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L'Insee a initialement estimé une croissance de 0,2% pour le deuxième trimestre en France, avant de réviser ce chiffre à zéro en raison d'une prise en compte plus précise de la dégradation de la production agricole liée aux fortes chaleurs. Le PIB du premier trimestre a aussi été révisé à -0,2%.
La croissance en France a été nulle au deuxième trimestre, a annoncé vendredi 28 août dans ses résultats détaillés l'Insee, qui a revu en baisse sa première estimation d'une croissance de 0,2% entre avril et juin. L'Insee a aussi révisé à la baisse ses chiffres pour le premier trimestre : le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 0,2%, contre une baisse de 0,1% prévue jusque-là.
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La deuxième économie de la zone euro échappe donc de justesse à la récession technique, qui se caractérise par deux trimestres consécutifs de recul du PIB. L'Insee a révisé ses chiffres trimestriels en raison principalement de "la prise en compte de la situation encore plus dégradée de la production agricole par rapport aux informations disponibles fin juillet".
Pour le ministre de l'Economie ces nouveaux chiffres sont "le premier impact concret de l'été horrible qu'on a vécu". "Les récoltes vont sans doute être extrêmement difficiles dans un certain nombre de secteurs, dans un certain nombre de régions", a prévenu Roland Lescure lors d'une intervention aux Universités d'été de l'économie de demain. Il a évoqué "un impact absolument terrifiant, énorme" des épisodes caniculaires à répétition.
"Coup d'arrêt de l'économie française"
Les conséquences des fortes chaleurs, qui vont également chambouler les estimations pour le troisième trimestre, seront "intégrées" dans les prévisions économiques de Bercy pour le prochain budget, selon Roland Lescure. Elles risquent aussi de mettre à mal les hypothèses actuelles de croissance émises par le gouvernement pour l'ensemble de l'année (+0,7%). "Il y a eu un vrai coup d'arrêt de l'économie française ces six premiers mois (...) [et] les trimestres à venir vont être difficiles", explique à l'AFP Mathieu Plane, économiste à l'Institut français d'économie (ex-OFCE).
D'autres indicateurs ont de quoi inquiéter. Ainsi, l'inflation pour le mois d'août est montée à 2,4% sur un an en raison des prix de l'énergie, après 2,1% en juillet. L'emploi salarié a, lui, connu un très faible recul dans le secteur privé et une stagnation dans le secteur public, avec 23 500 emplois salariés perdus sur le trimestre, soit un très léger recul de 0,1%, selon l'Insee. En revanche, la consommation des ménages a rebondi au deuxième trimestre (+0,3% après -0,3%).
AI outlook — possibilities, not facts
Le gouvernement révisera à la baisse ses prévisions de croissance pour l'ensemble de l'année lors de l'élaboration du prochain budget.
Likely · Within weeks
L'inflation restera élevée ou augmentera légèrement dans les prochains mois en raison de la persistance des prix de l'énergie.
Possible · Within months
L'Arabie saoudite prévoit d'investir six milliards d'euros pour créer trois nouveaux parcs d'attractions en Île-de-France, générant 22 000 emplois directs, tandis que François Hollande propose de fixer l'âge légal de départ à la retraite à 63 ans avec un allongement progressif de la durée de cotisation, financé par une contribution sur les grosses successions et une hausse progressive de la TVA de 20% à 24%.

Détenu depuis onze ans par le conglomérat chinois Fosun, Club Med s'apprête à faire son retour en Bourse à Hongkong via l'entité Club Med Lifestyle Group, qui regroupe Club Med et les resorts urbains chinois Urban Oasis et Joyview. L'entreprise a réalisé 1,95 milliard d'euros de chiffre d'affaires et 390 millions d'euros d'Ebitda en 2025. Les fonds levés serviront à développer le réseau mondial de resorts, moderniser l'offre de vacances et renforcer les capacités numériques et d'intelligence artificielle du groupe. La cotation est prévue d'ici la fin d'année, conseillée par BNP Paribas, HSBC et JPMorgan.

Le président de la Réserve fédérale américaine, Kevin Warsh, a déclaré que l'inflation était préoccupante aux États-Unis et qu'il pouvait difficilement qualifier la politique monétaire de restrictive, lors de son discours à Jackson Hole, laissant présager un durcissement monétaire malgré les pressions politiques pour des taux plus bas.
Le ministre de l'Économie Roland Lescure a attribué la révision à la baisse de la croissance française à l'impact de l'été difficile, tandis que l'Insee a ajusté le PIB du premier trimestre à -0,2 % et celui du deuxième trimestre à 0,00 %, citant une production agricole dégradée.

Les prix des fournitures scolaires ont diminué de 0,6% sur un an entre le 29 juin et le 23 août 2025, selon l'AIPB et NielsenIQ, tandis que les ventes en volume ont baissé de seulement 0,8%, bien moins que la baisse estimée de 1,4% du nombre d'élèves, montrant une bonne résistance du marché. Les achats se concentrent tardivement à l'approche de la rentrée, stimulés par l'allocation de rentrée scolaire versée le 18 août, et les marques nationales représentent plus de 70% des parts de marché en volume.
Pascal Demurger, DG de la Maif, alerte sur le risque de non-assurabilité de certaines zones face aux catastrophes climatiques. Il préconise une mutualisation entre assureurs et se montre sceptique sur l'impact automatique d'une baisse des charges sur les salaires.