
Hervé Morin met en garde Édouard Philippe, Olivier Faure officialise sa candidature à la primaire de la gauche et les tractations politiques se multiplient.
À l'approche de l'élection présidentielle de 2027, le débat politique s'anime avec l'appel d'Hervé Morin à une primaire de la droite, l'officialisation de la candidature d'Olivier Faure à gauche, et les manœuvres d'Édouard Philippe à Tourcoing.
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Les différentes forces politiques préparent l'élection présidentielle de 2027 à travers des propositions de primaires et des déclarations de candidatures.
Le président de la région Normandie Hervé Morin, qui a lancé une pétition pour une primaire de la droite et du centre, a adressé lundi un avertissement à Édouard Philippe, estimant qu’il porterait «une lourde responsabilité» s’il refusait d’y participer.
«Je pense qu’aujourd’hui personne ne peut considérer qu’il est une évidence», a affirmé sur CNews et Europe 1 l’ex-ministre centriste de Nicolas Sarkozy, dont la pétition a été signée initialement par plus de 200 élus la semaine dernière pour réclamer la désignation d’un candidat unique de la droite et du centre.
Il a indiqué qu’il rédigerait «ce soir» une charte avec les conditions de participation à la primaire qu’il enverrait personnellement aux candidats pour les inciter à la rejoindre. Il estime que «cinq à sept millions de Français pourraient» voter à cette primaire.
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, qui a annoncé rallier le candidat Horizons fin juin, a enfoncé le clou ce matin sur la compétition entre Édouard Philippe et Gabriel Attal. «Il n’y a pas match. [...] Il est le seul à pouvoir se qualifier au second tour», défend-elle sur BFMTV/RMC. Si la petite musique d’une primaire revient dans le débat, la ministre s’est montrée très ferme sur cette hypothèse : «Le temps de la primaire est terminé».
Sur France 2 ce lundi, l’ex-finaliste à la présidentielle de 2007 Ségolène Royal et candidate à la primaire socialiste d’octobre prochain regrette l’existence de «privilégiés» dans cette compétition. «Raphaël Glucksmann, c’est le chouchou des médias, mais allons-y. À chaque fois, les médias nous disent : “Vous devez choisir celui-là parce qu’il nous convient”», a-t-elle accusé. Invitée à réagir sur l’officialisation de la candidature d’Olivier Faure, elle défend : «Je ne suis pas une commentatrice. Ce n’est pas parce que je suis une femme que je suis simplement une commentatrice des hommes.» Quant à savoir si elle est favorable à une union de la gauche avec les Insoumis, elle argue «qu’aucune voix n’est pestiférée».
«Je pense être celui qui pourra fédérer et rassembler», a revendiqué Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen-sur-Seine et candidat à l’élection présidentielle de 2027 au micro de Sud Radio. Ce dernier a longuement défendu sa candidature, arguant connaître «par cœur les questions d’éducation, de pouvoir d’achat, de narcotrafic»... «Le peuple, c’est nous, c’est le Parti socialiste», a-t-il encore martelé.
«L’objectif n’est pas de faire un concours du plus populaire», a rétorqué le candidat face aux questions sur les multiples candidatures dans son camp politique. L’intéressé a cependant vivement rejeté l’idée d’une primaire à gauche. «C’est moi, le recours à gauche», a-t-il insisté, affirmant qu’«on fera le point au mois de janvier» après la désignation du vainqueur lors de la primaire social-démocrate sur l’identité de celui «qui aura la meilleure capacité de nous rassembler» pour l’élection présidentielle à venir.
La rumeur d’une prochaine candidature courait depuis plusieurs mois. Dans les colonnes du Parisien, ce vendredi, Natacha Polony, essayiste et directrice de la revue L’Audace !, avait annoncé lancer son mouvement pour «tous les orphelins de la politique, les forces vives du pays qui n’attendent qu’à se rassembler pour faire revivre la France».
