
Licencié par un fabricant alimentaire britannique après avoir insulté une collégue en raison de ses troubles neurologiques, Jonathan a obtenu gain de cause devant le tribunal de Liverpool.
Un salarié britannique atteint du syndrome de Gilles de la Tourette, licencié après avoir insulté une collégue à cause de ses tics verbaux, a obtenu plus de 11 000 euros d'indemnités suite à une décision du tribunal de Liverpool pour discrimination.
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Jonathan a été embauché en septembre 2020 par un fabricant alimentaire britannique puis licencié deux mois plus tard.
Un employé insulte une collègue et pourtant, c’est son employeur qui a été condamné. C’est la décision inattendue qui a été prise à l’encontre d’un salarié d’un fabricant alimentaire britannique. Embauché en septembre 2020, Jonathan a été licencié seulement deux mois plus tard et n’a pas été réembauché après avoir candidaté à deux reprises, en 2021 et en 2023.
Sa faute ? Il a traité une collègue de «sale feignasse», car elle «ne faisait pas sa part du travail». Jusque-là, rien d’anormal. Problème : cet employé de 30 ans, qui est vit avec sa mère, souffre de plusieurs troubles neurologiques dont le syndrome de Gilles de la Tourette caractérisé notamment par la répétition d’insultes, qui touche une personne sur 200 dans le monde et n’est plus considéré comme une maladie rare.
Plus de 11 000 euros d’indemnité
Saisi, le tribunal de Liverpool a donné gain de cause au salarié licencié qui a touché une indemnité de 9710 livres (plus de 11 000 euros), selon The Independent . «L’invalidité de M. Gee a été la cause de son licenciement en 2020. Lui et son handicap étaient considérés comme un fardeau trop lourd et la solution la plus simple pour l’entreprise était de mettre fin à son emploi. En rejetant sa candidature en juin 2023, l’entreprise a fait preuve de discrimination à son égard, en raison de son handicap», a estimé le juge du travail.
Le juge a également déclaré qu’il avait subi un préjudice moral lorsqu’il avait été rejeté une deuxième fois par son ancien employeur et qu’il s’était «automutilé en se mordant, en se brûlant ou en se poignardant le dos de la main». De son côté, Jonathan a confié qu’il travaillait désormais à son compte car il avait le sentiment qu’il serait toujours «jugé et incompris par ses collègues». La plupart des «56 emplois» qu’il a occupés a pris fin à cause de son handicap.

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