
Le sommet du Forum des îles du Pacifique est marqué par des tensions diplomatiques et des inquiétudes concernant l'influence de Pékin.
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Le Forum des îles du Pacifique réunit 18 membres pour discuter des enjeux régionaux. La Chine cherche à étendre son influence dans la zone, ce qui suscite des inquiétudes chez certains États membres.
Le président des Palaos, Surangel Whipps, a appelé jeudi les pays du Pacifique à adopter une position «unifiée» face à la Chine, au dernier jour du sommet du Forum des îles du Pacifique, marqué par des tensions avec Pékin. «Une voix unie du Pacifique est essentielle pour amener Pékin à respecter la souveraineté, la transparence et à être un partenaire responsable», a déclaré à la presse Whipps.
La Chine avait procédé en juillet au tir d'un missile balistique intercontinental, dont la trajectoire s'était achevée dans une zone maritime située entre les îles Salomon, Nauru et Tuvalu, selon des observateurs. Plusieurs dirigeants du Pacifique avaient condamné ce tir, mais le Forum, qui rassemble 18 membres, n'avait pas encore adopté de position officielle jeudi. Pékin affirme qu'il s'agissait d'un «exercice de routine» dans le cadre de son entraînement militaire annuel et que les pays concernés avaient été informés à l'avance.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a accusé jeudi les Palaos de chercher à «détourner» les positions des autres membres du Forum. Pékin a exprimé son désaccord et menacé de «conséquences» après la présence du ministre taïwanais des Affaires étrangères, Lin Chia-lung, à la cérémonie d'ouverture du sommet.
Le sommet devait s'achever jeudi par une réunion des dirigeants consacrée notamment à la rédaction d'un communiqué commun. L'influence croissante de la Chine dans le Pacifique a également alimenté les interrogations sur les absences de plusieurs dirigeants, certains ayant envoyé des ministres de rang inférieur. Le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères Winston Peters a évoqué la possibilité d'une ingérence étrangère.

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