Au micro de RTL ce lundi matin, la journaliste a indiqué vouloir «rassembler tous ceux qui ne sont pas représentés pour l’instant». Natacha Polony a notamment esquissé des pistes de réflexion économiques, promettant de décréter un «état d’urgence de la production» pour arrêter de «laisser filer notre déficit commercial».
Interrogée sur le niveau de l’éducation française avec le retour de la rentrée scolaire, l’essayiste a insisté vouloir «revoir les formations, réadministrer cette institution» pour remédier aux difficultés d’une école «sous-administrée».
La pluie a failli gâcher la fête, mais les discours ont été très élogieux. Non, ce n’est pas un mariage qui se tenait ce dimanche au Jardin botanique de Tourcoing : cela ressemblait plutôt à des fiançailles politiques. L’hôte des lieux, Gérald Darmanin, y a mis en scène son soutien à Édouard Philippe, officialisé à la mi-août, en présence de l’intéressé.
Même si sur le fond, le candidat à l’élection présidentielle n’a pas spécialement donné de gage à la ligne de droite sociale revendiquée par le garde des Sceaux. Restant flou sur les curseurs de son programme, Philippe s’est surtout projeté vers la construction d’une future «majorité absolue» en cas de victoire.
ÉDOUARD PHILIPPE À TOURCOING
Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a confirmé dimanche sur TF1 être candidat à la primaire de la gauche, disant vouloir se battre pour une France «plus juste», avec une «obsession» : éviter la victoire de Marine Le Pen à la présidentielle.
«Je suis candidat à la présidence de la République, [...] parce que [...] je veux porter une France plus juste», a affirmé le député de Seine-et-Marne. Interrogé sur ses relations avec La France insoumise, il a affirmé avoir une «obsession, que Marine Le Pen n’arrive pas à l’Élysée». «Je n’en peux plus de cette gauche qui parle exclusivement d’un combat avec la gauche. Moi, je me bats contre la droite et contre l’extrême droite», a-t-il dit, dans un tacle à son rival de la primaire Raphaël Glucksmann.
Bonjour à tous, et bienvenue dans ce direct consacré à l’élection présidentielle de 2027. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, s’est déclaré dimanche candidat à la primaire de la gauche en vue de la présidentielle, pour défendre «une France plus juste» et lutter «contre la droite et l’extrême droite».
À Tourcoing, fief de Gérald Darmanin, Édouard Philippe a esquissé dimanche les contours d’une après-élection présidentielle victorieuse, dans son dessein de rassembler «la droite et le centre». Le chef des députés LR Laurent Wauquiez a appelé dimanche à une primaire pour désigner un candidat unique à droite
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Organisation des primaires et désignation des candidats pour 2027
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François Fillon s'est confié sur les rumeurs lancées par Jacques Chirac concernant son orientation sexuelle et a réaffirmé son innocence dans l'affaire des emplois fictifs, tout en critiquant vivement le bilan d'Emmanuel Macron.
Le gouvernement français réuni en séminaire à l'Elysée prépare le budget 2027. Face à un déficit de 106,8 milliards d'euros, le Premier ministre Sébastien Lecornu privilégie un budget sans hausse d'impôts et réversible avant l'élection présidentielle.

Dominique de Villepin a déclaré dimanche sur BFMTV qu'il ferait entrer un tirailleur sénégalais au Panthéon s'il était élu président en 2027. Il souhaite ainsi honorer la contribution de ces soldats à l'histoire de France et solder une dette historique.

Valérie Pécresse a déclaré sur franceinfo qu'une primaire à droite pour la présidentielle 2027 n'est plus envisageable, faute de temps et d'unanimité. Elle insiste sur la nécessité d'une investiture unique pour éviter la fragmentation et la défaite face à l'extrême-droite.

Aurélie Gagnier, porte-parole du FSU-SNUipp, exige une revalorisation salariale des enseignants sans contrepartie pour compenser les pertes depuis 2010. Elle rejette les propositions d'autonomie des établissements portées par certains candidats à la présidentielle.

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