Visite du pape Léon XIV en France : Nicolas Sarkozy assistera à la messe, dispositif de sécurité renforcé
L’ancien président de la République a confirmé sa présence à la messe de samedi place de la Concorde, tandis que les autorités déploient un dispositif de sécurité massif pour les 32 heures du souverain pontife en France.
Quick Look
- Nicolas Sarkozy a confirmé sa présence à la messe du pape Léon XIV place de la Concorde ce samedi, défendant sa démarche au nom de la liberté religieuse.
- En parallèle, le ministère de l'Intérieur a mobilisé des milliers de membres des forces de l'ordre pour encadrer la visite pontificale en France malgré un niveau de menace terroriste élevé.
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Why It Matters
Le pape Léon XIV effectue une visite officielle en France comprenant des étapes à Paris, Lourdes et Metz.
Nicolas Sarkozy assistera samedi à la messe célébrée par Léon XIV place de la Concorde. Invité de CNews ce vendredi matin, l’ancien président de la République a longuement expliqué ce choix par son rapport personnel au christianisme. «Je suis chrétien de naissance», mais aussi «chrétien de culture» et «chrétien de croyance», a-t-il déclaré. «Ça fait trois raisons d’être à la messe du pape.»
Interrogé sur ce qu’il aurait fait s’il était encore chef de l’État, Nicolas Sarkozy a répondu sans hésiter qu’il aurait également assisté à la célébration. Alors qu’Emmanuel Macron a choisi de ne pas être présent à la messe, Nicolas Sarkozy s’est refusé à critiquer cette décision, qu’il juge «très personnelle», tout en contestant l’idée que la laïcité imposerait à un président de s’abstenir. «Certains disent “au nom de la laïcité, on ne doit pas y aller”, ça n’a aucun sens. La laïcité, ce n’est pas une interdiction. La laïcité, c’est un droit. Le droit de croire ou de ne pas croire», a-t-il affirmé.
Questionné sur d’éventuelles tensions entre le Vatican et Emmanuel Macron, notamment après la loi sur la fin de vie, l’ancien chef de l’État n’a pas souhaité spéculer. «Je ne suis pas un vaticaniste», a-t-il répondu, préférant voir dans la visite de Léon XIV «un événement qui nous dépasse, qui rassemble, qui fédère». Sur le fond, Nicolas Sarkozy a également marqué ses réserves sur l’évolution de la législation française. «À titre personnel, je pensais que la loi Leonetti était bien suffisante», a-t-il expliqué, appelant à aborder la fin de vie «avec beaucoup de mesure et d’humanité». Selon lui, ces décisions relèvent d’abord du «malade qui souffre», du «médecin qui soigne» et de «la famille qui aime».
Un dispositif de sécurité «tout à fait considérable» accompagne la visite de Léon XIV en France. Invité de TF1 ce vendredi matin, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé la mobilisation de 14.000 membres des forces de l’ordre à Paris ce vendredi, puis de 12.000 samedi. Quelque 7.000 effectifs seront également mobilisés à Lourdes et 5.000 à Metz lors des prochaines étapes du déplacement pontifical.
Cette mobilisation intervient alors que le niveau de la menace terroriste demeure élevé. Les services de renseignement n’ont toutefois détecté aucun projet visant spécifiquement le souverain pontife. «Il n’y a pas de menace ciblée contre le Saint-Père ou contre l’événement d’une manière générale», a assuré Laurent Nuñez, tout en rappelant que la France reste dans «un contexte de menace terroriste extrêmement élevé».
Les autorités ont également pris plusieurs mesures préventives à l’encontre de personnes déjà connues des services. «Quelques dizaines de mesures ont été prises pour des individus connus et dont on considère qu’il est préférable qu’ils n’accèdent pas au périmètre de cette visite», a précisé le ministre. La sécurité rapprochée du pape sera assurée en coordination avec les équipes venues du Vatican. Les gardes suisses feront eux aussi le déplacement et travailleront «en lien très étroit avec les fonctionnaires de la préfecture de police», selon Laurent Nuñez.
