Saisie de douze noms de domaine liés aux deepfakes sexuels à New York
Quick Look
- Les autorités de New York ont saisi douze noms de domaine utilisés pour diffuser des deepfakes sexuels non consentis, touchant environ 1.200 victimes dont des personnalités publiques.
- L'enquête se poursuit pour identifier les responsables.
AI-generated summary
Why It Matters
Les deepfakes sexuels non consentis représentent une forme croissante de cybercriminalité utilisant l'intelligence artificielle pour créer ou modifier des contenus pornographiques sans l'accord des personnes représentées.
Une opération judiciaire d’ampleur a visé l’industrie des deepfakes sexuels aux Etats-Unis. Lundi, les autorités de New York ont annoncé la saisie de douze noms de domaine utilisés pour diffuser des images et des vidéos pornographiques générées ou modifiées par intelligence artificielle sans le consentement des personnes représentées. Selon le procureur de Manhattan, Alvin Bragg, environ 1.200 victimes figuraient sur ces plateformes, dont des acteurs, des personnalités politiques et d’autres figures publiques.
Le procureur de Manhattan a présenté cette opération comme la plus importante saisie judiciaire de noms de domaine consacrés à ce type de contenus illégaux. Certains sites utilisaient notamment des appellations comme « AI Celebs ». « Dans l’Etat de New York, il est illégal de partager sans leur autorisation de vraies photos et vidéos de personnes ayant des rapports sexuels. De même, il est illégal de partager ces contenus lorsqu’ils sont créés ou modifiés à l’aide d’outils d’intelligence artificielle », a déclaré Alvin Bragg.
Investigations en cours pour identifier les responsables
L’enquête a été ouverte après le signalement d’une victime. Le procureur n’a pas précisé si des arrestations avaient été effectuées et a indiqué que les investigations se poursuivaient pour identifier les responsables des plateformes et les personnes ayant mis en ligne ces contenus. « Nos enquêtes sur les sites de pornographie de deepfakes et leurs créateurs ne font que commencer. Cela s’inscrit dans le cadre de notre travail plus large » de lutte contre la criminalité, a-t-il ajouté.
Selon Wired, les douze sites permettaient de publier, partager ou vendre des vidéos sexuelles truquées représentant très majoritairement des femmes. Le média américain rapporte que certaines plateformes étaient probablement consultées des millions de fois et proposaient des vidéos de plusieurs minutes, généralement réalisées en remplaçant le visage d’actrices de films pornographiques par celui de célébrités ou de personnalités publiques. Certaines vidéos archivées avaient été visionnées plusieurs dizaines de milliers de fois.
« Ce domaine a été saisi »
Wired précise aussi que plusieurs des sites saisis avaient déjà remplacé leur page d’accueil par un message indiquant « Ce domaine a été saisi » avant l’annonce officielle du procureur. Benjamin Shultz, chercheur à l’American Sunlight Project cité par Wired, indique que certaines plateformes proposaient des profils consacrés à des élus, avec leur nom, leur fonction et une série de vidéos manipulées. Une partie des contenus aurait auparavant circulé sur MrDeepFakes, un important site spécialisé fermé en 2025.
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What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
De nouvelles saisies de noms de domaine liés aux deepfakes sexuels auront lieu dans les prochains mois.
Likely · Within months
Des arrestations seront effectuées dans le cadre de l'enquête en cours.
Possible · Within weeks
Open Questions
- Qui sont les responsables des plateformes saisies ?
- Des arrestations auront-elles lieu dans le cadre de cette enquête ?
- Quelles mesures seront prises pour empêcher la réapparition de tels sites ?




