
Les démocrates obtiennent la majorité des deux chambres du Congrès, infligeant une défaite à Donald Trump à deux ans de la fin de son second mandat.
Les démocrates remportent la majorité au Sénat et à la Chambre des représentants lors des élections de mi-mandat américaines, basculant sept États historiquement républicains et infligeant une défaite à Donald Trump, qui accepte le résultat mais menace d'utiliser son droit de veto.
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Les élections de mi-mandat américaines se tiennent à mi-parcours du mandat présidentiel. Historiquement, elles sont traditionnellement défavorables au président en place. Les démocrates ont remporté la majorité des deux chambres du Congrès, basculant sept États auparavant aux mains des républicains.
C'est un raz-de-marée démocrate. Les élections de mi-mandat sont une sanction claire et nette pour Donald Trump. Dans la nuit du mardi 3 au mercredi 4 novembre, les résultats ont rapidement dessiné une large avance des démocrates sur le camp républicain.
Sur fond de mécontentement contre le coût de la vie et contre la guerre au Moyen-Orient qui n'en finit plus depuis février, les électeurs américains ont plébiscité les candidats démocrates. Franceinfo revient en graphiques sur la portée de cette "vague bleue", la couleur du Parti démocrate.
Les démocrates obtiennent la majorité au Sénat et à la Chambre des représentants
Les élections de mi-mandat ont été marquées par le basculement des deux chambres du Congrès américain. Jusqu'à présent acquises aux républicains, elles sont maintenant contrôlées par les démocrates.
Au Sénat, la chambre haute du Congrès américain, le camp démocrate dispose désormais d'au moins 54 sièges (soit sept de plus qu'avant le scrutin), seuil suffisant pour disposer de la majorité absolue fixée à 51 élus.
Du côté de la Chambre des représentants, où les républicains disposaient jusqu'ici d'une courte majorité (218 sièges contre 214), les démocrates ont également remporté repris la main. Ils ont remporté au moins 228 sièges, selon le décompte en temps réel.
Ce basculement des deux chambres du Congrès ouvre une ère d'incertitude pour Donald Trump à deux ans de la fin de son second mandat. Le président américain a assuré au New York Times qu'il accepterait le résultat des élections, tout en précisant sur sa plateforme Truth Social qu'il fera usage de son droit de veto contre les lois adoptées par les démocrates.
Des États historiquement républicains basculent aux mains des démocrates
La victoire des démocrates se mesure également en carte. Au Sénat, ils ont repris au moins sept États qui étaient aux mains des républicains. À l'inverse, le GOP (Grand Old Party, l'autre nom du Parti républicain) n'a rien arraché à ses opposants politiques et doit se contenter de conserver les États déjà acquis.
Certains États constituent des pertes historiques pour le camp de Donald Trump, comme le Texas, où le démocrate James Talarico a remporté le siège en jeu face à Ken Paxton, proche allié du président américain. Dans ce territoire pétrolier et agricole, Donald Trump avait gagné avec 14 points d'avance lors de l'élection présidentielle de 2024. "Ce soir, nous avons battu Goliath", a réagi le nouvel élu démocrate. Aucun démocrate n'avait remporté une élection sénatoriale dans cet bastion républicain depuis 1988.
En Caroline du Sud, là aussi une terre historiquement républicaine, la démocrate Annie Andrews devient la première sénatrice démocrate à être élue depuis 1998. Une victoire surprise face à la républicaine Darline Graham, qui avait remplacé son frère, Lindsey Graham, mort en juillet, à la chambre haute.
Les démocrates ont aussi réussi à faire basculer des sièges au Sénat en Caroline du Nord, dans l'Iowa ou encore dans l'Ohio, tous remportés par Donald Trump en 2024. Parmi les seules consolations pour le président américain, les candidats républicains dans son bastion de Floride ont gardé les sièges de sénateur et de gouverneur.
Des pertes de sièges importantes, mais pas historiques pour les républicains
Au Sénat, le camp de Donald Trump a vécu ce qui s'apparente à une déroute électorale en cédant sept sièges (Texas, Caroline du Sud, Caroline du Nord, Kansas, Iowa, Ohio et Maine). À titre de comparaison, lors des midterms de 2018 (après les deux premières années du premier mandat de Donald Trump), les républicains avaient gagné deux sièges à la chambre haute.
Reste que les élections de mi-mandat sont traditionnellement défavorables au président en place. En 2014, le démocrate Barack Obama avait concédé neuf sièges, tout comme Bill Clinton en 1994. En 1986, le républicain Ronald Reagan en avait perdu huit. La défaite de Donald Trump est aussi loin du record de Dwight Eisenhower, qui avait perdu 12 sièges républicains en 1958.
Du côté de la Chambre des représentants, les 25 élus perdus par Donald Trump dans la nuit de mardi à mercredi sont moins importants que sa précédente défaite aux midterms de 2018, où il avait concédé 41 sièges. Les chiffres des précédentes élections de mi-mandat nuancent également l'ampleur de la défaite du camp républicain. À plusieurs reprises, des présidents ont essuyé d'importants revers. En 2010, Barack Obama avait par exemple perdu 63 sièges.
"Je ne considère pas que c'était dirigé contre moi", a réagi mardi soir le président de 80 ans, refusant d'endosser la responsabilité de la défaite. Il avait déclaré plus tôt sur son réseau Truth Social que les républicains auraient gagné s'il avait été lui-même "sur les bulletins".
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Donald Trump utilisera son droit de veto contre les lois adoptées par les démocrates.
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Une ère d'incertitude s'ouvrira pour Donald Trump à deux ans de la fin de son second mandat.
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