
Le ministère de l'Éducation nationale va revoir son questionnaire surseoir à la distribution prévue en novembre d'un questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles destiné aux 11 millions d'élèves de la grande section à la terminale, après des critiques des syndicats et des fédérations de parents d'élèves sur le fond et la forme du document, notamment sur des formulations ambiguës et l'absence d'obligation de renseigner le prénom.
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Le ministère de l'Éducation nationale préparait un questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles destiné à être distribué en novembre aux 11 millions d'élèves de la grande section à la terminale, dans le cadre de l'éducation à la vie affective et relationnelle.
Le ministère de l'Éducation nationale va revoir son questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles qui doit être distribué en novembre prochain aux 11 millions d'élèves de la grande section à la terminale, selon les informations de France Culture, vendredi 11 septembre.
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Censé être soumis au vote du Conseil supérieur de l'éducation jeudi 17 septembre, ce questionnaire et ses modalités de passation aux élèves seront finalement soumis à validation plus tard, le 1er octobre, a appris France Culture auprès de l'entourage du ministère de l'Éducation nationale.
La version de travail des questionnaires présentée cette semaine, que France Culture a pu consulter, suscitait des réserves ou de la réprobation des organisations syndicales et des fédérations de parents d'élèves, sur le fond comme sur la forme. Ils demandaient à ce que la copie soit revue en profondeur et ils ont donc été entendus.
"Dans une même phrase, deux vécus différents"
Concernant leur bien-être et leur sécurité, les élèves doivent par exemple choisir entre deux réponses : "Je me sens à l'aise et en sécurité à l'école", ou "Je me sens à l'aise et en sécurité chez moi et dans les autres endroits où je vais". "Il y a deux choses différentes dans une même phrase", critique Aurelie Gagnier, professeure des écoles, cosecrétaire nationale et porte-parole du syndicat FSU-SNUipp. Pour un enfant, "il a, dans une même phrase, deux vécus différents. Cela va lui poser question", alerte l'enseignante. Autre problème soulevé : les élèves n'auront pas l'obligation d'inscrire leur prénom sur le questionnaire.
Les modalités de distribution aux élèves inquiètent également les personnels de l'Éducation nationale. Le document en préparation stipule que ce questionnaire doit être proposé à l'issue d'une séance d'éducation à la vie affective et relationnelle dans le premier degré (Evar), ou d'éducation à la vie affective et relationnelle sexuelle dans le second degré (Evars). Il faut aux infirmières "une heure par classe", précise Saphia Guereschi, infirmière scolaire et secrétaire générale du Snics-FSU, qui souligne : "On n'est pas assez nombreuses !". Une fois les questionnaires analysés, il doit y avoir, sans délai, un entretien avec l'élève en cas de suspicion de violences sexuelles. Saphia Guereschi demande donc "des formations sérieuses pour être à la hauteur des enjeux" et appelle à "réfléchir aux moyens dont a l'école pour accueillir cette parole".
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Le questionnaire sera soumis à validation le 1er octobre prochain.
Very likely · Within days
Des formations sérieuses seront mises en place pour les infirmières scolaires afin de gérer les entretiens avec les élèves en cas de suspicion de violences sexuelles.
Likely · Within weeks

The Ministry of National Education will review its questionnaire on gender-based and sexual violence intended for the 11 million students from the main section to the final year, initially planned for November, after union and parental criticism of its wording and administration methods, now subject to validation on October 1 instead of September 17.

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