Face aux risques climatiques, le directeur général de la Maif appelle à une régulation pour éviter le retrait des assureurs des zones exposées.
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Le débat porte sur l'adaptation du secteur de l'assurance face à l'augmentation des catastrophes naturelles liées au changement climatique.
Sécheresse, incendies... Le directeur général de la Maif, Pascal Demurger, a plaidé vendredi pour «une régulation», une «mutualisation» entre assureurs de certaines régions qui risquent autrement de se retrouver non assurables «si on laisse juste le marché faire». «Si jamais on ne fait rien, si on laisse juste le marché faire, alors oui, demain, il y a un vrai risque que des assureurs se retirent des zones les plus exposées parce qu'elles ne sont pas rentables», a mis en garde le patron de l'assureur mutualiste, interrogé sur TF1.
Il estime qu'«il faut une régulation, il faut une mutualisation entre tous les assureurs, une prise en charge collective de ces territoires-là», a-t-il précisé, dans le cadre d'une discussion sur l'indemnisation des victimes d'incendies. Pascal Demurger co-préside le mouvement patronal Impact France, qui se veut soucieux de l'impact social et environnemental de leurs entreprises, et organise vendredi ses «Universités d'été de l'Économie de demain». Plusieurs candidats à l'élection présidentielle y participent.
Interrogé sur une baisse des charges pour que les entreprises puissent augmenter les salaires, question discutée jeudi soir lors du débat entre les candidats à l'élection présidentielle organisé par le Medef, Pascal Demurger s'est montré sceptique. «Je ne suis pas sûr que si la fiscalité diminuait, les salaires augmenteraient automatiquement. (...) Je n'en suis vraiment pas convaincu, en tout cas pas dans toutes les entreprises, c'est clair», a-t-il commenté.
Favorable à une surtaxe d’impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises
«En revanche, oui, il y a un sujet de niveau de salaires et notamment des bas salaires. Il y a un sujet de charge salariale, de CSG, de CRDS qui pèsent sur les salaires, et de répartition de la charge fiscale entre les salaires et ce qu'on appelle la rente», a-t-il souligné. Ainsi, il estime que la nécessité de plus taxer les héritages «dépend du montant, évidemment un héritage à X millions ou dizaines de millions d'euros, oui il y a un sujet à regarder», car autrement «on transmet les inégalités de génération en génération». En revanche, «les petits héritages je crois qu'il ne faut pas y toucher».
Le patron de la Maif s'est également montré favorable à une surtaxe d'impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises, que le gouvernement envisage de poursuivre dans le budget 2027. «C'est normal que (...) tout le monde contribue. Et les grandes entreprises comme les autres. On ne peut pas tout faire peser sur le contribuable, les particuliers, les ménages», a-t-il souligné.
L'Arabie saoudite prévoit d'investir six milliards d'euros pour créer trois nouveaux parcs d'attractions en Île-de-France, générant 22 000 emplois directs, tandis que François Hollande propose de fixer l'âge légal de départ à la retraite à 63 ans avec un allongement progressif de la durée de cotisation, financé par une contribution sur les grosses successions et une hausse progressive de la TVA de 20% à 24%.

Détenu depuis onze ans par le conglomérat chinois Fosun, Club Med s'apprête à faire son retour en Bourse à Hongkong via l'entité Club Med Lifestyle Group, qui regroupe Club Med et les resorts urbains chinois Urban Oasis et Joyview. L'entreprise a réalisé 1,95 milliard d'euros de chiffre d'affaires et 390 millions d'euros d'Ebitda en 2025. Les fonds levés serviront à développer le réseau mondial de resorts, moderniser l'offre de vacances et renforcer les capacités numériques et d'intelligence artificielle du groupe. La cotation est prévue d'ici la fin d'année, conseillée par BNP Paribas, HSBC et JPMorgan.

Le président de la Réserve fédérale américaine, Kevin Warsh, a déclaré que l'inflation était préoccupante aux États-Unis et qu'il pouvait difficilement qualifier la politique monétaire de restrictive, lors de son discours à Jackson Hole, laissant présager un durcissement monétaire malgré les pressions politiques pour des taux plus bas.

L'Insee annonce une croissance nulle au deuxième trimestre en France, révisant à la baisse ses estimations précédentes, tandis que le PIB du premier trimestre est aussi revu à la baisse à -0,2%. Le ministre de l'Economie attribue ce ralentissement à l'impact des fortes chaleurs sur l'agriculture, avertissant de conséquences pour le troisième trimestre et le budget annuel, avec une inflation en hausse et une légère baisse de l'emploi salarié.
Le ministre de l'Économie Roland Lescure a attribué la révision à la baisse de la croissance française à l'impact de l'été difficile, tandis que l'Insee a ajusté le PIB du premier trimestre à -0,2 % et celui du deuxième trimestre à 0,00 %, citant une production agricole dégradée.

Les prix des fournitures scolaires ont diminué de 0,6% sur un an entre le 29 juin et le 23 août 2025, selon l'AIPB et NielsenIQ, tandis que les ventes en volume ont baissé de seulement 0,8%, bien moins que la baisse estimée de 1,4% du nombre d'élèves, montrant une bonne résistance du marché. Les achats se concentrent tardivement à l'approche de la rentrée, stimulés par l'allocation de rentrée scolaire versée le 18 août, et les marques nationales représentent plus de 70% des parts de marché en volume.