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Le Rassemblement national disposait déjà de trois sénateurs depuis les élections de 2023 et avait besoin de sept élus supplémentaires pour atteindre le seuil de dix requis pour former un groupe au Sénat. Les élections sénatoriales de dimanche ont permis au parti et à ses alliés de l'UDR de franchir ce seuil, une première historique pour le RN à la chambre haute.
C’est une première, et Jordan Bardella ne boude pas son plaisir. À l’issue des élections sénatoriales de dimanche, le Rassemblement national et ses alliés ciottistes de l’UDR vont pouvoir constituer un groupe au Sénat, ayant franchi le seuil des dix élus requis. Une annonce qu’avait faite quelques instants plus tôt le député RN Sébastien Chenu, proche de Marine Le Pen.
«Je félicite tous nos candidats, qui ont une mené une campagne remarquable au plus près du terrain, notre directeur de campagne, et je remercie les milliers d’élus locaux pour leur confiance», a écrit le patron du parti nationaliste sur X. Et de formuler une promesse : porter dans la chambre haute «la voix des territoires oubliés, de la ruralité, et des maires trop souvent éloignés des grandes décisions prises à Paris.»
Parmi les figures victorieuses de dimanche, la députée RN Edwige Diaz élue en Gironde.
Le coordinateur de LFI Manuel Bompard a accusé dimanche les Écologistes d’avoir empêché l’élection d’une sénatrice insoumise, non-élue à trois voix près à la chambre haute, sur fond de désunion entre les listes de gauche.
«Il aura donc manqué 3 voix à Martha Peciña pour être élue au Sénat», a déploré sur X le cadre insoumis à propos de sa candidate dans la circonscription des Français de l’étranger. Et le député des Bouches-du-Rhône de s’en prendre au «refus des Écologistes d’une liste commune EELV/LFI» qui «fait donc perdre un siège à la gauche au détriment de la droite».
Les insoumis, qui ne comptent pour le moment aucun sénateur, nourrissait quelques espoirs chez les Français de l’étranger, représentés par douze sénateurs, dont six sont renouvelés cette année. Mais Insoumis et Écologistes n’ont pas réussi à conclure un accord, se renvoyant la responsabilité de l’échec des tractations.
Les présidents des groupes Les Républicains et Les Indépendants au Sénat, Mathieu Darnaud (LR) et Claude Malhuret (Horizons), ont tous deux été réélus confortablement dimanche dès le premier tour des élections sénatoriales, selon les résultats officiels.
Chef du groupe LR, première force du Sénat avec 131 membres, Mathieu Darnaud a obtenu près de 62% des voix en Ardèche, où deux sièges sont à pourvoir. Sa binôme Anne Ventalon (LR) a aussi été réélue dès le premier tour. Proche du président du Sénat Gérard Larcher, Mathieu Darnaud a pris la tête du groupe LR en octobre 2024, prenant la succession de Bruno Retailleau lorsque ce dernier avait intégré le gouvernement. Candidat à sa propre succession à la tête du groupe LR, il devrait rempiler sans problème, faute de candidat déclaré contre lui à ce stade.
Dans l’Allier, l’ancien maire de Vichy Claude Malhuret a également été réélu sans difficulté dès le premier tour, avec près de 67% des voix. Ce proche d’Édouard Philippe (Horizons), connu pour ses discours acérés sur la politique internationale, dirige le groupe des Indépendants (20 membres) et devrait lui aussi conserver cette présidence.
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Les bureaux de vote ont fermé à 17h30 en métropole et les résultats sont attendus tout au long de la soirée.
Une trentaine de sièges a néanmoins été renouvelée dès la mi-journée dans les départements les moins peuplés, où le scrutin est majoritaire à deux tours. La plupart d’entre eux sont des sortants réélus dès le premier tour. C’est le cas notamment de deux chefs de groupe, Mathieu Darnaud (Les Républicains) en Ardèche et Claude Malhuret (Horizons) dans l’Allier.
La droite, majoritaire au Sénat avec ses alliés centristes, a même gagné deux sièges à ce stade... Mais la menace du RN lui fait craindre des pertes dans les départements les plus grands, où le scrutin est proportionnel.
Porté par ses gains aux dernières municipales, le Rassemblement national est assuré de progresser au Sénat après le scrutin du 27 septembre. Tout l’enjeu sera de pouvoir constituer un groupe, afin de parachever l’institutionnalisation du parti à six mois de la présidentielle.
Le RN dispose déjà de trois sénateurs depuis les dernières élections à la chambre haute en 2023. Il lui en manque donc sept pour atteindre le seuil permettant de former un groupe.
Sa poussée aux municipales de mars lui garantit déjà plusieurs sièges: un dans les Bouches-du-Rhône, un dans le Var, sans doute un autre dans le Vaucluse et au moins deux dans les Alpes-Maritimes avec l’UDR de son allié, Éric Ciotti.
AI outlook — possibilities, not facts
Le Rassemblement national va constituer un groupe au Sénat après les élections sénatoriales de dimanche.
Very likely · Within days
Jordan Bardella va porter la voix des territoires oubliés et de la ruralité au Sénat.
Likely · Within months
Les tensions entre La France insoumise et les Écologistes vont persister en raison de l'échec de leur alliance pour les Français de l'étranger.
Likely · Within months

Eight months before his departure from the Élysée, Emmanuel Macron wanted to show Thursday evening during an interview on TF1 and France 2 that he remains in charge on domestic issues and in the face of international tumults, in particular the Russian threat and fuel prices, while looking ahead to the presidential election of 2027.

La France insoumise announces its entry into the Senate with the election of Gabriel Amard, son-in-law of Jean-Luc Mélenchon, in the Rhône, despite the barrier attempts, according to Mélenchon on X.

The senatorial elections of September 27, 2020 renewed 178 seats out of 348 in 63 French departments and several overseas territories, under the influence of the municipal elections in March, without however changing the right and center majority in the Senate.
Swiss voters on Sunday rejected by 70.1% a popular initiative aimed at including reinforced neutrality in the Federal Constitution, supported by the nationalist right and described as pro-Russian by its opponents. Foreign Minister Ignazio Cassis welcomed the result, saying Swiss neutrality remains unchanged and must adapt to circumstances. In the canton of Geneva, voters also approved free contraception by 58.5%, a first in Switzerland. Another initiative on food self-sufficiency was rejected by 72.5%.

LFI coordinator Manuel Bompard accuses the Ecologists of having blocked the election of the rebellious candidate Martha Peciña to the Senate, defeated by three votes, while the outgoing LR and Horizons are re-elected and the RN aims to form a senatorial group after its municipal gains.

Polling stations have closed for the senatorial elections. While the right confirms its domination in rural departments, the National Rally is seeking to obtain enough seats to form a parliamentary group in the Senate.