EN DIRECT - Présidentielle 2027 : «C’est le chant du cygne», Dominique de Villepin refuse à son tour la «primaire des démocrates» voulue par Gabriel Attal
Gérard Larcher écarte l'idée d'une candidature en 2027, tandis que l'exécutif discute d'une revalorisation du Smic et que les propositions de primaires agitent la classe politique.
Quick Look
- À l'approche de 2027, Gérard Larcher exclut toute candidature présidentielle après une suggestion de Yaël Braun-Pivet.
- En parallèle, le gouvernement discute du Smic et fait face aux contestations lycéennes et syndicales.
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Why It Matters
La classe politique française se positionne en vue de l'élection présidentielle de 2027 tout en gérant divers fronts sociaux et économiques.
C’est un petit impair pas bien méchant. Tout de même, le président LR du Sénat n’avait pas été informé que son nom serait publiquement cité. Dans un entretien au Figaro, Yaël Braun-Pivet a appelé au «rassemblement» de la droite et du centre en vue de la présidentielle de 2027. La présidente (Renaissance) de l’Assemblée nationale a ainsi jugé que, «dans ces temps difficiles, nous avons besoin d’unité et d’apaisement» et que, «comme d’autres, Gérard Larcher peut incarner ce rassemblement.»
Il se trouve que les deux intéressés dînaient ensemble le soir même. Si le repas s’est achevé sans éclat entre deux des quatre principaux personnages de l’État, Gérard Larcher a préféré décliner la main tendue. «Je remercie Yaël Braun-Pivet de sa proposition, mais je ne suis pas candidat à l’élection présidentielle», confirme-t-il au Figaro. Son entourage abondant : «Gérard Larcher vient d’être élu président du Sénat. C’est la fonction qu’il souhaitait, il a la confiance des sénateurs, ce n’est pas pour briguer un autre mandat que celui-ci.»
Une hausse anticipée du Smic, avant la revalorisation automatique du 1er janvier, est toujours en discussion, et, à ce stade, «rien n’est décidé», a indiqué jeudi le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou.
Il a dit viser «une convergence» avec les partenaires sociaux d’ici jeudi prochain, journée de mobilisation nationale pour la défense du pouvoir d’achat.
«Le Smic n’est pas tabou. (...) À ce stade, je n’ai pas de conviction, je suis dans le débat, dans la discussion. Il n’y a rien qui est décidé», a déclaré le ministre, interrogé sur France Inter, précisant avoir terminé un «premier tour de concertation» avec les partenaires sociaux avant d’en engager un deuxième.
«J’espère qu’on arrivera à une convergence autour du 5 novembre», «si les trois acteurs - entreprises, syndicats et État -, on arrive à faire des pas chacun vers les autres, à trouver un équilibre», a-t-il ajouté, alors que le gouvernement cherche des pistes pour répondre aux mobilisations sociales autour du pouvoir d’achat.
Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise (LFI), a estimé jeudi que les lycéens avaient «raison» de vouloir poursuivre leur mobilisation car les réponses apportées par le gouvernement sont «très largement insuffisantes».
«C’est pas moi qui le décide, mais de ce que j’ai entendu, les lycéens ont l’intention de poursuivre leur mobilisation et je pense qu’ils ont raison», a-t-il dit sur France 2. Le député a tenu à les «féliciter» car «leur mouvement commence à faire bouger le gouvernement» après des semaines de «déni».
Mais les premières réponses apportées par l’exécutif «sont très largement insuffisantes», a-t-il estimé.
Le gouvernement a annoncé cette semaine plusieurs mesures pour tenter d’éteindre la contestation lycéenne, lancée il y a plus d’un mois.
Au «20 Heures» de TF1, hier soir, le candidat Renaissance, Gabriel Attal, a appelé à «une grande primaire des démocrates» pour éviter un duel entre Insoumis et nationalistes. Sans pour autant citer de noms. «Je n’ai pas bien compris ce que proposait Gabriel Attal», lui a rétorqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur BFMTV/RMC, soutien du candidat Horizons, Édouard Philippe.
«L’heure est à la clarification», affirme-t-elle. «Qui pense sérieusement que l’on pourrait mettre dans un même programme, dans un même meeting, dans une même primaire Raphaël Glucksmann et Bruno Retailleau ?», interroge-t-elle. Avant de défendre : «Il faut partager un certain nombre de plus petits dénominateurs communs». «Le bon espace de rassemblement c’est celui de la droite et du centre», défend-elle encore.
À l’occasion de sa niche parlementaire, ce jeudi, La France Insoumise (LFI) propose l’indexation des salaires ainsi que l’augmentation du SMIC à 1 500 euros net. Samedi, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a affirmé que le gouvernement songeait à avancer d’un mois la revalorisation automatique du SMIC. «C’est une plaisanterie, chaque année il doit être revalorisé, le gouvernement nous dit qu’il va nous faire un grand cadeau, ce n’est pas à la hauteur de la situation», a taclé le coordinateur Insoumis, Manuel Bompard, sur France 2. «On n’a pas besoin d’un tout petit coup de pouce», a-t-il encore poursuivi.
