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Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a été accusé par Mediapart d'avoir tenu des écrits antisémites et complotistes en 2013, alors qu'il était adolescent et membre du Front national. Il conteste fermement ces allégations.
Place à la riposte. Quelques heures à peine après la publication par Mediapart d’un article imputant à Jordan Bardella des écrits antisémites et complotistes datant de 2013, à l’époque où il n’était encore qu’un adolescent, mais déjà adhérent au Front - devenu Rassemblement - national, le président du parti à la flamme a contre-attaqué sur CNews. Mis face à des propos qu’il juge «parfaitement délirants» et «conteste» avoir tenus, l’eurodéputé nationaliste a déposé plainte pour «diffamation» contre le site d’information.
Une action justifiée, selon lui, par le caractère «extrêmement organisé» de ces révélations, qui auraient dû «sortir» dans l’hypothèse où il aurait repris le flambeau de Marine Le Pen pour la présidentielle, en cas d’empêchement judiciaire de celle-ci. Pas de quoi toutefois le faire flancher. Pour lui, cette affaire «ressemble à une opération de barbouzerie», destinée à «déstabiliser la campagne» du RN et à «tenter de l’abattre politiquement». Quant à savoir qui est à la manœuvre, il avance deux hypothèses. «Soit Mediapart en est à l’origine, et (comme) ça ne repose sur rien, c’est extrêmement grave ; soit Mediapart se fait enfumer par des gens qui ont un intérêt à cette opération de déstabilisation, et c’est encore plus grave», charge Jordan Bardella.
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Des allégations d’autant plus infondées, pour la figure nationaliste, que son positionnement sur l’antisémitisme va à rebours des écrits qu’on lui prête. À cet égard, il n’y a «aucune ambiguïté de (sa) part», jure-t-il. Pour preuve, le député européen rappelle avoir été invité par le gouvernement israélien en mars 2025 à une conférence internationale sur la lutte contre la haine anti-juive, un an et demi après avoir défilé dans les rues de Paris lors de la grande marche contre l’antisémitisme, organisée dans la foulée du 7 Octobre. Autant de gages qui lui font dire que les Français «ne sont pas dupes», surtout ceux de «confession juive». Et pour cause : «Ce qui (les) menace aujourd’hui, ce n’est pas le RN, ce n’est pas Jordan Bardella et ce n’est pas Marine Le Pen», a-t-il assuré, pour mieux viser, sans les nommer, La France insoumise et l’islamisme.
Loin de faire profil bas, Jordan Bardella ne retient pas ses coups contre Mediapart, à qui il reproche d’avoir publié un «torchon» et de préparer un «feuilletonnage». Manière de déminer par avance d’éventuels documents que le site d’information pourrait dévoiler en guise de preuves. «S’ils devaient être publiés, ils seront poursuivis pour faux», a-t-il averti, dans la mesure où il se dit «certain de ne pas avoir tenu ces propos, ni même de les avoir pensés d’ailleurs». Aussi compte-t-il «bien utiliser la justice pour protéger (son) honneur et pour démontrer (sa) totale probité».
AI outlook — possibilities, not facts
La plainte pour diffamation de Jordan Bardella contre Mediapart sera suivie d'une enquête judiciaire préliminaire.
Likely · Within weeks
Mediapart pourrait publier de nouveaux documents ou témoignages en réponse à la plainte.
Possible · Within weeks
Jordan Bardella formally denies Mediapart's accusations of anti-Semitism, announces legal proceedings and denounces a campaign of destabilization. Marine Le Pen defends him, the left demands his resignation and the government condemns the comments attributed.

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