Plus de huit ans après la mort d’Ismaïl, un garçon de quatre ans tué dans un accident d’ascenseur au centre commercial Côté Seine à Argenteuil, la justice a condamné le technicien qui était intervenu sur l’appareil ainsi que son ancien employeur et l’entr
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- Le tribunal correctionnel de Pontoise a condamné Jean-Marc H., technicien de maintenance, à 18 mois de prison avec sursis pour homicide involontaire dans la mort d’Ismaïl, un garçon de quatre ans tué dans un accident d’ascenseur en 2018 au centre commercial Côté Seine à Argenteuil.
- Son ancien employeur, Bagneux Hydraulique, a été condamné à 80 000 euros d’amende et TK Elevator à 225 000 euros d’amende, au-delà des réquisitions du parquet.
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Why It Matters
L’accident s’est produit le 8 juin 2018 au centre commercial Côté Seine à Argenteuil. Ismaïl, âgé de quatre ans, est mort coincé entre la cabine de l’ascenseur et le palier après une chute brutale de l’appareil. L’ascenseur hydraulique avait connu une fuite d’huile en 2015, réparée par un technicien de Bagneux Hydraulique, sous-traitant de TK Elevator.
Plus de huit ans après la mort d’Ismaïl, un garçon de quatre ans tué dans un accident d’ascenseur au centre commercial Côté Seine à Argenteuil, la justice a condamné le technicien qui était intervenu sur l’appareil ainsi que son ancien employeur et l’entreprise ayant assemblé l’ascenseur.
Ce mercredi, le tribunal correctionnel de Pontoise a reconnu la responsabilité pénale des trois prévenus dans la mort d’Ismaïl, décédé à l’âge de quatre ans le 8 juin 2018.
Âgé aujourd’hui de 67 ans, Jean-Marc H., technicien de maintenance à l’époque des faits, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour homicide involontaire.
Son ancien employeur, Bagneux Hydraulique, a également été reconnu coupable et condamné à 80 000 euros d’amende.
L’assembleur de l’ascenseur, TK Elevator, anciennement ThyssenKrupp, a pour sa part écopé d’une amende de 225 000 euros.
Cette dernière condamnation est supérieure aux réquisitions du parquet. La procureure avait demandé une amende de 150 000 euros à l’encontre de TK Elevator. Les réquisitions concernant le technicien et son ancien employeur ont, en revanche, été suivies par le tribunal.
Ismaïl, quatre ans, mort dans l’ascenseur
Les faits remontent au 8 juin 2018, au centre commercial Côté Seine, à Argenteuil, dans le Val-d’Oise.
Ce jour-là, la famille d’Ismaïl se rend dans le centre commercial. Lorsqu’elle arrive au premier étage, plusieurs membres de la famille sortent de l’ascenseur. Le petit garçon les suit. C’est à ce moment que la cabine chute brutalement.
Ismaïl se retrouve alors coincé au niveau du thorax, entre la cage de l’ascenseur et le palier. Sa mère, restée bloquée dans la cabine, assiste impuissante à la scène. Malgré les secours, l’enfant meurt sur place.
Une intervention sur une fuite d’huile en cause
L’ascenseur impliqué dans l’accident était un modèle hydraulique, un système relativement rare en France. L’appareil avait déjà connu un problème plusieurs années auparavant. En 2015, une fuite d’huile avait été constatée et des travaux avaient été réalisés par un technicien de Bagneux Hydraulique, une société à laquelle TK Elevator sous-traitait certaines opérations. Le technicien, qui travaillait dans l’entreprise depuis 1978, avait alors procédé au remplacement du flexible servant au transport de l’huile.
Mais, selon plusieurs expertises réalisées dans le cadre de l'enquête, le raccordement du flexible n’avait pas été correctement effectué.
À la barre, le technicien a reconnu avoir commis une erreur, sans toutefois parvenir à expliquer précisément comment celle-ci avait pu se produire.
La mère d’Ismaïl veut désormais "avancer"
À l’issue de l’audience, la mère d’Ismaïl s’est montrée très émue. Pour elle, le jugement permet enfin de reconnaître les responsabilités dans la mort de son fils. "La justice a su répondre au fait qu’ils ont été négligents et qu’ils sont donc tous responsables", a-t-elle déclaré à la sortie de la salle d’audience.
Après plus de huit années de procédure, elle espère désormais pouvoir tourner une page. "On va pouvoir commencer, huit ans après, à avancer."
L’avocat de la famille, Yassine Bouzrou, a de son côté salué une "bonne décision". Selon lui, les affaires de ce type sont trop souvent cantonnées à la question des indemnisations. "Habituellement, lorsqu'il y a ce type de drame, la justice considère que ça doit se régler d'un point de vue purement civil, d'un point de vue des indemnisations", a-t-il expliqué. Selon Maître Bouzrou, le tribunal a reconnu que les négligences constatées pouvaient constituer des fautes pénales, au-delà de la seule question de l’indemnisation de la famille.
Avec AFP
Open Questions
- Pourquoi le raccordement du flexible n’a-t-il pas été vérifié après la réparation de 2015 ?
- Quelles mesures de sécurité ont été mises en place depuis l’accident dans les ascenseurs hydrauliques en France ?
- La famille d’Ismaïl va-t-elle poursuivre une action civile pour obtenir des dommages et intérêts complémentaires ?