L’avion de Léon XIV vient de décoller de Rome-Fiumicino en direction de Paris. À son bord, 85 journalistes accrédités accompagnent le souverain pontife pour ce voyage en France. Parmi eux, une vingtaine de Français, dont Jean-Marie Guénois, notre journaliste spécialiste des questions religieuses au Figaro.
Un peu plus tôt ce vendredi matin, vers 6 heures, notre journaliste décrivait depuis le terminal réservé aux accrédités les derniers préparatifs avant le départ. «Nous sommes 85 exactement, dont une vingtaine de Français», racontait-il, au milieu de journalistes italiens, américains, allemands ou espagnols déjà occupés à préparer «une journée qui s’annonce très chargée».
Quelques minutes avant le décollage, Jean-Marie Guénois a ensuite rejoint la zone réservée à la presse dans l’avion papal, dont les sièges portent les armes du Vatican. «Au début du vol, le pape viendra nous saluer», explique-t-il. Une tradition lors des voyages pontificaux : Léon XIV doit aller à la rencontre des journalistes qui l’accompagnent, sans qu’il s’agisse pour autant d’une conférence de presse.
Léon XIV est attendu à 10 heures à Orly, où se tiendra une cérémonie de bienvenue, avant une première séquence à l’Élysée à 11 heures. Il doit ensuite prononcer un discours à l’Unesco à 15 heures, avant une déambulation en papamobile annoncée à partir de 16 heures, puis les vêpres à Notre-Dame à 17h15. La journée s’achèvera à 21 heures au Stade de France, où le pape doit participer à une veillée avec les jeunes.
«On va découvrir le grand visage du pape Léon XIV qui se révèle de voyage en voyage», estime Jean-Marie Guénois.
Léon XIV est déjà venu à Paris, au moins une fois, quand il était supérieur de la congrégation des Augustins. Il revient ce vendredi dans cette ville qu’il connaît mal, cette fois sous les feux de la rampe. Comparé à ses quatre voyages précédents en Turquie et au Liban, à Monaco, en Afrique et en Espagne, son programme est d’une rare intensité. Le pape arrive à 10 heures, ce vendredi à Orly, d’où il repart samedi peu avant 18 heures. Plusieurs rendez-vous majeurs jalonnent cette visite, de l’Élysée à Notre-Dame de Paris en passant par l’Unesco, le Stade de France, l’Institut catholique de Paris et la messe géante sur les Champs-Élysées. Sept discours sont au programme, mais aussi des centaines de mains serrées, des milliers de regards échangés et quelques bébés embrassés sur le front, au passage de la papamobile.
LES 32H SURCHARGÉES DU PAPE À PARIS
Voici les grandes étapes, avec les principaux discours, prévues lors de la visite papale en France de vendredi à lundi, qui emmènera Léon XIV à Paris, Lourdes et Metz.
À Paris :
VENDREDI
11h00 - Rencontre à l’Élysée avec le président de la République Emmanuel Macron (discours prévu)
15h00 - Visite du siège de l’Unesco (discours prévu)
16h00 - Déambulation en papamobile du boulevard Montparnasse à la place Saint-Michel
17h15 - Célébration des vêpres à Notre-Dame avec le clergé et déambulation sur le parvis
18h30 - Veillée de prière avec des jeunes de 17 à 35 ans au stade de France à Saint-Denis et discours (ouverture des portes à 17h30)
SAMEDI
15h00 - Messe solennelle en plein air place de la Concorde et aux Champs-Élysées
À Lourdes :
19h40 - Prière à la grotte du sanctuaire de Lourdes
DIMANCHE
11h00 - Messe dominicale sur la prairie du sanctuaire de Lourdes
21h00 - Procession aux flambeaux (discours prévu)
À Metz :
LUNDI
14h30 - Déambulation en papamobile jusqu’à la cathédrale
16h00 - Messe à la cathédrale Saint-Étienne
19h00 - Départ de l’aéroport de Metz-Nancy-Lorraine
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Célébration de la messe par Léon XIV place de la Concorde
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- Quels seront les principaux points abordés lors de la rencontre entre le pape et Emmanuel Macron ?







