Le président serbe Aleksandar Vucic démissionne pour se présenter aux élections législatives d'octobre
Quick Look
- Le président serbe Aleksandar Vucic a annoncé sa démission dimanche pour se présenter aux élections législatives anticipées d'octobre, initialement prévues en décembre 2027 mais avancées après près de deux ans de manifestations étudiantes déclenchées par l'effondrement d'une marquise à Novi Sad en novembre 2024, qui avait fait 16 morts et était attribué à la corruption.
- Quelques minutes avant sa démission, il a gracié 49 personnes, dont 23 liées aux manifestations, et Ana Brnabic assure désormais l'intérim de la présidence.
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Why It Matters
Les manifestations étudiantes en Serbie ont commencé après l'effondrement d'une marquise à la gare de Novi Sad en novembre 2024, qui avait fait 16 morts et était largement attribué à la corruption. Ce drame a déclenché des protestations massives, parmi les plus importantes depuis la chute de Slobodan Milosevic en 2000, initialement réclamant une enquête transparente avant d'évoluer vers une exigence d'élections anticipées.
Le président serbe Aleksandar Vucic a annoncé dimanche sa démission afin de se présenter au poste de Premier ministre lors des élections législatives prévues en octobre, organisées après près de deux ans de manifestations menées par des étudiants. «Je démissionne de mes fonctions de président», a déclaré M. Vucic devant le palais présidentiel, où ses partisans scandaient son nom. «Demain matin, je remettrai mon mandat au président de l'Assemblée nationale», a-t-il ajouté.
La tenue d'élections anticipées était une revendication clé d'un mouvement étudiant né après l'effondrement, en novembre 2024, d'une marquise à la gare de Novi Sad - un drame ayant coûté la vie à 16 personnes et largement attribué à la corruption. Cette tragédie a déclenché des manifestations parmi les plus importantes en Serbie depuis la chute de l'homme fort yougoslave Slobodan Milosevic en 2000, rassemblant parfois des centaines de milliers de personnes. Les appels initiaux en faveur d'une enquête transparente ont évolué vers une exigence d'élections anticipées, que M. Vucic avait promises à maintes reprises sans toutefois en fixer la date.
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Le président nationaliste serbe, invoquant «d'importantes turbulences sur la scène politique intérieure», a finalement annoncé début septembre que ce scrutin, qui devait initialement se tenir en décembre 2027, serait organisé fin octobre.
49 personnes graciées
Élu président pour la première fois en 2017 et réélu en mai 2022, M. Vucic a écourté son mandat de cinq ans pour mener campagne en vue du poste de Premier ministre, même si la loi ne l'obligeait pas à démissionner. «Je veux me présenter comme un homme ordinaire, comme l'un des membres du peuple», a déclaré M. Vucic. Il dirige désormais la liste électorale de son parti populiste de droite, le Parti progressiste serbe (SNS).
Quelques minutes avant sa démission, M. Vucic a usé de ses pouvoirs constitutionnels pour gracier des dizaines de personnes - notamment des étudiants et des fidèles de son parti - soupçonnées d'infractions commises lors des manifestations. «J'ai décidé de gracier 49 personnes, dont 23 en lien avec les terribles événements que nous avons traversés au cours de l'année et demie écoulée», a souligné M. Vucic en faisant référence aux manifestations.
En vertu de la loi, la présidente du Parlement, Ana Brnabic, assure désormais l'intérim de la présidence pour une durée maximale de trois mois, période durant laquelle une élection présidentielle doit être convoquée.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Ana Brnabic assurera l'intérim de la présidence jusqu'à l'élection présidentielle qui sera convoquée dans les trois mois suivant la démission de Vucic.
Very likely · Within months
Le Parti progressiste serbe (SNS) remportera les élections législatives d'octobre malgré la démission de Vucic de la présidence.
Likely · Within months
Open Questions
- Quelles seront les conséquences politiques à long terme de la démission de Vucic sur la stabilité du Parti progressiste serbe ?
- Les élections législatives d'octobre seront-elles perçues comme libres et équitables par l'opposition et les manifestants ?
- Quel impact auront les grâces accordées sur les poursuites judiciaires liées aux manifestations ?





