
Leurs représentants ont exprimé leur déception après une réunion avec le ministre de l'Intérieur. Un projet de loi de modernisation de la Sécurité civile est en préparation.
Après une rencontre jugée décevante avec le ministre de l'Intérieur, les pompiers obtiennent l'annonce d'un projet de loi de modernisation de la Sécurité civile pour lutter contre les feux de forêt, confié à des parlementaires.
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Les pompiers dénoncent un manque de moyens et d'effectifs face à la mobilisation estivale contre les incendies.
La mobilisation permanente des pompiers face aux feux aura marqué l'été 2026, et elle continue, alors qu'ils dénoncent toujours un manque de moyens et d'effectifs. Leurs représentants étaient reçus jeudi 13 août par le ministre de l'Intérieur, mais ils sont ressortis "déçus" de la rencontre. En réponse à leur colère, le gouvernement annonce notamment un projet de loi de modernisation de la Sécurité civile.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé à sept députés et sénateurs transpartisans d'enrichir le projet de loi déjà prévu. Ils ont un mois pour finaliser un texte, qui aura un seul objectif : trouver des solutions de prévention et de lutte contre les feux de fôrets.
Françoise Dumont, sénatrice LR du Var, fait partie des parlementaires mobilisés. Pour elle, l'une des priorités est de mettre en place de vrais coupe-feu : des vignes ou des champs d'oliviers, par exemple. Pour cela, "il faut qu'on travaille avec nos agriculteurs pour bien penser l'aménagement aussi de nos espaces", prévient-elle. Pour préparer au mieux les forêts, Sophie Pantel, députée socialiste de Lozère, évoque aussi "la question des essences qui sont plantées, qu'il faudra replanter, qu'il faut diversifier, adapter au climat". Et elle propose aussi de réintroduire les animaux d'élevage, avec le pastoralisme, "parce qu'il n'y a pas de meilleur débroussaillement que celui par les animaux".
Didier Lemaire, député Horizons du Haut-Rhin et ancien pompier, veut quant à lui qu'un budget soit alloué pour la prévention des risques auprès des citoyens. "Le citoyen doit être acteur de sa propre sécurité. Quand je me suis rendu en Gironde en début de semaine, on voit que certains endroits ont pu être préservés parce que nettoyés, préparés…", constate-t-il. Les obligations légales de débroussaillement sont aussi à l'étude. Certains milieux sont régis par des normes environnementales trop contraignantes, selon les parlementaires, qui y voient un frein dans les zones menacées par des incendies.
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Finalisation du texte de loi par les sept parlementaires
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