Anvers (ligne 2)

Blanche (ligne 2)

Pigalle (ligne 2 et 12)

Bastille (lignes 1, 5 et 8)

Bourse (ligne 3)

La réouverture de ces stations s’effectuera «sur autorisation de la Préfecture de Police», précise la RATP.

What to Watch

AI outlook — possibilities, not facts

  • Interventions continues des forces de l'ordre face aux rassemblements

    Very likely · Within hours

Open Questions

  • Quelles seront les suites judiciaires pour les interpellés ?
  • Quelle sera l'ampleur finale des manifestations ?

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This article was originally published by Le Figaro Actualités.

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