
Alors que des incidents violents éclatent en marge des mobilisations lycéennes, Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron s'opposent sur la responsabilité politique des blocages.
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Des lycéens manifestent en France pour réclamer davantage de moyens dans l'éducation. Le mouvement est marqué par des blocages d'établissements et des tensions avec le gouvernement.
«Les insoumis appellent à la non-violence des méthodes de lutte», a assuré sur X le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, alors que son parti est en première ligne pour soutenir les actions de blocage de lycées qui se poursuivent en France. «Les lycéens mobilisés, lorsqu’ils ont la parole, sont clairs sur leurs revendications : plus de moyens pour leur éducation», souligne le candidat à la présidentielle, ciblé par Emmanuel Macron, en déplacement à Madrid, qui a jugé que les responsables politiques n’étaient «pas là pour agiter les peurs et faire commettre le pire».
Manuel Bompard, coordinateur de LFI, a qualifié sur X les déclarations du président de la République de «grotesques». «Les insoumis sont partisans de la non-violence comme ils l’ont toujours défendu. Leurs élus ne sont pas devant les lycées pour “exciter”, mais pour soutenir et relayer des revendications légitimes».
Alors que LFI se mobilise auprès des lycéens contestataires, qui dénoncent un manque de moyens, d’enseignants ou encore de conditions insalubres, Jean-Luc Mélenchon a affirmé que «chacun doit être respecté dans sa personne comme dans ses revendications». Il a aussi appelé à «la diffusion des images de violences policières», jugeant qu’elle servait de «protection pour nos jeunes».
«Le gouvernement doit cesser de chercher à pourrir la situation et répondre aux revendications au lieu de mener une lutte politicienne contre les insoumis», a-t-il ajouté, alors que le premier ministre Sébastien Lecornu avait dénoncé lundi une «surenchère irresponsable» d’élus du mouvement de gauche radicale. Jean-Luc Mélenchon avait alors accusé le locataire de Matignon d’avoir «ordonné la répression» des mouvements de lycéens «avec un arrière-goût raciste évident».
Des débordements ont été constatés ce matin à Wattrelos, dans le Nord, en marge des blocages lycéens. Vers 8h30, une voiture a été projetée contre les grilles du lycée Émile Zola, a appris Le Figaro de source policière.
Le conducteur a vraisemblablement «fait passer son véhicule entre les poteaux de la ville, traversé le parvis» avant de projeter sa voiture contre la grille de l’établissement. Il en est sorti, vêtu entièrement de noir et porteur d’une cagoule, et y a mis le feu avant de prendre la fuite à pied.
L’incendie a été éteint par les sapeurs-pompiers. L’auteur de la dégradation est actuellement recherché.
Deux agents des transports en commun de l’agglomération de Nantes ont été blessés «à la suite d’une explosion survenue dans une poubelle en feu», annonce le syndicat Force Ouvrière de la Semitan-Naolib dans un communiqué publié sur Facebook.
Cet incident est survenu près de la gare de Chantenay, lors d’une opération de sécurisation d’un bus, «dans le contexte du blocage d’un établissement scolaire situé à proximité». Les deux agents MSR (mission sécurité réseau) ont été pris en charge par les pompiers. «À ce stade, leur état n’inspire pas d’inquiétude vitale. Néanmoins, le choc provoqué par une telle explosion est bien réel», précise le syndicat. Une commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) est prévue dans l’après-midi pour faire le point.
Emmanuel Macron a martelé mercredi que la mobilisation des lycéens en France ne justifiait pas la «violence» et que les responsables politiques n’étaient «pas là pour agiter les peurs et faire commettre le pire», des propos visant les responsables de La France insoumise.
«J’entends et je comprends les angoisses parfois, les colères que notre jeunesse peut avoir (...) Par contre, aucun de ces débats, aucune de ces craintes ne légitime la violence. Et en aucun cas des responsables politiques (..) ne sauraient légitimer une violence au carré», a déclaré le président français lors d’une conférence de presse à Madrid au côté du premier ministre Pedro Sanchez.
Les responsables politiques «sont là parce qu’il y a un mandat démocratique, parce qu’ils ont été élus de manière calme, dans un cadre organisé, et ils ne sont pas là pour agiter les peurs et faire commettre le pire», a-t-il ajouté.

The president of the RN, Jordan Bardella, firmly denies anti-Semitic writings revealed by Mediapart and announces complaints. Emmanuel Macron condemned these comments, while the RN denounces verbal violence from the media. The political climate is tense.

The European Commission has unveiled a five-point plan to better manage irregular migrant arrivals. This strategy, which will be discussed at the Justice and Home Affairs Council, aims to strengthen the resilience of borders in the face of crises.

The president of the RN Jordan Bardella is targeted by accusations of anti-Semitism revealed by Mediapart, provoking a strong reaction from Emmanuel Macron. At the same time, the debate on pensions is intensifying between Édouard Philippe and Gabriel Attal.

During a press conference in Madrid, Emmanuel Macron encouraged the United Kingdom to consider returning to the European Union, welcoming the initiative of British Prime Minister Andy Burnham to open this debate.

Emmanuel Macron condemned the violence that occurred during the blockades of high schools in France, calling for political responsibility and implicitly criticizing La France insoumise while mobilizations continue in several cities.

President Emmanuel Macron has condemned anti-Semitic messages attributed to Jordan Bardella, calling them unacceptable. He called on the National Rally to clarify its political line and criticized the party's verbal violence towards the media.