
La justice française a rejeté le pourvoi de Rexhino Abazaj, recherché pour des violences présumées contre des néonazis à Budapest en 2023.
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Le militant est accusé d'agressions contre des néonazis à Budapest en 2023. La France avait précédemment refusé de l'extrader vers la Hongrie par crainte pour ses droits fondamentaux.
La Cour de cassation a rejeté mercredi le pourvoi de «Gino», militant antifasciste radical albanais, entérinant ainsi sa remise par la France à la justice allemande pour l'agression présumée de néonazis défilant à Budapest en 2023. Ce trentenaire, qui vivait jusqu'ici à Paris sous contrôle judiciaire, craint d'être ensuite remis par l'Allemagne à la Hongrie pour violences présumées contre ces néonazis, attaqués à coups de matraques et de marteaux en février 2023.
Il encourt une peine allant jusqu'à 24 ans de prison dans ce pays et jusqu'à 10 ans en Allemagne, des victimes présumées étant de nationalité allemande. «La Cour de cassation a entériné aveuglément les exigences allemandes, dont le caractère abusif est criant, sans aucune considération pour la sécurité personnelle de Gino Abazaj, c'est déplorable», a commenté auprès de l'AFP Laurent Pasquet-Marinacce, avocat de «Gino» avec Youri Krassoulia.
L’Allemagne avait lancé un mandat d’arrêt européen pour réclamer le militant
La plus haute juridiction de l'ordre judiciaire français s'est ainsi rangée à l'avis du parquet général en rejetant le pourvoi de Rexhino Abazaj, alias «Gino», ce qui entraîne sa remise aux autorités allemandes. Le 19 août, la cour d’appel de Paris avait ordonné la remise à l'Allemagne de ce militant que la France avait refusé précédemment de remettre à la Hongrie par crainte pour ses droits fondamentaux. Il s'était immédiatement pourvu en cassation.
En 2025, alors que la France avait refusé de le remettre à Budapest, l'Allemagne avait lancé un mandat d'arrêt européen pour réclamer le militant pour les mêmes faits. «Qui sait si la Hongrie n'a pas jugé en son absence Gino et ne va pas le réclamer à l'Allemagne pour qu'il exécute sa peine à Budapest ?», s'inquiète Maître Pasquet-Marinacce. L'avocat met aussi en garde contre l'idée que les droits des justiciables seraient mieux respectés en Hongrie après le départ du nationaliste Viktor Orbán.
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Remise effective de Rexhino Abazaj aux autorités allemandes.
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