
Le président de la Réserve fédérale américaine, Kevin Warsh, a déclaré que l'inflation était préoccupante aux États-Unis et qu'il pouvait difficilement qualifier la politique monétaire de restrictive, lors de son discours à Jackson Hole, laissant présager un durcissement monétaire malgré les pressions politiques pour des taux plus bas.
AI-generated summary
Kevin Warsh a été nommé président de la Réserve fédérale en mai 2026 par Donald Trump, qui souhaite des taux d'intérêt plus bas pour stimuler l'économie, contrairement à son prédécesseur Jerome Powell qui défendait l'indépendance de l'institution.
Le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) a estimé vendredi que l’inflation était «préoccupante» aux États-Unis et qu’il pouvait «difficilement» qualifier la politique monétaire de «restrictive», des propos dénotant une certaine fermeté avant la prochaine réunion sur les taux d’intérêt. «Dans l’ensemble, je serais difficilement en mesure de décrire les conditions financières comme restrictives», a déclaré Kevin Warsh lors de son premier discours aux rencontres annuelles de Jackson Hole, dans un parc national de l’ouest des États-Unis.
Sa prise de parole était très attendue par les investisseurs, frustrés par sa communication au compte-goutte depuis sa prise de fonction en mai. Devant un parterre de décideurs monétaires, Kevin Warsh a répété qu’il était de «longue date» contre l’idée de communiquer sur la trajectoire possible des taux directeurs américains. Ses déclarations laissent toutefois peu d’ambiguïté sur le fait que la lutte contre l’inflation est «maintenant» la priorité. La hausse des prix, qu’il qualifie de «préoccupante», était encore de 3,7% sur un an en juillet. La Fed vise 2%, un objectif manqué depuis plus de cinq ans. À l’inverse, Kevin Warsh se dit «impressionné par la performance générale» de la première économie mondiale, «qui semble s’être renforcée». Du côté du marché du travail, «notre pays se porte bien».
Passer la publicité
Vers un durcissement de la politique monétaire ?
La banque centrale américaine est chargée de maîtriser l’inflation sans casser l’emploi : les taux sont relevés pour calmer les tensions sur les prix, ou abaissés pour relancer la machine économique et éviter que des personnes se retrouvent au chômage. Une telle insistance sur l’inflation laisse généralement présager un durcissement de la politique monétaire. Kevin Warsh a été désigné par le président Donald Trump qui ne cache pas attendre de lui des taux directeurs plus bas pour stimuler l’activité. Ceux-ci se situent entre 3,50% et 3,75% actuellement. Le chef de l’État a mené une campagne de pression contre son prédécesseur Jerome Powell, qui s’est régulièrement élevé pour défendre l’indépendance de l’institution. Le discours de Kevin Warsh ne mentionne pas cette question.
La prochaine réunion de la Fed se tiendra mi-septembre. Lors de la précédente, trois des douze votants ont affiché leur désaccord. Ils voulaient une hausse des taux. C’est le statu quo qui l’a finalement emporté (les taux n’ont plus bougé depuis décembre 2025).
AI outlook — possibilities, not facts
La Réserve fédérale maintiendra les taux d'intérêt inchangés lors de sa réunion de mi-septembre 2026.
Likely · Within weeks
L'Arabie saoudite prévoit d'investir six milliards d'euros pour créer trois nouveaux parcs d'attractions en Île-de-France, générant 22 000 emplois directs, tandis que François Hollande propose de fixer l'âge légal de départ à la retraite à 63 ans avec un allongement progressif de la durée de cotisation, financé par une contribution sur les grosses successions et une hausse progressive de la TVA de 20% à 24%.

Détenu depuis onze ans par le conglomérat chinois Fosun, Club Med s'apprête à faire son retour en Bourse à Hongkong via l'entité Club Med Lifestyle Group, qui regroupe Club Med et les resorts urbains chinois Urban Oasis et Joyview. L'entreprise a réalisé 1,95 milliard d'euros de chiffre d'affaires et 390 millions d'euros d'Ebitda en 2025. Les fonds levés serviront à développer le réseau mondial de resorts, moderniser l'offre de vacances et renforcer les capacités numériques et d'intelligence artificielle du groupe. La cotation est prévue d'ici la fin d'année, conseillée par BNP Paribas, HSBC et JPMorgan.

L'Insee annonce une croissance nulle au deuxième trimestre en France, révisant à la baisse ses estimations précédentes, tandis que le PIB du premier trimestre est aussi revu à la baisse à -0,2%. Le ministre de l'Economie attribue ce ralentissement à l'impact des fortes chaleurs sur l'agriculture, avertissant de conséquences pour le troisième trimestre et le budget annuel, avec une inflation en hausse et une légère baisse de l'emploi salarié.
Le ministre de l'Économie Roland Lescure a attribué la révision à la baisse de la croissance française à l'impact de l'été difficile, tandis que l'Insee a ajusté le PIB du premier trimestre à -0,2 % et celui du deuxième trimestre à 0,00 %, citant une production agricole dégradée.

Les prix des fournitures scolaires ont diminué de 0,6% sur un an entre le 29 juin et le 23 août 2025, selon l'AIPB et NielsenIQ, tandis que les ventes en volume ont baissé de seulement 0,8%, bien moins que la baisse estimée de 1,4% du nombre d'élèves, montrant une bonne résistance du marché. Les achats se concentrent tardivement à l'approche de la rentrée, stimulés par l'allocation de rentrée scolaire versée le 18 août, et les marques nationales représentent plus de 70% des parts de marché en volume.
Pascal Demurger, DG de la Maif, alerte sur le risque de non-assurabilité de certaines zones face aux catastrophes climatiques. Il préconise une mutualisation entre assureurs et se montre sceptique sur l'impact automatique d'une baisse des charges sur les salaires.