
Le ministre de l'Éducation nationale a fustigé les violences lors des blocages de lycées, qui ont fait 76 blessés et donné lieu à 440 interpellations.
Face aux violences et aux blocages de lycées en France qui ont fait 76 blessés et 440 interpellations, le ministre de l'Éducation Édouard Geffray dénonce des actions violentes et une récupération politique.
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Un mouvement de grogne lycéenne né du manque de conditions d'apprentissage a entraîné des blocages et des incidents violents.
«Ce qui m’inquiète, ce n’est pas les mobilisations ni que des lycéens puissent avoir des revendications. Car il y a un cadre pour ça. Ce qui est inquiétant en revanche, c’est que des personnes entretiennent l’idée qu’il ne faut pas respecter la démocratie et qu’il faut avoir recours à des actions violentes. Ce qui m’inquiète, c’est la violence», a fustigé sur RTL ce mercredi le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, alors que les blocages de plusieurs lycées en France ont été mardi le théâtre de violences.
Le mouvement de grogne, né du manque de moyens et de la «dégradation» des conditions d’apprentissage, pourrait se poursuivre jeudi après l’appel de l’Union syndicale lycéenne (USL). Cette dernière revendiquait hier le blocage de 400 établissements, dont une quarantaine de blocages «total», sur les 3700 que compte la France.
76 blessés, dont 18 personnels
«Nous en sommes à 76 blessés dont 18 personnels. Des proviseurs ont été agressés, des professeurs ont été pourchassés par des voyous. Dans ces cas-là, on est loin d’une mobilisation sereine, même si dans certains endroits les choses se sont très bien passées. Les lycéens doivent être écoutés et entendus», a ajouté Édouard Geffray. Dans le détail, il y a eu 440 interpellations, les deux tiers ayant donné lieu à des gardes à vue, essentiellement pour dégradations ou violences sur agents dépositaires de l’autorité publique, a indiqué hier soir sur BFMTV le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
Alors que les blocages reçoivent le soutien d’élus, notamment de La France insoumise (LFI), le locataire de la rue de Grenelle a pointé une «récupération politique assez manifeste». «Hier, le maire de Saint-Denis a expliqué que la violence pouvait être légitime. Je considère que la violence n’est pas légitime. Ce qui est légitime, ce sont les revendications», a tancé Édouard Geffray en direction de Bally Bagayoko.
«Où est l’intérêt général», a-t-il enfin interrogé, alors que les dégâts causés sont estimés à près d’un million d’euros rien que pour la région Île-de-France. Mardi, la présidente LR de la région Valérie Pécresse a, à ce propos, annoncé sur X qu’elle enverrait à Bally Bagayoko, «la facture des 100.000€ du remplacement du portail du lycée Paul-Éluard, des frais de gardiennage et de nettoyage du site». «Les Français ne veulent plus payer des impôts pour réparer ce que des casseurs, chauffés à blanc par LFI "qui juge la violence légitime", ont saccagé !», s’est-elle agacée.
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Poursuite potentielle du mouvement de grogne jeudi
Likely · Within days
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