
En France, des spécialistes s'inspirent des barrages construits par les castors pour restaurer les écosystèmes et mieux conserver les ressources en eau.
Face à la sécheresse, des experts en Ardèche et dans la Drôme s'inspirent des barrages naturels des castors pour ralentir les cours d'eau, recharger les nappes phréatiques et prévenir les inondations en aval.
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La France a connu un été marqué par une sécheresse record. Le castor, autrefois chassé jusqu'à l'extinction, est désormais une espèce protégée qui revient dans certains cours d'eau.
Après un été marqué en France par une sécheresse record, aggravée par le réchauffement climatique, la recherche de solutions pour préserver l’eau est devenue une priorité. Comment conserver cette ressource lorsqu’elle tombe en abondance, pour pouvoir encore en disposer plusieurs mois plus tard ?
Parmi les pistes étudiées, un animal, bâtisseur hors pair, vivant au bord des rivières, intéresse particulièrement les agriculteurs et les spécialistes de la gestion de l’eau : le castor. Longtemps chassé pour sa fourrure et sa viande, jusqu’à frôler l’extinction, ce mammifère aujourd’hui protégé est peu à peu revenu dans certains cours d’eau français.
"Le castor, un hydrologue qui connaît très bien les cours d'eau"
En Ardèche, Lionel Coste, spécialiste du rongeur observe régulièrement ses traces avec son équipe de naturalistes. Il connaît depuis longtemps l’intérêt écologique du castor et se réjouit de cette prise de conscience : "Avec le changement climatique et les grandes périodes de sécheresse, en particulier dans le sud de la France, la construction de barrages permet de créer des zones humides et surtout de les conserver toute une partie de l'été. Ca permet aussi, en retenant l'eau, de mieux alimenter les nappes phréatiques, donc on peut prendre exemple, ça nous coûte rien et on sait que c'est très efficace. Et puis le castor a quelques millions d'années d'expérience, je pense que c'est un hydrologue qui connaît très bien les cours d'eau."
Dans la Drôme, Cédric Cadet soigne les rivières au nom de la collectivité et pour tenter de leur redonner la place qu'elles ont peu à peu perdue, le chef de projet s’inspire des ouvrages du castor. Avec l’équipe de "13h15 le samedi", ils arpentent un chemin qui était autrefois le lit de la rivière. "En 1965, ici, il n'y a pas un arbre, on est vraiment dans le lit. Et 1965, à l'échelle hydrogéologique, c'est il y a une minute. La rivière s'est complètement incisée, c'est-à-dire qu'elle s'est enfoncée dans les terres. Et donc, elle s'est chenalisée, elle s'est fixée dans un lit unique. Aujourd'hui, cette eau, elle part très vite vers l'aval, très vite vers le Rhône, très vite vers la mer. C'est une véritable autoroute hydraulique…" déplore-t-il.
Recréer des zones tampons pour éviter des inondations en aval
Des cours d’eau modifiés pour privilégier l’activité humaine au détriment de l’équilibre des écosystèmes et de la gestion de l’eau : "Il y a eu le drainage des paysages, une extraction massive du bois en rivière. Ça a été une grossière erreur… Il y a eu aussi des gros travaux hydrauliques pour tenter de maîtriser, canaliser les cours d'eau sur l'aval. Et ça aussi, ça a accéléré les cours d'eau et entraîné ce qu'on a appelé une érosion régressive, c'est-à-dire que le fond s'en va de la rivière. Et sans doute aussi la disparition du castor", explique Cédric.
Le territoire a été marqué par la sécheresse de 2022 où certains villages n’avaient plus accès à l’eau potable. Des opérations de construction de barrage en bois à la façon des castors ont alors débuté au printemps 2023. Le but : ralentir l’eau pour qu’elle s’infiltre et faire en sorte d’en avoir toute l’année mais aussi éviter les inondations des zones urbanisées plus bas le long de la rivière. "Si on multipliait sur des kilomètres de cours d'eau ces opérations-là, on recréerait des zones tampons qui seraient plus vite activées au moment de la crue. Et donc la crue arriverait beaucoup moins vite, beaucoup moins fort sur les zones en aval", démontre le chef de chantier.
En amont des barrages, leur travail depuis trois ans commence à porter ses fruits. L'eau serpente à nouveau au milieu des arbres et d'anciennes terres asséchées ont été rendues à la rivière.
Météo-France has placed the Pyrénées-Orientales department on orange vigilance for rain and flooding from Sunday 6 a.m., while Hérault is downgraded to yellow vigilance after having been in orange on Saturday morning. Gard and Hérault were in red on Wednesday due to violent storms.

The Aude department will be placed on orange alert for rain-flooding on Sunday October 4 from 6 a.m., according to Météo-France. Hérault, previously on orange alert, has been downgraded to yellow. Total rainfall of 80 to 180 mm is expected in eastern Aude and Hérault.

Faced with record drought worsened by climate change, specialists are studying the role of the beaver in retaining water thanks to its natural dams, making it possible to replenish wetlands, nourish groundwater and reduce the risk of flooding downstream, as observed in Ardèche and Drôme since 2023.

The Hérault department was placed on red alert for rain-flooding on September 30. Montpellier suffered rapid floods, the shutdown of public transport and the closure of schools, with accumulations reaching 340 mm in 48 hours.

Faced with episodes of drought, individuals are turning massively to harvesting rainwater. This practice, encouraged by local subsidies, allows significant savings in drinking water for watering gardens.

The Council of State validated the traditional hunting of the skylark in Les Pantes for 2025-2026, deeming the selective method and the quotas acceptable, which provoked the indignation of the LPO and the satisfaction of the hunters.