À Kaboul, des classes clandestines pour les jeunes filles
Malgré l'interdiction de l'éducation des filles, des enseignantes organisent des cours secrets dans la capitale afghane.
Quick Look
- À Kaboul, des enseignantes comme Armita, 31 ans, bravent l'interdiction de l'éducation des filles en organisant des classes clandestines.
- Dans des espaces exigus, ces cours permettent à des dizaines d'adolescentes de poursuivre leur apprentissage malgré les risques.
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Why It Matters
Les autorités afghanes ont interdit l'accès à l'éducation secondaire et supérieure pour les filles.
Des bribes de phrases en anglais se faufilent dans la rue de ce quartier pauvre de Kaboul, à travers une fenêtre entrouverte. La porte d’entrée se referme brusquement. À l’intérieur, dans une pièce exiguë, des silhouettes d’adolescentes accroupies se dessinent. Debout à leur droite, une jeune femme note quelques mots au tableau. Son visage, encadré d’un voile noir, fait ressortir ses grands yeux aux teintes d’automne.
Face à l’enseignante de 31 ans, cahiers sur les genoux et stylos à la main, une vingtaine de jeunes filles écoute la leçon avec attention. Cela fait maintenant trois ans qu’Armita donne des cours dans des classes secrètes à Kaboul. « C’est un travail risqué et c’est aussi dangereux pour mes étudiantes, mais nous n’avons pas d’autre choix », dit-elle.
Famille d’enseignantes
À quelques rues de là, Safa, 21 ans, la petite sœur d’Armita, allume son ordinateur. Dans la grande bâtisse familiale baignée de lumière, elle a pris place sur un coussin aux teintes laiteuses. La jeune femme se connecte à…
Open Questions
- Combien de classes clandestines existent à Kaboul ?
- Quels sont les risques encourus par les enseignantes ?






