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Le patron de la NASA a défendu, mercredi 10 juin, le choix de nommer un équipage à 100 % masculin pour la mission Artemis-3, qui testera en 2027 deux alunisseurs à proximité de la Terre en vue de préparer le grand retour des humains sur la Lune, prévu pour l’année suivante. L’administration Trump ayant multiplié les mesures contre les politiques de diversité, cette annonce a suscité des critiques quant à une possible intervention politique.
« Aucun responsable nommé par le pouvoir n’intervient dans le processus de sélection de l’équipage », a assuré le chef de la NASA, Jared Isaacman, dans un long message sur le réseau social X, en réponse à ces « réactions allant de la déception à l’indignation ».
La NASA a annoncé mardi que l’équipage serait composé de l’Italien Luca Parmitano, premier Européen à prendre part à une mission Artemis, et de trois Américains : Randy Bresnik, qui commandera la mission, Andre Douglas et Frank Rubio. Si l’un est Afro-Américain et l’autre Latino-Américain, l’équipage ne compte aucune femme, contrairement à celui d’Artemis-2.
Formation spécifique aux missions lunaires
Cette absence a d’autant plus fait réagir que, depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a fait supprimer du site Internet de la NASA l’engagement d’envoyer dans les années à venir la première femme et la première personne « racisée » sur la surface lunaire, jetant le doute sur la composition des futurs équipages des missions Artemis.
Insistant sur le rôle joué par les femmes, qui occupent notamment « près de 50 % des postes de direction de centres » et de missions à la NASA, Jared Isaacman a suggéré que l’agence pourrait en nommer pour les missions futures. « Ceux qui soulèvent cette préoccupation ne sont peut-être pas conscients du vivier d’équipages qui se préparent déjà à rejoindre la Station spatiale [internationale] ou de ceux qui ont suivi une formation spécifique aux missions lunaires et qui seraient de meilleurs candidats à une future mission en surface », a-t-il écrit.
Lire le décryptage (2025) | Article réservé à nos abonnés Avec Artemis, le difficile et coûteux retour des Américains sur la Lune
Annoncé sous la présidence de Joe Biden, l’équipage de la précédente mission Artemis tranchait avec ceux des missions Apollo, qui n’avaient emmené que des hommes blancs. Ses membres, Christina Koch, Victor Glover, et le Canadien Jeremy Hansen sont devenus respectivement la première femme, le premier astronaute noir et le premier non-Américain à survoler l’astre.

Donald Trump a remis la Médaille d'honneur spatiale du Congrès à l'équipage d'Artemis II, qui avait réalisé un tour de la Lune en avril dernier en s'éloignant de plus de 406.000 km de la Terre.

Une semaine après sa première sortie historique, l'astronaute française Sophie Adenot effectuera une nouvelle sortie extravéhiculaire depuis l'ISS mardi 25 août pour achever le remplacement d'une antenne de communication.
Sophie Adenot deviendra mardi la première astronaute française à effectuer une sortie dans l'espace depuis l'ISS. Accompagnée de l'Américain Anil Menon, elle passera six heures et demie à remplacer une antenne de communication à haut débit.
La NASA a annoncé mardi 30 juin de nouvelles missions lunaires, dotées de 600 millions de dollars, pour préparer la construction d'une base sur la Lune. Ces missions visent à acheminer des instruments scientifiques et s'inscrivent dans un plan plus large pour établir une infrastructure au sol près du pôle Sud lunaire d'ici 2029, en concurrence avec la Chine.
NASA announced the four astronauts for the Artemis 3 mission, set for 2027. The mission will orbit Earth to test systems and rendezvous with private landers, preceding the 2028 lunar landing.

Deux astronautes français, Thomas Pesquet et Arnaud Prost, qui s'envoleront en 2027, étaient invités du "20 heures" de France 2. Prost, novice, a exprimé son rêve accompli, remerciant la France et Pesquet. Pesquet, 48 ans, effectuera sa troisième mission à l'ISS, tandis que Prost ira sur la station commerciale Haven-1 de Vast.