
Cinq cas autochtones ont été identifiés par l'ARS, dont trois formes neuro-invasives. La circulation du virus est particulièrement intense en France cette année.
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Le virus du Nil occidental se transmet par les moustiques communs et a pour principal réservoir les oiseaux.
Jusqu’alors épargnée, la région Auvergne-Rhône-Alpes connaît ses premières infections humaines au virus du Nil, dont plusieurs ayant entraîné des complications grave. Cinq cas autochtones ont été identifiés, indique l’Agence régionale de santé (ARS) dans son bulletin de début octobre. Les patients ont présenté les premiers signes d’infection dans le courant du mois d’août ou au début du mois de septembre. Deux cas ont été signalés dans la Drôme, un dans le Rhône, un dans l’Ain et un dernier en Isère.
Trois d’entre eux ont «présenté des formes neuro-invasives», précise Santé publique France. Si l’infection est asymptomatique dans 80% des cas, elle se manifeste par un syndrome pseudo-grippal dans un cas sur cinq, avec des manifestations neurologiques dans moins de 1% des cas. «Ces formes neuro-invasives peuvent évoluer vers des séquelles, voire un décès dans 7 à 9 % des cas», indiquent les autorités.
Cinq cas mortels en France l’an dernier
En 2025, le virus du Nil occidental avait fait cinq morts en France, sur les 62 cas d’infection signalés de début mai à fin novembre. Il circule de manière «particulièrement intense» cette année, selon l’Anses. Au total, 178 cas autochtones ont été recensés à ce jour, soit près de trois fois plus que l’an dernier. Les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, le Var, la Haute-Garonne et la région parisienne concentrent le plus de cas. Des cas équins sont également signalés dans plusieurs départements, dont la Drôme.
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Le virus du Nil occidental ou WNV selon l’acronyme anglophone se transmet «accidentellement» aux hommes par l’intermédiaire de moustiques communs, précise Santé publique France. «Le principal réservoir de l’infection est constitué par les oiseaux, ajoutent les autorités sanitaires. Il n’y a pas de transmission interhumaine (en dehors de transfusions ou des greffes), ni de transmission du virus d’homme à homme via le moustique».
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