Les représentants des organisations de lycéens seront reçus jeudi par Laurent Nuñez avant une nouvelle journée de mobilisation prévue samedi, a appris mercredi l’AFP auprès de l’entourage du ministre de l’Intérieur.
La rencontre est prévue à 15 heures à Beauvau, a-t-on ajouté. Depuis le début de leur mouvement mi-septembre, les lycéens accusent les forces de l’ordre de violences, tandis que le ministre défend une action «proportionnée» de ses troupes pour mettre fin aux blocages des établissements.
Au cours d’une interview diffusée mercredi soir sur la chaîne YouTube d’HugroDécrypte, Emmanuel Macron a dénoncé une «désinhibition d’un antisémitisme chez certains et une désinhibition du racisme chez les autres», après l’attentat de Trappes (Yvelines). Le chef de l’État a pointé du doigt La France insoumise (LFI) et le Rassemblement national (RN).
«M.Macron a eu des propos racistes et homophobes et n’a jamais eu à le justifier», a sévèrement accusé le député nationaliste, Jean-Philippe Tanguy sur TF1 ce jeudi, s’appuyant sur une enquête du journal Le Monde publiée en 2024, et dont le président a démenti les informations. «C’est lui qui gère la France depuis neuf ans. Sous son mandat, l’antisémitisme, l’homophobie ont atteint des records», a-t-il encore déclaré. Et qualifiant aussi le président de «très problématique».
Le plaidoyer de Gabriel Attal pour «une grande primaire des démocrates» a été accueilli très froidement chez Édouard Philippe et Bruno Retailleau, mais le libéral David Lisnard, partisan de cette compétition, a aussitôt appelé à «se dépêcher» pour l’organiser.
«Une seule chose est claire, ce n’est pas ce +en même temps+ aussi cafouilleux qu’hasardeux qui permettra d’éviter un second tour mortifère» entre la candidate du RN et celui de LFI, a réagi sur le réseau social X Laurent Marcangeli, le patron des députés Horizons, le parti d’Édouard Philippe.
«Qui en a compris le périmètre ? Est-on assuré que les perdants accepteraient de soutenir le vainqueur ?», s’est interrogé ce proche du maire du Havre, qui devance largement son rival de Renaissance dans les sondages.
L’entourage de Bruno Retailleau est allé plus loin, assurant à l’AFP que le projet de Gabriel Attal «est mort-né parce qu’il ne borne pas clairement le champ de la primaire et n’exclut pas Raphaël Glucksmann», le candidat issu de la primaire de la gauche.
Après les scènes de pillage sans précédent lors des manifestations du 17 octobre, plusieurs candidats ont pris la parole : Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour sur LCI, le lendemain, ainsi qu’Édouard Philippe lors du «Grand Oral 2027 BFMTV-Le Figaro». De son côté, le président de l’AMF (Association des maires de France), David Lisnard, a participé à une marche républicaine à Limoges, aux côtés du maire, Guillaume Guérin, pour dénoncer l’incendie qui a ravagé l’Hôtel de ville.
Alors que le pays se prépare aux manifestations du 24 octobre, les derniers sondages permettent de mesurer l’effet de ces événements sur les intentions de vote. Ils pourraient renforcer le poids des questions de sécurité dans la campagne et peser sur les choix d’une partie des électeurs. Reste à savoir quels candidats parviennent à traduire cette préoccupation en soutien électoral.
Configurations, chances de qualification au second tour, évolution des tendances, … Pour y voir plus clair, Le Figaro passe au crible l’ensemble des scénarios testés par les instituts grâce à son agrégateur dédié.
Distancé dans les sondages, Gabriel Attal a prôné mercredi l’organisation d’une «primaire des démocrates» avant l’élection présidentielle, pour «empêcher» un deuxième tour entre La France insoumise et le Rassemblement national, un processus auquel s’oppose Édouard Philippe, candidat déclaré depuis 2024.
«Il est temps d’être tous responsables et d’organiser le rassemblement auquel des millions de Français aspirent à travers une grande primaire» pour redonner «de l’espoir à tant de Français qui aujourd’hui doutent et ne croient plus qu’il soit possible d’empêcher un deuxième tour dont notre pays ne se relèverait pas entre la France insoumise et le Rassemblement national», a déclaré le candidat Renaissance à l’Élysée au journal de TF1.
What to Watch
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Journée de mobilisation nationale pour le pouvoir d'achat
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Open Questions
- Le gouvernement va-t-il avancer la revalorisation du Smic ?
- Quelle sera l'issue des mobilisations sociales et lycéennes ?







